Sa mise en scène (celle de Thornton), qui n'hésite pas à recourir au ralenti chargé de pathos, peine à retrouver le souffle du western, et c'est justement en cela qu'elle rejoint le propos de McCarthy et le devenir de ses deux héros, trouvant finalement le ton approprié (...)
(...) ce troisième long métrage signé Boaz Yakin, toujours en éveil (...) pour dessiner les rapports des minorités à la culture wasp dominante, a surtout l'atout de donner une image instantanée (et juste ?) de l'Amérique de Nixon.
(...) film calibré qui, tout en accumulant paresseusement les codes du fantastique, nous laisse espérer que Sam Raimi, un bon scénario sous le coude, reviendra nous faire (mou)rire de peur un de ces jours.
(...) Stalingrad, Enemy at the Gates, (...) a les qualités et les défauts de tout film de guerre à gros budget : immersion au cœur de la tourmente à travers quelques personnages et schématisme des grandes lignes de l'Histoire.
Cynisme et profondeur sont attendus, mais le résultat déçoit, puisque Spike Lee se contente de militer. Il reste une plongée dans l'enfer du spectacle à l'américaine, dans son versant le plus noir.
De Niro fait son cabot dans un film volontaire donc excessif. De beaux incendies néanmoins pour qui aime le rouge. Ne boudons pas notre plaisir : en Néron moderne, installons-nous à la terrasse aux côtés des incendiaires.
Cette adaptation du roman de Tonino Benaquista se cherche sans jamais se trouver, entre film de vampires qui n'ose tâter du genre, et radiographie du monde la nuit, sur laquelle il n'a rien à dire.
Une bouffée de spleen, entravée par une mise en scène trop discrète pour faire décoller la gentille idylle naissante, à laquelle le tandem Gamblin / Bonnaire apporte pourtant beaucoup de fraîcheur.
(...) le film se réduit à un mélodrame assez conventionnel. Reste Gong Li dans sa tentative assez probante de briser une image d'ambassadrice Loréal, une peu trop récurrente ces derniers temps.
(...) quelques séquences nous arrachent de vrais sourires, mais la juxtaposition de saynètes ne fait jamais un film cohérent quand on se contente de les aligner sans chercher ni la queue (.) ni la tête (...)
Emmené par la tonicité de Sami Bouajila, ce premier film n'a malheureusement pas la rigueur suffisante dans la construction ou le montage, trop relâché, pour réellement convaincre.
Vies brûlées a quelque chose d'un Tarantino à la mode argentine et gay. (...) Malheureusement, la référence n'est que fugace et malgré quelques séquences très réussies, le film ne tient pas toutes ses promesses.