Jacques Doillon est en terrain familier (...) et c'est tant mieux pour les nostalgiques de La Tentation d'Isabelle. Néanmoins, le huis clos amoureux reste ce qu'il est, même avec l'accent caillera et des comédiens d'une nouvelle génération (...)
(...) Kurosawa (...) cherche à distiller l'angoisse par le beau plan d'atmosphère, ce qui peut remporter l'adhésion sur quelques scènes de terreur (...) mais place l'ensemble du film à des lieues du terriblement efficace Ring.
Le film surfe agréablement sur les crêtes de la comédie de mœurs (...), mais amorce plus laborieusement les méandres dramatiques. Reste que l'on se sent chaleureusement intégré à cette réunion de vieux potes (...)
Un aller simple nous donne le minimum que l'on puisse attendre aujourd'hui d'un film. (...) Sans être vraiment réussi, ce spectacle populaire tient son sujet à distance, mais son spectateur en respect.
(...) ce film de 2h09 ne nous épargne aucune ficelle du cinéma d'aventure. Les aventuriers de l'arche perdue semble être le modèle indépassable de cette production momiesque qui mange ainsi à tous les râteliers (...)
Cette plongée dans l'esprit confus du tueur évite les artifices du thriller à l'hollywoodienne (...). Le procédé (...) est dirigé par un mouvement perpétuel dont on se demande, au fur et à mesure, la finalité.
(...) road movie lancé sur les routes de France. Une pérégrination sympathique qui, dans sa forme, se limite cependant à une dramatique de France 3 Chambéry en DV et en français sous titré. Dommage.
Certes, il est des huis clos plus maîtrisés avec lesquels Insomnies a du mal à rivaliser [...] Insomnies, s'il n'empêche pas de dormir, incite pourtant à rester en éveil et à suivre avec intérêt les débuts prometteurs de Mickael Walker.
Epouvante attendue et soignée, comme le permet la technique contemporaine, mais sans le délire mégalomane de Coppola ou le cynisme de vieux routard de Carpenter.
Souffle de vie
Titre original Soplo de vida
Presse
2,7
C'est une curiosité : un film noir colombien dans la tradition hollywoodienne des années Bogart. Mais le florilège de citation nuit à la cohérence de l'histoire.
American girls, vulgaire juste ce qu'il faut, potache autant que cela le justifie (nous sommes dans une High School californienne) mais pas davantage, suit sans dévier l'entraînement d'un groupe de Pom Pom Girls WASP (...)
Michael Bay n'est définitivement pas Oliver Stone qui semble être le seul réalisateur assez curieux pour fournir une réflexion - fut-elle erronée - de l'histoire. Non, l'Histoire américaine est écrite à l'encre (in)dé(lé)bile et fort peu sympathique, comme l'a été la Sainte Bible.
Avec cette trame simpliste (l'idiot rêveur et du vieil ours au bon cœur, menacés par le vilain riche) comme fragile postulat, le producteur Jeremy Thomas (Furyo, Le Dernier Empereur) s'est complètement perdu pour sa première réalisation.
Le cinéma allemand à destination des multiplexes ne se distingue pas de celui produit dans d'autres pays de l'Europe des douze : jeunismes et effets digitaux.
Peu d'effets spéciaux (...) dans ce huis-clos (et c'est tant mieux car ils ne sont pas toujours réussis) dont l'atmosphère lourde naît des effets sonores, mais rien d'absolument traumatisant.