Akka : Prêtes au combat
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Critique de la série
2,5
Publiée le 2 novembre 2026
Akka, sur Netflix depuis le 30 octobre 2026 : la série promet un royaume gouverné par des femmes. Pourtant, d'après les premières critiques, elle raconte une histoire de gangsters très classique. Nous sommes à Pernuru, ville fictive du sud de l'Inde, dans les années 1980. La ville est divisée en trois maisons, chacune dirigée par une akka. Le titre se transmet de mère en fille, et une règle s'applique : aucune akka ne peut se marier, car refuser le mariage est ce qui les garde libres. Voilà l'objet qui porte toute la série : ce titre d'akka, hérité comme un trône. Bhavani, jouée par Keerthy Suresh, doit succéder à Muthakka, jouée par Tanvi Azmi, à la tête de la maison Malamaar. Puis arrive Rudra, jouée par Radhika Apte, venue de Bombay : la première adversaire à la hauteur que le royaume ait connue, et une parente des akkas. Regardons ce que la série met dans le cadre. Cinq épisodes, un monde renversé : les hommes demandent le mariage, et les femmes laissent la natalité baisser. Un tel royaume pourrait réinventer la façon de gouverner. Mais plusieurs critiques notent que le récit s'en tient à une guerre de clans, avec les mêmes rituels de loyauté et de trahison : seuls les pronoms changent. À mi-parcours, Bhavani demande à Rudra si elle se contente d'agir comme un homme dans un monde d'hommes. La même question peut s'adresser à la série. C'est ici que la lecture se déplace. Un royaume de femmes change qui gouverne, pas forcément comment on gouverne : le titre s'hérite, et la succession se règle par des combats. Les pronoms changent, le trône reste. Reste ce que je ne tranche pas : certaines critiques relèvent une idée plus audacieuse. Un fil évoque des femmes de caste supérieure qui oppriment des femmes tribales de caste inférieure, au nom de la sororité. Mais la fin règle ce fil à la hâte, selon une critique. Le contexte de production pèse peut-être : la série serait prête depuis 2024, avec plusieurs reshoots et des scènes violentes adoucies, selon la presse. Alors, un pouvoir de femmes qui garde les règles du trône, est-ce encore un autre monde ?

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