Par moments conquis par des juxtapositions images-musique enthousiasmantes, à d'autres frustré par des redondances (...) et quelques manques d'imagination, on sort de ce film mi-figue mi-raisin.
(...) on est un peu frustrés par les mailles trop lâches du scénario et les conversations qui tournent au concours d'aphorismes. Tanner est toujours là, militant, obstiné, mais le charme n'agit plus de la même façon.
Nouvelle adaptation (...) de Marc Behm. Claude Miller en avait tiré Mortelle Randonnée, une oeuvre métaphysique trouble et dérangeante. Des qualités qui font malheureusement défaut à ce thriller obsessionnel un peu trop lisse.
(...) Dans ce film très formaté, rien ne dépasse. On sent que Danièle Thompson la scénariste a bétonné une histoire qui ne prendra pas de court Danièle Thompson la réalisatrice.
Un mélo larmoyant, qui nous inflige le couplet pompeux sur les bonnes vieilles valeurs familiales. Seuls les comédiens - Sigourney Weaver et Julianne Moore en tête - tirent leur épingle du jeu.
On aurait voulu être emporté, ému par cette réflexion sur la transformation d'une époque. On reste pourtant insensible à ce film figé et trop théâtral.
Susan Sarandon est grande, elle joue les fofolles avec invention et coeur, on l'aime. C'est à peu près le seul intérêt de ce film qui se traîne en bus et en voitures volées sur les routes d'Amérique où l'on croise des tas d'autochtones.
Comme tous les films majeurs du cinéaste, Eyes Wide Shut est une fable en guise d'avertissement. Un mince vernis de civilisation recouvre toujours chez Kubrick des pulsions qui n'ont pas changé depuis la nuit des temps.
Avec son beau titre eastwoodien, Peau d'homme, coeur de bête est un pur drame primitif, de ceux dont regorgent les contes de fées, et on est par moments tout près de leur imagerie fantastique (...)
(...) Kollek a tendance à en rajouter dans le côté sordide. Alors pourquoi aime-t-on quand même Fiona ? Mais pour son étoile filante et fêlée, de la famille des Gena Rowlands période Gloria, Karen Blake, Barbara Loden : pour la Thomson.
Il faut voir Les Enfants du siècle comme la tentative sympathique d'abstraire d'une idylle la part de soufre et de haine qui lui est inhérente lorsque les amants sont ambitieux et célèbres.