Pour sa narration (…), pour son personnage principal et pour sa thématique, la série propose un traitement assez unique d’une société en pleine crise existentielle.
Le Secret d’Elise nous offre aussi des personnages touchants et interprétés très efficacement. Petit bémol pour Bénabar ceci dit qui lutte un peu contre lui dans les scènes d’émotion. Mais tous les autres acteurs sont très justes.
Si son pilote montre un visage mêlant potentiellement The Office et Extras, la série de France 2 devient très vite une Grey’s Anatomy dans le monde des agents. Les intrigues sentimentales sont omniprésentes et, bien qu’elles permettent d’apporter des couleurs supplémentaires aux personnages, elles ne servent aucun propos particulier.
Cette série se veut ainsi d’une humanité débordante et, parfois, elle y parvient. Mais passé la première scène de communion, le premier baiser et la première entraide, Sense8 a quelque difficultés à remplir de manière étonnante les creux de ses 12 épisodes.
Une fois l’exposition réalisée, les auteurs semblent enfin révéler leur point de vue en affirmant les libertés de leur adaptation. Au-delà de certains anachronismes amusants (…), The Musketeers semble avoir des choses à dire sur notre monde malgré les 4 siècles qui nous sépare du sien.
La série semble avoir fait le choix, conscient ou inconscient, de personnages masculins tous négatifs ou assez neutres (…) A l’inverse, la plupart des personnages féminins sont traités de manière positive et originale (…) Cela fait du Bureau des Légendes une série très féministe mais aussi un peu maladroite. Car, presque comme un mouvement de balancier, la série ne parvient pas malheureusement à rendre les rôles masculins très intéressants, enfermés dans leurs errements qui ne tirent pas le téléspectateur à eux.
Disparue reste assez émouvante même si le sentiment général de désespérance, qui est plutôt bien retranscrit par ailleurs, est parasité par la construction des personnages de la police.
En embarquant une philosophie qui nie l’existant, True Detective nie d’abord ce que la série peut être (un formidable outil de conteur), avant même de nier ce qu’elle peut, elle-même et plus trivialement, raconter.