Dommage, alors, que le récit tombe parfois dans des passages obligés attendus et la mise en scène dans une sur-stylisation. Mais ce Diamant Brut emballe grâce à la prestation désarmante de naturel de Malou Khebizi, une actrice définitivement à suivre.
La maladie, qui défie les filles dans le fondement même de leur passion, arrive tard et la résilience d’autant plus. Le film gagne cependant en force, lentement mais sûrement, pour se conclure dans une jolie scène.
Le « film d’école » est un genre délicat à manier et la réalisatrice Jennifer Devoldère (Sage Homme) le fait avec un talent indéniable grâce à de jeunes interprètes tout en justesse, une empathie non feinte et un regard subtil sur les évolutions sociétales.
Cette anti rom-com, entre le Spring Breakers d'Harmony Korine et le film noir grinçant sous l'influence des frères Coen, se pose comme l’œuvre miroir du nihilisme affectif qui caractérise notre époque.