Violemment sarcastique, Les Démons à ma porte prend le prétexte d'un contexte de guerre pour se déployer en un soliloque perfide sur l'impuissance et l'envenimement.
Grâce à de bonnes idées (...), il (Philip Kaufman) conduit cette libre biographie vers le baroque artisanal des films de la Hammer (...). Débrouillard, cinéphile et amusant, Quills emporte facilement l'adhésion.
Le principal tour de force de Traffic est d'éclairer par le terrain les ramifications d'un réseau sans sombrer dans une foison de détails à l'intérêt strictement documentaire.
(Costa) sait qu'il filme l'agonie de toute une communauté. Ce qu'il réussit à capter n'a pourtant, dans ses films précédents, jamais été aussi vivant et cinglant qu'ici.
Du produit calibré (...), mais qui n'a pas le culot de la prétention auteuriste (...). Après Family Man, un témoignage du nouvel essor de la fable sociale dopée au merveilleux à la Capra.
Si Pic Pic et André marquent la mémoire, c'est par leur délirante et irrévérencieuse compilation d'emprunts maltraités. La Belgique est l'une des terres d'élection du surréalisme et Patar & Aubier s'en font de dignes héritiers.
Un film presque intimiste, étrangement retenu et remarquablement interprété (mention à Gary Oldman), hélas ! gâché par un final visiblement concédé à la production (...)
Jeunet parvient à extraire quelques pépites de son patchwork créatif (...), mais l'enjeu (...) se révèle bien trop ténu sur la durée. Heureusement, Amélie Poulain est incarnée par Audrey Tautou, petite cousine de Giuletta Masina.
Si la réalisation se signale par quelques effets de cadres qui, sans jurer, ne se justifient pas vraiment, elle est tout entière dévolue à ses acteurs.
Sandra Bullock cabotine toujours aussi bien dans des numéros tels que celui de passer de la virilité au sex appeal en une leçon. Mais Petrie reste un tâcheron…
La reconstitution historique est certes criante de vérité, mais n'échappe pas à l'écueil du genre : un misérabilisme qui débouche sur une surenchère hallucinante et un final ridicule.
C'est donc dans le concept même que Time Code innove et surprend. Plus que par le fond, c'est par sa forme et par son ingénieuse écriture polyphonique que ce film trouve sa raison d'être (...)
La psychose de ce joueur d'échec nabokovien - Loujine - est peinte avec une grande sensibilité, voire avec beaucoup de sensiblerie : l'atmosphère résolument romantique pèse d'autant plus que le jeu d'Emily Watson et de John Turturro fatigue à la longue.