Cameo Commanderie
Cameo Commanderie
16, rue de la Commanderie 54000 Nancy
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4 Salles
Cartes acceptées :
Chèque Cinéma Universel
UGC illimité
Cinéchèques
Vivaldi et moi

Séance présentée par Mô Frumholz, présidente de l'association Des'lices d'Opéra

L’Association Des’lices d’Opéra créée en mai 2006 a trois missions essentielles :

- Rassembler les amateurs d’art lyrique ainsi que les partenaires de l’Opéra national de Lorraine au sein d’une structure dynamique et conviviale

- Participer au développement de la scène nationale de Lorraine

- Soutenir l’Opéra national de Lorraine dans ses différentes actions à destination de nouveaux publics.

Elle est accueillie à l’Opéra national de Lorraine. Grâce à ce partenariat, à la participation de toutes les équipes de la maison et aussi à la confiance et la fidélité de ses adhérents, elle a pu organiser, depuis sa création, de nombreuses rencontres visant à faire découvrir au plus grand nombre le monde de la musique, à le rendre plus familier, plus proche et à inciter ainsi un public nouveau à assister aux différents spectacles et concerts des saisons lyriques et symphoniques.

 

Vivaldi et moi

Au début du XVIIIᵉ siècle, l’Ospedale della Pietà à Venise recueille et forme de jeunes orphelines à la musique. Dissimulées au public, souvent masquées ou derrière une grille, l’orchestre de jeunes filles se produit pour les riches mécènes de l'institution. Cécilia, 20 ans, y excelle en tant que violoniste. Jusqu'au jour où l'arrivée d’un nouveau maître de musique, Antonio Vivaldi, vient bousculer sa vie et celle de l’Ospedale.

 

 

A partir du 4 mai 2026

Gaza stories (pour l'honneur de gaza)

Séance suivie d'un débat dans le cadre du Printemps de la Palestine,

avec l'association France Palestine Solidarité Lorraine Sud

et Jean-Jacques GRUNSPAN, distributeur du film et membre de l'AFPS

 

Destructrice implacable, la guerre révèle aussi la force de l'esprit humain. Les citoyens de Gaza, des personnes pleines de talents, entre autres musiciens, artistes, journalistes, des femmes, des hommes, des enfants, donnent vie à leurs inspirations malgré la souffrance infinie et transforment la douleur en énergie qui transcende le temps. Ainsi, la vie sous les bombardements, malgré son horreur, devient un témoignage poignant de la lutte pour la paix et la dignité.
Pour l'honneur de Gaza est un récit de survie mais aussi d'espoir, où l'amour et l'attachement à la vie du peuple palestinien à Gaza illuminent les jours sombres qu'ils endurent depuis plus de 17 mois. Un récit qui rappelle à chacun que, malgré la guerre et la destruction, la vie continue dans les camps et sous les tentes, et qui prouve que, même dans l'adversité, l'humanité du "peuple de Gaza" demeure indomptable.

A partir du 26 mai 2026

Derrière les drapeaux, le soleil

Ciné-débat avec la Casa De Espana en Nancy

Intervenants :

  • Elisa ALONSO, maître de conférences à l'Université de Lorraine, spécialiste de politique latino-américaine
  • Olivier FOLZ, maître de conférences à l'Université de Lorraine, spécialiste de civilisation latino-américaine contemporaine. 

 

120 heures d’images d’archives : voilà ce qui reste de 35 années de dictature de Stroessner au Paraguay. A partir de ce corpus d’images rares retrouvées partout dans le monde, l’histoire d’une des dictatures les plus longues du XXe siècle, dont les effets perdurent encore aujourd'hui.

A partir du 27 mai 2026

L'homme qui voulut être roi

Ciné-club animé par Guillaume du Caméo 

 

Avec L’Homme qui voulut être roi (1975), John Huston signe un grand film d’aventure classique, mais surtout une méditation amère sur l’orgueil, l’illusion et la folie des grandeurs. Adapté de Rudyard Kipling, le film raconte l’épopée de deux anciens soldats britanniques, Daniel Dravot et Peachy Carnehan, qui décident de partir au Kafiristan pour y faire fortune et, bientôt, y régner. Ce point de départ presque romanesque permet à Huston de déployer un récit ample, drôle, exaltant, puis progressivement tragique.

La première force du film tient à son équilibre entre le souffle de l’aventure et la profondeur du propos. Au début, tout semble porté par l’énergie, l’amitié virile et une forme de panache presque enfantin. Sean Connery et Michael Caine composent un duo remarquable : le premier impose un charisme conquérant, le second apporte une humanité plus inquiète, plus lucide. Leur complicité donne au film sa légèreté initiale, son humour et sa chaleur. Mais cette jubilation ne cesse d’être minée par quelque chose de plus sombre : le rêve de domination, derrière son allure de farce héroïque, révèle vite sa violence et son absurdité.

Huston filme alors l’aventure comme un miroir du fantasme colonial. Les deux héros se croient supérieurs, persuadés que leur intelligence, leur aplomb et leur audace suffiront à faire d’eux des maîtres. Le film ne célèbre pas vraiment cette ambition ; il en montre au contraire la séduction et la faillite. Dravot, grisé par son propre rôle, finit par croire à sa propre légende. Ce glissement est au cœur du film : ce qui n’était qu’une imposture stratégique devient une croyance intime, et l’homme qui jouait au roi veut réellement le devenir. C’est là que l’aventure bascule en tragédie.

La mise en scène de John Huston se distingue par sa sobriété majestueuse. Sans effets inutiles, il donne au récit une ampleur épique qui repose autant sur les paysages que sur la progression dramatique. Le film prend son temps, laisse vivre ses personnages, construit patiemment l’ascension puis la chute. Cette retenue donne encore plus de force à la fin, d’une cruauté presque légendaire.

Ce qui rend L’Homme qui voulut être roi si marquant, c’est qu’il conjugue plusieurs plaisirs rares : celui du grand récit, celui du jeu d’acteurs, celui de l’ironie, et enfin celui d’une réflexion morale qui ne pèse jamais. Sous ses habits de film d’aventure à l’ancienne, il parle de l’ivresse du pouvoir, de la fragilité des mythes et de l’instant où l’ambition tourne au délire.

C’est donc un film à la fois spectaculaire et mélancolique, porté par deux immenses acteurs et par un cinéaste qui connaît trop bien les rêves des hommes pour ne pas en montrer aussi le prix. Un grand classique, brillant et cruel.

A partir du 29 mai 2026

La panthère rose

Séance suivie du Ciné-club du Caméo animé par Henri Larski

Avec La Panthère rose (1963), Blake Edwards livre une comédie élégante, légère en apparence, mais d’une redoutable précision dans son art du décalage. Souvent réduit dans la mémoire collective à la figure de l’inspecteur Clouseau, le film est pourtant plus subtil qu’un simple enchaînement de gags : c’est une mécanique du ridicule, du malentendu et de la séduction, menée avec un sens remarquable du rythme et de la mise en scène.

Le premier plaisir du film tient à son raffinement de ton. Edwards ne cherche jamais la farce lourde ; il préfère l’ironie, l’absurde discret, le déséquilibre progressif. Tout repose sur une forme de sophistication comique, où les apparences mondaines, le luxe, les belles manières et les intrigues galantes servent de décor à un désordre croissant. Le film joue ainsi sur un contraste constant entre l’élégance du cadre et la bêtise des situations, ce qui lui donne un charme très particulier.

Peter Sellers, dans le rôle de l’inspecteur Jacques Clouseau, incarne évidemment le cœur burlesque du film. Son personnage n’est pas seulement maladroit : il est sûr de lui au point d’en devenir aveugle, et c’est cette assurance absurde qui le rend si drôle. Clouseau avance dans l’intrigue sans jamais comprendre pleinement ce qui lui échappe, transformant chaque enquête en suite de faux pas. Pourtant, Sellers ne compose pas une simple caricature : il donne à son personnage une étrangeté, une raideur et une naïveté qui font de lui une figure à la fois grotesque et presque poétique.

Mais La Panthère rose ne repose pas uniquement sur lui. Le film fonctionne aussi comme une comédie de mœurs et de séduction, portée par David Niven, Capucine, Claudia Cardinale et Robert Wagner. Cette dimension chorale enrichit l’ensemble : les désirs circulent, les identités se troublent, les stratégies amoureuses croisent les intérêts criminels. Blake Edwards s’amuse à brouiller les lignes entre enquête policière, vaudeville sophistiqué et satire mondaine.

La mise en scène se distingue par sa fluidité et son sens du mouvement. Edwards sait exactement comment faire naître un gag d’un regard, d’un silence, d’un détail dans le cadre. Il ne force pas l’effet comique : il le laisse monter, souvent avec une patience qui rend la chute plus savoureuse. Cette maîtrise donne au film une qualité presque musicale, renforcée par l’inoubliable partition d’Henry Mancini, dont le thème principal participe pleinement à l’identité du film. Rarement une musique aura autant contribué à créer un univers à la fois joueur, chic et immédiatement reconnaissable.

Ce qui fait la réussite durable de La Panthère rose, c’est donc son alliance entre le burlesque et le raffinement. Le film ne cherche pas la profondeur psychologique ni la satire appuyée, mais il atteint une forme de perfection dans son registre : celle d’une comédie qui paraît légère et qui est en réalité construite avec une grande intelligence.

Au fond, Blake Edwards signe ici un film de plaisir, d’allure et de précision, où le rire naît moins de l’excès que de l’art consommé du faux sérieux. Une comédie brillante, pleine de charme, qui transforme le désordre en élégance et l’imbécillité en style.

A partir du 4 juin 2026

Ida

Séance présentée par l’Association Nancy France Pologne

Dans le cadre du Printemps franco-polonais  (avril et mai)

et de la 1ère édition de la Journée de l’amitié franco-polonaise (le 20 avril 2026).

 

Le Traité de Nancy institue une Journée de l’amitié franco-polonaise, le 20 avril, date anniversaire de l’entrée au Panthéon (en 1995) de Marie Curie (née Skłodowska) avec son  époux Pierre Curie.

 

IDA

Dans la Pologne des années 60, avant de prononcer ses voeux, Anna, jeune orpheline élevée au couvent, part à la rencontre de sa tante, seul membre de sa famille encore en vie. Elle découvre alors un sombre secret de famille datant de l'occupation nazie.

A partir du 6 mai 2026

A bad summer

Séance présentée par Jérémy Kohler, membre du comité de sélection,

dans le cadre du Festival Kinotayo

Sasaki, travailleur social, découvre qu’un collègue abuse d’une bénéficiaire des aides sociales. En enquêtant chez elle, il en tombe progressivement amoureux, et se retrouve mêlé à une sombre affaire impliquant des yakuzas. Adaptation d’un roman à succès brillamment scénarisé par Kosuke MUKAI, A Bad Summer est une comédie grinçante au climax intense et aux accents grotesques sur nos plus bas instincts dans une société où la lutte pour la survie s’avère impitoyable.

 

 

A partir du 19 mai 2026

River returns

Dans le cadre du Festival Kinotayo

Été 1958. Un typhon menace un village niché entre rivière et forêt. Lors d’une séance de kamishibaï, le jeune Yucha découvre la légende d’Oyo, une jeune fille au cœur brisé qui s’y serait noyée, déclenchant de violentes crues. Chargé de perpétuer un rite périlleux sur les lieux du drame pour apaiser l’esprit de la rivière, il s’engage dans un voyage initiatique. Entre fable écologique et ode à la tolérance, Masakazu KANEKO signe un récit envoûtant de réalisme magique, où se mêlent légende et quête intime.

A partir du 20 mai 2026

Numakage public pool

Dans le cadre du Festival Kinotayo

À Numakage, en banlieue de Tokyo, la piscine municipale surnommée « l’Océan », ouverte depuis 52 ans, doit disparaître pour laisser place à une école. L’été de sa fermeture et malgré les protestations, baigneurs et équipe font leurs adieux à ce lieu de loisirs, de détente, de drague mais aussi de travail. Avec un regard à la fois décalé et tendre, Ota filme cette disparition comme celle d’un proche, livrant un recueil d’histoires singulières et un message politique fort.

A partir du 21 mai 2026

Etty, deuxième partie

Avant-première de la série événement - Partie 2

Dans un Amsterdam contemporain sous occupation nazie, Etty Hillesum, étudiante juive de 27 ans, animée par un profond désir de vivre, voit l’étau se resserrer peu à peu autour d’elle. Sa rencontre avec le thérapeute et bientôt amant Julius Spier, qui l’encourage à tenir un journal, va bouleverser sa vie. Leur relation passionnée déclenche chez elle une métamorphose spirituelle, qui s’intensifie à mesure que se durcissent les persécutions antijuives, la menant à accomplir un acte de solidarité extraordinaire.

Billet "combo" deux soirées à 10€ en réservation ICI

 

 

A partir du 29 avril 2026