Comme Kubrick avec Schnitzler, Oliveira s'inspire d'un classique pour nous proposer une réflexion sur le mariage, un conte moral qui télescope les siècles, ne faisant que souligner ainsi la permanence des passions humaines.
Dans ce film émouvant, drôle, virtuose, mais aussi profond, Michel Deville, comme il aime le faire, prend tous les risques : dans le montage, dans les rapports entre les voix off et l'action principale, dans les structures du récit.
Anne Fontaine réussit un film léger, délicat, enchanteur (...), où elle a inventé (...), une galerie de personnages originaux, agréablement déconcertants, comme on en voit peu dans le cinéma français.
C'est très impressionnant visuellement, comme l'était déjà son premier film, Tetsuo, largement pillé par toute la génération actuelle de réalisateurs de vidéoclips.
Dans cet ample ballet où s'entrecroisent des personnages peu ordinaires, les gags burlesques semblent issus d'un film de Tati et l'impudence poétique est bunuélienne à souhait.
Indispensable pour comprendre la Turquie contemporaine, que le procès Ocalan, et plus généralement la question kurde, met généralement à la une de nos médias.
(...) le film est sauvé par ses interprètes : Jalil Lespert, qui confirme l'essai de Ressources Humaines, Mireille Perrier et sa formidable humanité, Chantal Banlier, qui donne à la gouaille ses lettres de noblesse.
Si les gags sont parfois approximatifs, il sera beaucoup pardonné pour la bande-son d'époque (Circa 1971) et le ton aigre-doux dans lequel les Britanniques font décidément des merveilles.
Parabole sur la force d'âme et le pouvoir du coeur qui peuvent venir à bout de toutes les dictatures (...) Comedia Infantil, sur un thème compliqué et triste, est un film étonnamment simple et joyeux.