(...) le symbole d'une communauté désœuvrée qui a perdu la notion de solidarité et vit sans recul la transformation de toute relation humaine en relation marchande. Wang Xiaoshuai le montre avec une précision cruelle, à l'impact est mortifiant.
Lee Myung-se, qui n'a visiblement pas peur du ridicule (...) fonce tête baissée en virtuose jongleur, joue entre premier et second degré, triture forme et narration pour ne laisser aucun répit à ses personnages. Ni à ses spectateurs.
Une approche symbolique et onirique des tabous d'une société trop longtemps oppressée, qui prouve après Girl's Night Out, Fantasmes et Memento Mori, que la Corée du Sud demeure un territoire cinéphilique plus que prometteur.
(...) portrait édifiant de nonsense d'une Californie peuplée d'imbéciles qui gèreraient leur existence a l'aune de l'œuvre intégrale des Monthy Python.
(...) un film très dur qui s'attache à retranscrire, sans débordement larmoyant, la condition très dure du travail des enfants dans les grandes métropole portugaises.
Sans avoir recours à de trop pesantes démonstrations liées à ce genre de films identitaires, "Little Senegal" pose quelques singulières questions sans asséner de réponse démagogique.
(...) L'échange n'est pas un film qui aidera à la compréhension très fine de la géopolitique. Néanmoins, le sujet est fort et bien servi par la mise en scène sèche, sans fioritures, quasi " militaire " à l'image du personnage principal (...)
La grande prouesse de Boesman et Lena (...) est de sortir de ce contexte politique et social très précis pour tendre, par le dépouillement, vers l'universalité, mot certes galvaudé mais, pour le coup, irremplaçable.
(...) un dessin animé Disney hors normes, qui sort loin des fêtes de Noël, à la fois dénué de mièvrerie et débarrassé d'Elton John, et qui affiche sa modestie et s'avère aussi drôle que ludique.
Couleurs automnales et patines usées dessinent le panorama d'un tournoi de golf aux images sépia, pourtant diablement efficaces et réussies, car habitées (...) par des protagonistes plongés dans leur jeu, le dernier.
Chéreau parvient à tempérer son baroque tempérament pour coller à ses personnages, âprement éclairés par Eric Gautier, et décolle d'une tonalité socio-réaliste tout en puisant dans la solide tradition britannique de la scène (...)
(...) une vue en coupe élancée de la ville de province, bien loin de la lourdeur programmatique de cet exercice rebattu du film choral et par le prisme justement de ses acteurs les plus graciles, ses enfants.
L'interêt du film est que, grâce à la parole de Dominique Aubier, il délivre subtilement un petit précis d'analyse du cinéma (...). Ni pontifiant, ni élitiste, il donne simplement envie d'ouvrir un peu plus les yeux sur ce qui nous entoure.