Dans le cadre du Printemps du TNB breton, le cinéma du TNB invite Nicole Le Garrec à venir nous parler de son film et témoigner de cette période de luttes.
A partir du
9 mai 2023
Avant-premiere la chambre de mariana
LA CHAMBRE DE MARIANA EMMANUEL FINKIEL 2h11, France, 2025, VOSTF 1943, Ukraine. Hugo a 12 ans. Pour le sauver de la déportation, sa mère le confie à son amie d’enfance Mariana, une prostituée qui vit dans une maison close à la sortie de la ville. Caché dans le placard de la chambre de Mariana, toute son existence est suspendue aux bruits qui l’entourent et aux scènes qu’il devine à travers la cloison. Séance suivie d'une rencontre avec le cinéaste.
Le Cinéma du TNB a le plaisir de présenter en avant-première La Chambre de Mariana, le nouveau film d'Emmanuel Finkiel avec Mélanie Thierry, adapté du roman éponyme d'Aharon Appelfeld. Cette séance est l'occasion d'accueillir le cinéaste. « Faire un film est une nécessité, quelque chose de plus fort que tout et submerge ce type de considérations. Ça répond à des questions personnelles, peut-être à quelque chose à régler dans sa propre vie. En travaillant sur La Chambre de Mariana, il m’est apparu progressivement que je n’avais pas fini d’explorer mon roman familial alors que je pensais en avoir fini avec La Douleur. C’est alors que s’est imposé à moi l’idée que je faisais avec ce film un 3e volet de quelque chose que j’avais commencé il y a bien longtemps. Dans Voyages, je filmais des gens d’aujourd’hui hantés par le passé dont il n’existait plus que des traces, et un profond tourment. Pour La Douleur, j’ai plongé dans le passé, mais je me suis placé du côté de celle qui attend, qui est extérieure au cercle concentrationnaire et au processus de destruction. Jusqu’à présent, je ne filmais que les échos du big bang, là, je m’en suis approché. Avec La Chambre de Mariana,je suis non seulement retourné vers cette époque mais je suis allé au front, au coeur de ce processus. [...] Et grâce à sa rencontre avec la solaire Mariana, Hugo courra vers la vie. C’est l’aboutissement du chemin que j’avais entamé à mes débuts. » — Emmanuel Finkiel