On déplore l'hémiplégie surjouée par un DeNiro en plein trip Actors Studio, les grivoiseries homophobes et les six cents mille "fuck you!" inefficaces à la longue. Mais le tandem Seymour Hoffman-DeNiro est plaisant.
Le spectateur se sent vite perdu. "Peu importe, laissez-vous guider par l'émotion", semble nous conseiller la réalisatrice. Le hic, c'est qu'elle n'arrive jamais à la faire sourdre, cette émotion.restent quelques plans d'une beauté fulgurante (...)
La mise en scène de Wenders est somptueuse, ouatée, visionnaire. Mais, contrairement à ce qu'il avance, l'émotion n'est là que par instants. Un film troublant.
Défilé d'images élégiaques : le point de vue esthétisant de la cinéaste, dans une région où la famine est un mal endémique, laisse une impression de malaise.
Malgré une esthétique de téléfilm, on est peu à peu gagné par cette fable généreuse, servie par un impressionnant Michel Serrault, impassible et muet en apparence et qui tonne sa rage en voix off.
Le pique-nique qui donne son titre au film convainc moins, mais la musique reste. Celle des mots de Yasmina Reza, celle de la mise en scène de Didier Martiny.
Esthétiquement, il ne s'agit de rien d'autre que d'un téléfilm anonyme. Mais le parcours de Leeson (...) est franchement passionnant. Et pas besoin de connaître le milieu boursier sur le bout des ongles. Au niveau de l'intrigue c'est Alexandre Dumas !
Domination, soumission avec renversements en cascade, font le sel de ce film non sans qualités mais qui laisse malgré tout un sentiment désagréable. (...)
Pour son premier film, le célèbre photographe britannique des sixties David Bailey a peut-être mis la barre trop haut. Il aurait fallu la dextérité de Polanski de Rosemary's Baby pour tenir la corde de ce film exigeant (...)
Un peu caricatural, Un thé avec Mussolini ne manque cependant pas de charme : les comédiennes ont toutes de l'abattage, se dépensent sans compter, imprimant ainsi son rythme au film.
Malgré des acteurs très en forme (...), la sauce ne prend pas. Beaucoup de mouvements, de va et vient, mais pas un poil de rythme, pas un souffle de légèreté.
C'est bien simple, dès qu'ils apparaissent à l'écran, ces monstres sous-marins nous scotchent à notre siège et nous fichent une "peu bleue". Mais, dès qu'ils disparaissent, le film prend l'eau.