La force de ces images tient aussi à leur caractère inédit, dans une zone où les journalistes ne sont plus les bienvenus. Ces séquences nous entraînent au plus près d'injustices flagrantes, qui laissent imaginer toutes celles qui ne seront jamais filmées.
Une révélation, un réalisateur, Taratoa Stappard, qu’il va falloir suivre, dont l’originalité puise à sa double racine anglaise et maorie, violemment et subtilement tressée.
Ce documentaire à la narration très efficace évoque l'isolationnisme américain, [...] à travers le portrait de cet outsider célébré et autodestructeur.
Avec humour et fantaisie, le film aborde de grandes questions existentielles tout en explorant avec sensibilité les émotions qui peuvent submerger toutes les générations.
Il restera des images laissées sur des films de vacances, quelques maigres archives. Les plus chanceux tomberont sur un artiste inspiré dont le talent et l'obstination égaleront ceux d'Avril Tembouret, et cela fera peut-être un film aussi troublant. Cela n'arrive pas tous les jours.
Malgré des pics dramatiques dispensables où les acteurs tournent inutilement à l'hystérie, les péripéties de Marguerite, qui lutte pour sa vie et celle de son enfant non désiré, nous font croire à un cinéma d'aventure politique, lueur intimiste dans le cinéma français et ses blockbusters tirés d'Alexandre Dumas.
Moins convaincant, Wives 3 s'ordonne encore autour d'une fête, le 17 mai, et privilégie le personnage de la fantasque Heidrun, qui vit en trouble avec deux hommes bisexuels de quinze ans de moins.
Cette plongée captivante dans la France des bourgs esseulés (dont certains plans n'ont rien à envier au Journal de France, de Raymond Depardon) est l'occasion de relire l'histoire de la Ve République à la lumière des promesses des "télécommunications".
Le réalisateur ne se contente pas de cadrages rigoureux ou de l'implacable froideur des miroirs : il croit en ses remarquables acteurs, corps, regard, respiration même.