Certaines scènes sont dures, parce que la misogynie, les crises suicidaires, les violences sexuelles, et la négation de celles-ci, le sont. D'autres sont bouleversantes de poésie, grâce à ses choix de réalisation. Finalement, nul besoin de connaître, adorer ou avoir en horreur ses peintures
À la splendeur de ce que capte sa caméra, la réalisatrice mêle ainsi, délicatement, du politique, dessinant en sous-texte et à bas bruit ce qu’une Inde plus tolérante, moins misogyne, moins dure, pourrait être, loin de celle que l’actuel Président Modi, nationaliste hindou, promeut – une situation politique que la réalisatrice, lors de notre interview, s’est presque interdit de commenter.
"Dahomey" est un film court, mais aux vertus puissantes et ensorcelantes, dont l’hybridation formelle vient casser tous les codes et les académismes – l’Histoire telle qu’on a voulu parfois nous la raconter.
Avec un humour absurde, Agnès Jaoui [...] déambule un peu sèchement au pays de la presque soixantaine, avant de nous arracher des larmes drôlement tristes, de celles qui aident à vivre.
On avait rangé depuis longtemps les thrillers carcéraux dans la malle des scénarios désuets, cantonnés aux années 90, brièvement dépoussiérés par Un prophète de Jacques Audiard, mais Sons donne un sérieux coup de neuf à l'exercice : un lifting réussi grâce à la féminisation du genre, qui en régénère les codes.
Une belle mise en scène sensorielle et la révélation d'un acteur — Mathias Legoût Hammond — font aisément oublier les quelques détours obscurs du scénario.
Une comédie pince-sans-rire maniant à merveille l'autodérision, sur une bourgeoise intellectuelle qui n'a pas attendu le covid pour vivre sous cloche. Grinçant.
S'inspirant d'une bande dessinée à succès, la réalisatrice Blandine Lenoir dresse le portrait loufoque et émouvant d'une trentenaire en crise existentielle réfugiée chez les siens.