(...) "Silent Hill" (...) se révèle aussi exigeant dans son fond qu'élégant dans sa forme et donne immédiatement envie de comprendre, que l'on ait joué au jeu ou pas, le fonctionnement interne d'un univers-monde aussi foisonnant (...).
Dommage pour les ambitions indéniables du film, mais il y a fort à parier que "M : i : III" se reverra plus facilement à la télé, sa vraie place serait-on tenté de dire ...
Sur une histoire plate au possible (...), le nouveau venu Craig Rosenberg tente sans conviction de nous "thriller" avec sa moitié de Moore (...) et inclut [dans son film] quelques retournements de situations qui devraient surprendre au moins tous ceux qui n'ont jamais vu de films de leur vie.
[Djibril Glissant] avance avec prudence, préférant une ambiance douce et languide aux virtualités noires du sujet, et son film paraît s'arrêter au milieu du gué, entre art & essai et genre pur.
On songe (...) à un certain cinéma arty des 70's et à son onirisme de bazar devant "La Mante", que le téléaste Marc Levie, 65 balais, a emballé comme si rien ne s'était passé depuis, et sans trop se soucier d'une direction d'acteurs euh ... flottante (...).
[Kim Jee-Woon] aligne ici une poignée de scènes bien énervées, à la mise en scène ample et classieuse. Problème : aussi abouties soient-elles, sa réalisation et son écriture ne parviennent pas à s'affranchir de quelques influences mal digérées.
Soyons honnêtes, "Horribilis" ne restera pas dans les mémoires pour sa réalisation de facture moyenne (...) La force première de [ce] film réside ailleurs, dans ses personnages, particulièrement attachants pour ce genre de production.
[James McTeigue] signe ici son premier film de façon tellement neutre qu'il en atténue le contenu de façon vertigineuse, évacuant le symbolisme propre aux Wachowski et rattrapant certaines scories par des solutions de post-production certes efficaces, mais visibles.
Tobe Hooper récolte enfin les fruits de son dur labeur ; son abondante carrière lui a conféré une suprême maîtrise, une sûreté de trait qui donne ici toute sa mesure.
Servi par un excellent scénario et un casting sans faute (...) "El Lobo" est en outre un exemple rassurant de coproduction européenne comme on n'en voit plus beaucoup de nos jours.
(...) "16 Blocs", du fait de sa première partie, fait amende honorable auprès de tous les "Arme fatale" 3 et 4, "Maverick" et autres "Prisonniers du temps" dont nous gave le réalisateur depuis maintenant 15 ans ...
"OSS 117" vise juste la plupart du temps, parodie avec justesse son matériau de base et prend des allures de mélange réussi entre le ton des ZAZ et l'esprit d'un certain humour français hérité du magazine Pilote et des bédés de Gotlib. Et oui, c'est ça la puissance intellectuelle ...
Carré, sans prétention, diablement efficace dans son déroulement et filmé avec un sens cinématographique imparable, "Inside Man" est l'exemple même de la commande transcendée par la maîtrise de son auteur.
(...) c'est aussi mouvementé que "Traque sur Internet" et ça se termine comme "Liaison Fatale", le réal osant même un ralenti ringard sur la famille de blondinets neuneus soleil levant et clébard à l'appui. A vomir donc ...
Le plus impressionnant reste finalement qu'à l'heure où l'horreur hardcore et réaliste (...) refait surface dans les esprits hollywoodiens, ce "Fog" là ne cherche même pas à faire peur à ses éventuels spectateurs.