Si vous avez apprécié les thématiques d’un Madoka Magica (2011), vous serez intéressé par cette petite série de 6 épisodes, voyant une peluche extraterrestre rose bonbon atterrir sur Terre et vouloir simplement redonner le sourire aux gens.
Problème, l’héroïne Shizuka est à deux doigts de se foutre en l’air, et non, la série ne donne pas de happy end débile, tout le contraire, le moment où Takopi laisse tranquille Shizuka, elle va se
pendre au plafond
. Oui, oui, vous avez bien lu.
On est dans la série scolaire jeunesse, en version dark, chacun des 3 enfants étant au bout de sa vie.
La série n’épargne aucun sujet problématique : dépression, suicide, harcèlement scolaire, violence familiale, relation toxique, pression psychologique, pulsion meurtrière.
Tout y passe.
Et c’est l’occasion de casser tous les schémas de pensées, en montrant ce qui se passe quand l’histoire ne se finit pas bien, quand les problèmes des protagonistes ne sont pas résolus, là où toutes les autres séries finissent sur un freeze-frame où tout le monde sourit et danse dans la bonne humeur.
Le téléspectateur est amené à voir les dessous de la société, comme la pression maximale exercée sur son enfant pour Azuma, Shizuka étant laissée à elle-même toute la journée par sa mère, ou la mère de Marina qui passe son temps à invectiver et menacer sa fille à chaque fois qu’elle a passé une mauvaise journée.
Il n’y a pas de leçon de morale facile, aucune solution toute-faite ou évidente.
Si l’épilogue de la série se termine sur une touche plus positive et une belle leçon de vie, aucun des problèmes posé par les adultes n’a été résolu pour autant.
Mention au character design signé par Keita Nagahara.
Excellent travail de la part du réalisateur Shinya Iino d’avoir le courage d’adapter un sujet aussi sensible et pas tout-public.
L’œuvre est marquante et la prise de risque doit être salué, surtout pour la première production du studio ENISHIYA.