D’une facture extrêmement classique, le film a le bon goût de se mettre au service de l’histoire. Pas de chichis, donc. De la belle ouvrage, comme on disait dans le temps.
La nouvelle venue Sveva Alviti a beau y mettre tout son cœur, rien ne semble respirer sous une -reconstitution aussi luxueuse que - factice. Un voyage au musée Grévin, en somme.
un capharnaüm scénaristique hallucinant dans lequel Penn mélange ravages de la guerre (membres arrachés, geysers de sang, césarienne en gros plan) et ceux de l’amour (et je crie, et je pleure, et je t’aime).
C’est le paradoxe du spectacle : somptueusement efficace quand il se réfère directement à la mythologie dont il est l’héritier (jamais Dark Vador n’a eu droit à une apparition aussi grandiose qu’ici), il se montre bizarrement incapable d’imposer ses nouveaux personnages, humains et robots confondus.
Rien de nouveau dans le théâtre de ce "Tous en scène", mais la vitalité et le souci de faire vivre chaque personnage rendent l’entreprise hautement recommandable.
Le montage final, dont on n’ose vous révéler le moindre indice, est un moment de grâce tel qu’on n’en avait pas vu depuis des lustres. On en sort ému, au moins. Lessivé, au mieux.
Reste que, s'il en est un qui réunit toutes les qualités d'un spectacle de fête, c'est bien l'inattendu "Cigarettes et chocolat chaud", définition même du « feel good movie » avec sa famille pas comme les autres.