En mêlant romantisme et burlesque, poésie et quiproquos, gags et déclarations d'amour, Pierre Salvadori rend ses lettres de noblesse à la comédie française.
Minimaliste, sans psychologisation, bâti sur de toutes petites choses, le film, dont la puissance est à double détente, parle de ceux qui restent sans une once de haine, agissant comme le plus miraculeux des baumes réparateurs.
Baigné de lumière et de grâce, rarement un film aura fait ressentir de manière aussi sensible et délicate la souffrance mentale et physique de ne pas être né dans le bon corps.
Adaptée d'un passage de "Jacques le fataliste" de Diderot, cette vengeance en costumes délicieusement moderne sied à ravir à Edouard Baer, qui parle XVIIIème comme il respire.
En s'attaquant à un sujet grave (le handicap invisible), Marion Vernoux réussit à en faire une comédie drôle et borderline qui pose frontalement des questions taboues [...].