Même si tout est joué d’avance, le film creuse son sillon avec suffisamment d’élan pour que sa sortie alimente le débat actuel sur la soumission des femmes au pouvoir masculin.
En effet, le film réserve quelques surprises aux lecteurs du roman. Et elles ne sont jamais gratuites, car le Dupontel cinéaste a sacrément pris de la bouteille, ce qui fait pardonner quelques affèteries stylistiques peu à propos.
(...) D’où aussi, hélas, notre perplexité et notre relative déconfiture devant la toute petite chose qu’est cette comédie policière, pas désagréable mais totalement anecdotique.
Le film décortique les faux-semblants de notre société avec un mélange de lucidité, de virulence et de résignation susceptibles de servir de référence aux historiens du futur sur le mode : "c’est ainsi que les hommes vivaient".
Si tout n’est pas du même niveau, le film réussit cependant avec un réel brio à relever le défi du rythme, du mouvement et de la fluidité, au point de parfois flirter avec une certaine grâce.
Après un cinglant prologue, les mésaventures intimes de sa famille bourgeoise confrontée à une crise majeure ne dépassent guère le stade du catalogue de petites névroses platement moralisatrices.
En monarque épuisée par le protocole qui se lie d’une amitié foudroyante avec un roturier indien, Judi Dench ajoute un autre chef-d’œuvre d’interprétation à son palmarès.
Long, bavard, hyper design, à peine agité (le comble de l’action : une bagarre dans la flotte), métaphysique et, surtout, ennuyeux jusqu’à la catalepsie.
C’est cet entre-deux, ce fil ténu entre deux mondes qui fait le sel de ces "Fantômes d’Ismaël", pas toujours bien foutus mais qui n’ont pas fini de nous hanter.
Montage épileptique de plans noyés dans les effets numériques, le film de Ritchie bourrine dans le vent. De ce magma visuel, Charlie Hunnam est le seul à tirer son épée du jeu.
Noma au Japon : (Ré)inventer le meilleur restaurant du monde
Entre récit d'aventures exotiques et réflexion vaguement ironique sur les ravages humains et sociaux du capitalisme, le film connaît quelques beaux pics d'intensité. L'interprétation histrionique de Matthew McConaughey produit de jolies étincelles.