(...) le réalisateur n'a pas évité les ornières de l'ennui et de la reconstitution empesée. Un mérite cependant : inciter à la lecture d'Edith Wharton puisque le film ne lui rend pas justice.
Comédie clippée et vite fatigante, également visitée par quelques figures britanniques plus (Joanna Lumley inchangée depuis d'Ab Fab) ou moins (Mohamed Al Fayed !) comiques.
Très attendue, la suite du Silence des agneaux n'en sombre pas moins dans le ridicule, en alliant un récit chaotique à un grand tohu-bohu de thématiques, diverses et variées, qui attestent de l'ambition démesurée de l'entreprise (...)
(...) le pitch a l'air hautement improbable. Tout le film l'est ! L'ensemble tient de l'auberge espagnole : on y trouve ce que l'on y apporte, en l'occurrence, pas grand-chose…
(...) une indigeste somme involontairement kitsch qu'il livre, sombrant peu à peu dans le grotesque, ce qu'aggrave encore une carence totale de direction d'acteurs.
(...) même si l'on apprécie le mélo dans toute sa dimension guimauvesque, avec minois de bambins en larmes à l'appui, il est difficile d'avaler la pilule (...)
(...) Caroline Sihol s'est écrit un rôle à sa démesure, dans un voyage initiatique dont la fin lorgne vers Apocalypse now. Manque de chance : Alain Mazars n'est définitivement pas Coppola.
Derrière l'apparence du cinéma indie, une photocopie de la comédie sentimentale hollywoodienne, avec comme enjeu majeur la concrétisation d'un couple. Quoi de neuf ?
Un film qui est à lui seul un quasi-documentaire sur la dégénérescence triviale du comique black (...), hanté par les scores de Martin Lawrence au B.O. Navrant.
La palette graphique s'explose aux acides et la mise en scène de Julie Taymor (...) se dilue dans un barococo très léché quand il s'agit d'en venir aux faits. Ce qui voulait être un grand film n'est en fait qu'un long film.
Avec de curieux parallèles avec le destin douloureux du peuple juif, l'itinéraire de ces deux femmes se borne hélas à aligner péniblement les clichés (...)
Cette enquête alambiquée d'un photographe qui en cherche un autre, plus chimérique, est d'ailleurs typique des mises en abyme polardeuses télévisuelles. Pour téléspectateurs égarés en salles.
Patrice Leconte abandonne la veuve à Saint Pierre et en revient à des histoires simples d'aujourd'hui. C'est donc encore moins bien que d'habitude, puisqu'il n'y a même pas de jolis costumes à regarder.
Sur un sujet qui a déjà fait ses preuves dans le cinéma français, François Ozon a construit un récit où la raideur de l'obsession célèbre surtout la rencontre, pas si fréquente, d'un sujet avec son incarnation idéale.
(...) Jafar Panahi choisit de suivre la trajectoire de trois femmes qui se sont échappées de prison… et qui révèle dans cette cavale circulaire une formidable humanité.
(...) Animal Factory se contente de suivre humblement et au jour le jour la vie d'individus dans un milieu inhumain. Cette machine à broyer n'en reste pas moins le reflet exact et exacerbé de ce qui se passe dans la société américaine (...)
Le film prend le visage de l'épouvante et, par la prédominance des trajets obsédants dans les couloirs du Palais royal, antichambre de la psychose meurtrière, rappelle davantage Shining que Thibaut ou les croisades.
Dirigeant son quatuor de photographes sous le feu des snipers, le réalisateur (...) confirme ce que l'étonnant Man on Fire (1987) laissait présager : la maîtrise d'un projet ambitieux qui, même imparfait, parvient à remuer l'estomac.