Toujours aussi psyché, carnavalesque et méchant, ce troisième terrifier continue de faire souffler un vent frais d'artisanat arty dans le genre horrifique.
Solidement interprétée par une Kate Winslet en mode Oscar, Lee Miller vaut surtout pour sa matière existentielle et ses résonances historiques, plus que pour sa réalisation, très académique.
Sous la forme du polar existentiel, François Ozon explore de manière aussi fine que retorse le poids du passé et les névroses propres aux dynamiques claniques.
Ce premier film manie un peu maladroitement de (louables) intentions féministes et use parfois d'un symbolisme chargé. Mais il n'en reste pas moins porté par un vrai sens du visuel.
Remarquablement mis en scène et en images, porté par la prestation spectrale de Noémie Merlant, Emmanuelle marque autant pour son ambition que sa singularité.
Mis en images avec soin et explorant avec justesse des thématiques complexes, Le Fil tient en haleine sans spectacularisation à outrance. Une réussite.
Une générosité du storytelling qui permet à cette réflexion sur l'engagement et sur le rôle des images de ne jamais être pompeuse, mais au contraire toujours juste et émouvante.
(...) la réalisatrice Mika Gustafson, dont c'est le premier film, déploie une grande énergie visuelle, à cheval entre un réalisme cru et une poésie enfantine rafraîchissante.