Qu'on ose invoquer "2001" ou encore "Avatar" pour évoquer cet honnête survival, sorte de croisement entre "Mission to mars de De Palma (...) et The Descent, produit, sinon de la consternation, en tout cas de la stupéfaction.
Une parfaite réussite qui démontre qu'on peut courir deux lièvres à la fois (lefficacité narrative et la réflexion politique) et les attraper ensemble.
Les bras nous en tombent devant cette purge historique qui, à force de ne viser que l'émotion, finit par nous refaire croire que JFK a bien été assassiné par Oswald et lui seul. De quoi halluciner (...) Le sommet du supplice est atteint.
On pourrait (...) décrire platement "Leviathan" comme un documentaire sur la pêche en haute mer, mais on serait à millie lieues de l'expérience sensorielle limite que procure ce cauchemar grandiose (...), sans équivalent dans l'histoire du cinéma.
(...) Le réalisateur (...) n'a pas voulu faire "le portrait d'une génération" ni un film dossier sur la prostitution étudiante. Et c'est tant mieux. Toute la réussite de "Jeune et jolie" tient dans sa volonté (...) de jouer avec une opacité sereine entre le spectateur et ce personnage fascinant (...).
(...) Pour la finesse de son écriture, la puissance de son interprétation et la maîtrise dont fait preuve Felix Van Groeningen pour nous entraîner dans ce maelström mélo-psycho-musical, on tape dans les mains, et plutôt deux fois qu'une.
Michael Kohlhaas
Titre original Age of Uprising The Legend of Michael Kohlhaas
Hormis Mads Mikkelsen, qui (...) aimante parfaitement le regard, le film de Des Pallières manque à peu près tout ce qu'il entreprend : manque de chair et d'émotion, manque de souffle, manque d'audace, son adaptation flotte à côté du texte (...) sans jamais parvenir à l'incarner.
L'argument de départ est plutôt séduisant (...). Malheureusement, sur le plan de la forme, [le] film se rétracte très vite sur un home invasion classique, une petite série B correctement troussée mais terriblement répétitive (...).
Guillermo del Toro (...) nous offre (...) un vrai film fantastique à hauteur d'homme, débordant d'imagination et de visions dantesques, parcouru d'images gravant la rétine (...).
(...) Forster a beau abattre très vite toutes ses cartes spectaculaires, lorsque l'heure de vérité sonne, il se retrouve désarmé, sans autre recours que ses talents de metteur en scène qui (...) s'avèrent maigrelets.
(...) Le regard naturaliste [que Franc Roddam] porte sur cette jeunesse anglaise fait ici des merveilles. "Quadrophenia", c'est "Tommy" qui serait mis en scène par le Ken Loach des débuts (...).
(...) C'est dans ce tournoiement vertigineux, où s'entremêlent le vraisemblable et la rêverie, que réside la beauté de ce documentaire sans équivalent dans l'histoire du cinéma.
Charnel, politique, fabuleux, goguenard aussi (...). Avec une grâce et une immense élégance (de son dispositif minimaliste, le film tire une grande beauté plastique), Guiraudie ne s'interdit rien (...).