Ciné-club psynema - saison 2026
PSYNEMA (vecteur créé en 2008)
PSYCHANALYSE & CINEMA
Projections de films suivies d’un débat avec la salle
en partenariat avec le Vecteur Psynéma
de l’association L’Envers de Paris
Du mercredi 18 mars au mercredi 25 novembre 2026
Vous souhaitez approfondir l’analyse de films sous l’angle de la psychanalyse et plus particulièrement d’orientation lacanienne ? Le Vecteur Psynéma de l’Envers de Paris, association de psychanalyse affiliée à l’E.C.F. (École de la Cause Freudienne), vous invite à découvrir cette année une sélection de cinq films remarquables.
Chaque projection sera suivie d’un débat avec le public animé par des membres du Vecteur Psynéma de l’Envers de Paris : Karim Bordeau, Anne Ganivet-Poumellec, Elisabeth Gurniki, Sophie Lac et Marie Majour.
Nous serons ravis de discuter avec vous autour de ces films, mêlant regard cinéphile et approche psychanalytique.
Sur la programmation 2026, voir les informations sur le site de L’Envers de Paris (entrée "Vecteur Psynéma") : https://enversdeparis.org (site en cours de mise à jour).
PROCHAINE SEANCE / Dimanche 7 juin 2026 à 19h30 :
La Chambre de Mariana (France-2025) de Emmanuel Finkiel avec Mélanie Thierry, Artem Kyryk et Julia Goldberg. Film adapté du roman homonyme de Aharon Appelfeld.
Projection suivie d’un débat avec la présence du réalisateur Emmanuel Finkiel, de Valérie Pera Guillot, psychiatre, psychanalyste, membre de l’ECF et de l’AMP et Renée Adjiman, psychologue à Marseille, et co-directrices du livre Rencontres avec Aharon Appelfeld, paru chez Imago.
La chambre de Mariana [1] est un roman de l’écrivain israélien Aharon Appelfeld, né en 1932 en Roumanie et mort en 2018 en Israël. Enfant, il a connu le cataclysme de la Shoah : le ghetto, l’assassinat de sa mère, l’anéantissement de son monde, puis l'errance. Dans tous ses romans il a recours à la fiction, à la fois pour ne pas oublier, mais aussi pour s’extraire de l’horreur. Au cœur de la destruction, il a trouvé un temps refuge chez une prostituée, incarnée par Mariana. Emmanuel Finkiel, dans son film, nous fait apercevoir ce monde où se côtoient la détresse, la joie, l’amour, la haine, à travers les interstices d’un placard ; le héros vit là, protégé de la barbarie nazie, caché dans ce réduit de la chambre de Mariana. Son point de vue sur le monde se limite à un trou du placard. De là, il a à faire à la fois à la sauvagerie sans limite de Mariana quand son corps est souillé par des clients abjects, mais aussi à sa pudeur quand elle lui parle d’amour. La sexualité est suggérée, jamais montrée. E. Finkiel a fait le choix de suivre Appelfeld dans le rapport à la fiction pour voiler le réel du sexe. En un point pourtant, le film rompt avec la fiction, quand le héros, menacé, doit quitter sa cachette et que, dans sa fuite, il est confronté à l’horreur de la Shoah.
Un film, tout en s’adressant à un large public, est aussi une affaire intime, nous a confié E. Finkiel [2]. Ce point de création détermine la force de toute œuvre d’art.
[1] Appelfeld A., La chambre de Mariana, traduction de Valérie Zenatti, l’Olivier, 2008.
[2] Adjiman R et Pera Guillot V., « Interview d’Emmanuel Finkiel. Hugo, une incarnation fictionnelle ». Rencontres avec Aharon Appelfeld, Imago, 2025, Paris.
Mercredi 24 juin 2026 à 20h :
Ex Machina, film britannique d’Alex Garland avec Oscar Isaac, Alicia Vikander et Domhnall Gleeson (2014).
Mercredi 23 septembre 2026 à 20h :
Femme dans la tourmente (Midareru), film japonais de Mikio Naruse avec Hideko Takamine et Yūzō Kayama (1964).
Mercredi 25 novembre 2026 à 20h :
Sailor et Lula (Wild at Heart), film américain de David Lynch avec Nicolas Cage et Laura Dern (1990).
Du
7 juin 2026
au
25 novembre 2026