(...) Temple a su éviter l'écueil du panégyrique et raconte avec sensibilité l'histoire palpitante d'un groupe à la carrière météorique et au destin funeste.
Le propos, certes acidulé, de Moodysson ne provoque jamais la pochade ou la bluette, comme il avait si bien capté l'ennui et les aspirations candides des adolescentes de Fucking Amal.
(...) In the Mood for Love renouvelle le désir de Wong Kar-waï de recontextualiser au sein de la fiction contemporaine les hypothèses esthétiques et dramatiques du cinéma moderne des années 60 (...).
(...) Our Song n'est jamais meilleur que lorsqu'il touche à l'intime, à ce qui est niché au plus profond des personnages. C'est par touches impressionnistes que le cinéaste procède (...)
Sa caméra (Thierry Villeneuve), introduite dans l'intimité du groupe, restitue toute la fièvre (...) de la scène, mais peine à appréhender vraiment la personnalité des musiciens, leurs craintes, enthousiasmes et points de vue sur la création.
(...) le cœur du spectateur admettra qu'il y manque la grâce de Beaucoup de bruit pour rien (1993) et le charme évident d'Emma Thomson… Brannagh n'aurait-il pas perdu que ces Peines d'amour ?
Autopsie d'un mensonge est un documentaire militant sur un sujet casse-gueule (...). Casse-gueule car cela nécessite une rigueur extrême (...). Ici, trop de didactisme et une absence dommageable de contrepoint nuisent à la force du propos.
Dommage que le postulat du karaoké ne soit pas complètement exploité et ne serve qu'à poser une ambiance FM (...), ce qui est tout sauf déplaisant, d'autant que - jolie performance - les acteurs chantent eux-mêmes .