(...) le minimalisme, le silence et le hors champ prédominent dans ce film d'aventure ultra dépouillé (...). On marche une nouvelle fois, justement pour cette constance du cinéaste à s'avérer toujours intelligent et solliciteur (...)
La simplicité de l'argument cache un canevas tout en subtilité (...), où les références littéraires et pseudo philosophiques (...) ne seraient rien sans la troupe de très jeunes acteurs amateurs sur lesquels repose le film.
Le cinéma de Mouret est fragile, d'une légèreté qui frise parfois l'indigence, diront ses détracteurs. Mais il désarme et charme par son ton ludique et sa drôle de poésie.
O Fantasma évacue très rapidement l'imagerie du film pédé et ses cortèges de pissotières malodorantes pour défricher la voie d'un manifeste en faveur d'une étrange liberté de déshumanisation et de négation de son propre ego.
"Nuages de mai" instaure cette atmosphère toute en Sensation rimbaldienne. L'intrigue (...) importe moins que ces touches impressionnistes qui disent la difficulté, parfois, de communiquer avec les êtres aimés et la beauté des retrouvailles.
Mieville (...) tient à mettre en scène un monde singulier, réussissant à filmer Paris comme une ville toscane et donnant à son ping-pong élitiste légèreté et sens de la dérision tragique pour ainsi dire slave. Que dire de plus, sinon que c'est très stimulant !
Curieusement (...), la passivité du personnage devant le spectacle de son existence éventuelle (...) donne à l'ensemble la tonalité mélancolique d'un aveu d'impuissance (...). Pour tout dire, on n'attendait pas tant de cette supposée guimauve familiale.
Le pire, pourtant en germe dans le scénario, est ici évité de justesse grâce au talent certain de la réalisatrice, qui réussit à rendre moins indigestes les clichés les plus lourdauds (...)
Usant d'un symbolisme à portée universelle plutôt que reflet d'une réalité iranienne, Sanam revêt la dimension de la fable intemporelle dès lors que l'histoire se construit selon une rhétorique circulaire.
Une belle adéquation entre le fond et la forme, puisque ce cinéma respire la joie de filmer, un enthousiasme certes juvénile et parfois naïf, mais qui a la saveur des premières fois (...)
La mise en scène, linéaire, adopte délibérément un profil bas, celui d'une chronique judiciaire rigoureuse, tâchant de réunir toutes les pièces à conviction. Une approche d'artisan qui répond logiquement à la conception du cinéma selon Jean-Pierre Denis : modeste et humain.
(...) cette histoire d'amour, de fidélité et de refus du pouvoir féodal bouleverse tout autant par la finesse de son écriture que par la splendeur de sa photographie.