Ce premier film aux allures de révélation cimente avec une impressionnante maîtrise toutes les arborescences d'un scénario qui aurait pu crouler sous le poids de sa propre dramaturgie.
Bref, c'est pas la joie. Et tout le monde a rapidement l'air de s'ennuyer, des acteurs (elle n'a jamais été aussi absente, lui semble découvrir son texte en ouvrant la bouche) aux scénaristes.
Si William Lebghil et Margot Bancilhon reproduisent dans "Ami-ami" le schéma classique des "meilleurs potes" en réalité raides dingues l'un de l'autre, leur alchimie dégage une énergie qui fait passer bien des clichés. Au point qu'on aimerait vraiment les retrouver un de ces jours en tandem.
Comme aveuglé par sa matière, le réalisateur semble oublier en route la distance de sécurité. Il en résulte un film foisonnant, passionné, mais qui finit malheureusement par pâtir de ses intentions.
Alors, heureux ? Oui… mais non. Car le film est long, très long. Epouvantablement long. Surtout lorsque Luke consent à entraîner Rey sur son île déserte…
La mise en scène, la photo et le montage font les pieds au mur pour raconter superbement une histoire de serial-killer sans le moindre intérêt, dans une Norvège où tout le monde parle anglais.
Porté par la troupe habituelle, le nouveau film de Robert Guédiguian résonne comme une introspection bouleversante d’un cinéaste sur son travail et son engagement. Il est aussi l’un de ses plus accomplis.
Dans Le Brio, le prof d’université Daniel Auteuil initie l’étudiante de banlieue Camélia Jordana à l’éloquence et au pouvoir des mots. Ce n’est pas L’Esquive, mais certains pics d’insolence produisent leur effet.
C’est avec une puissance d’expression visuelle sidérante, une dramaturgie digne d’un conte mythologique et une attention à l’humain jamais prise en défaut que son film envoûte, bouleverse et terrifie dans un même élan.
Le film, très intelligemment dérivé du roman d'Edouard Louis "En finir avec Eddy Bellegueule", est une merveille, un alcool fort qui râpe les tripes avec une rare intégrité (...).
De la recherche effrénée des preuves de son existence à la lutte incessante pour libérer la parole, Carré 35 est un documentaire à la première personne bouleversant.
Quelque chose nous dit qu’en attribuant sa Caméra d’Or à Jeune femme, c’est essentiellement la révélation d’une actrice hors normes que le jury a voulu récompenser.