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Stella Rose
25 abonnés
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Critique de la série
4,5
Publiée le 16 février 2026
The art of Sarah ou la revanche d'une simple vendeuse ou encore l'autopsie d'un crime parfait, raconte l'histoire d'une femme, Sarah Kim, dont le corps est retrouvé torturé et mort. S'ensuit une enquête et une reconstitution minutieuses, pour découvrir l'identité de cette femme et les circonstances de sa mort. Mais, est-ce vraiment le corps de Sarah? Qui est-elle vraiment? Quelle est la part du vrai et du faux? Chaque épisode aborde, tel les pièces d'un puzzle, un témoignage, une nouvelle facette de Sarah Kim, son ambition, ses galères, les stratèges qu'elle met en place. Et, l'inspecteur Park s'efforce méticuleusement de les rassembler et recouper. Progressivement, une course contre la montre, est livrée entre l'inspecteur et Sarah, entre la recherche de la vérité pour l'un, et le besoin de se disculper pour l'autre. Mais, plus qu'une enquête policière, cette série coréenne dévoile les dessous de la mode, du luxe, de l'arnaque, un sujet d'actualité, et abordé, par exemple, dans Inventing Anna, produit par Shonda Rhimes. Cette série mérite d'être regardée : la réalisation et le suspense sont prenants et captivants. Le duel entre les acteurs est magnétique, bien que la fin soit en demi-teinte.
"The Art Of Sarah" m'a passionné de bout en bout! Intrigue tortueuse (comme le sont inévitablement les histoires d'arnaques élaborées - ça fait partie du processus! Et ici les rouages sont bien exposés et expliqués si on est attentif), scénario très ingénieux et surtout description au vitriol d'un milieu (la maroquinerie de luxe et le commerce mode/luxe en général) avec de vraies questions posées (notamment sur la notion de faux et sur la notion d'arnaque justement).
"Duel" passionnant entre un mystère sur patte (Shin Hye-sun) et un policier non caricatural (je précise parce que Corée oblige, c'est très loin d'être toujours le cas - Lee Joon-hyuk est impeccable). Histoire racontée de façon éclatée à coup de flashback spoiler: (logique puisqu'on commence par la découverte du cadavre de Sarah Kim ... ) , levant à chaque fois un des très nombreux voiles du mystère.
Les nombreux seconds rôles sont tous magistraux ... et pourtant on ne voit que Shin Hye-sun! Elle éclabousse l'écran de son talent en permanence, sans jamais en faire trop (tout l'inverse de son jeu dans Mr Queen justement! ici, on est dans la sobriété), à travers ses diverses transformations, parfois presque "banale" , un peu usée et sans maquillage, parfois resplendissante de sophistication et divine.
Ce drama questionne en fait la question de l'apparence justement - tout est dans ce qu'on montre, et veut montrer. Après, certains ont plus ce talent que d'autres (même si ça inclut un réel machiavélisme!). J'ai eu un flash à un moment, j'ai repensé à ce livre de Zola "Au Bonheur Des dames", lu il y'a si longtemps - il y'a du Zola dans le désir forcené d'ascension sociale de plusieurs protagonistes; je sais que ça fera rire certains de comparer un kdrama à Zola, mais comme je l'ai dit, cette réflexion m'est venue en flash, sans que je puisse bien expliquer pourquoi.
Encore une fois, la moralité est laissée au vestiaire et ça fait du bien! Même si on ne souscrit pas aux actes des différents protagonistes (à commencer par l'"héroïne"), tous ont une histoire et un passé solidement écrits qui fait qu'ils ont une réelle épaisseur et crédibilité, et que leurs actes sont explicables, à défaut d'être défendables.
Une série parfaitement écrite et merveilleusement jouée, courte et prenante de bout en bout ... c'est de l'art (de Sarah ou pas).
Un suspens nous gardant en haleine, une histoire où rien n’est laissé au hasard, chaque scène dévoile un nouvel éclat de ce diamant qu’est cette mini série. Le jeu des acteurs est incroyablement juste. J’ai adoré du début à la fin !
Clairement pas la série de l'année. La faute à une intrigue invraisemblable qui, parce qu'elle est racontée dans le désordre, est sensée nous faire oublier toutes ses invraisemblances. Ajoutez à cela une fascination pour le luxe qui pour ma part me laisse perplexe, et vous aurez quelque chose d'assez ennuyeux. Passez votre chemin.
Une mini-série qui se devore en une journée ! De l'intrigue tout du long. Vous n'allez jamais quitter des yeux tout les épisodes. Chaque détail est soigné, maîtrisé et splendide! Un style coréen à la hauteur. Je recommande sans hésiter, meme si vous n'aimez pas l'univers du luxe.
Assez courte pour une série coréenne, elle décrit toutes les déviances de la haute société (coréenne mais pas que...) . j'ai appris que ce drama rappelle une affaire d'arnaque de grande envergure qui avait secoué la Corée il y a vingt ans. Toujours est-il que le spectateur de 70ans que je suis, a été complètement pris par cette intrigue et subjugué par le jeu d'actrice de Shin Hae Sun, extraordinaire tout au long des huit épisodes. Par son seul talent exceptionnel dèjà démontré dans plusieurs films et dramas, elle crève l'écran et porte cette série. Tantôt sublime dans des robes de haute couture et tantôt au bord du gouffre à la limite du suicide, son jeu est toujours parfait malgré la difficulté du rôle. Je conseille vivement aux spectateurs de regarder ce drama en version coréennes avec sous-titre car la voix de l'actrice Shin Hae Sun est inimitable et magnifique. Les autres acteurs sont très bons notamment le rôle principal de l'inspecteur de la criminelle, joué efficacement et tout en sobriété, mais tout au long de cette histoire c'est Sarah (Shin Hae Sun) qui donne le ton. J'ai une petite réserve concernant la fin mais il semble que ce soit la volonté du metteur en scène de laisser le spectateur à son propre jugement.
Personnellement je suis très perdu a chaque épisode et je suis en même temps très concentré donc je ne rate rien. Mais chaque épisode nous montre une histoire différentes de Sarah kim, un peu comme çi elle était un mythe, une personne qui existe que dans les songes et que personne ne connait réellement l'histoire . Dans tout les cas cette série me plaît bien !.
Né en 1972, Kim Jin-min est un réalisateur (de télévision) sud-coréen. Ayant quitté MBC (Munhwa Broadcasting Corporation -un des principaux groupes audiovisuels du pays) en 2016, il signe ensuite avec Bon Factory, un prestataire de services de diffusion (destinés à l'industrie du divertissement) et de production audiovisuelle généraux. Exerçant depuis 2003, Kim Jin-min nous propose "The Art of Sarah", sa 17ème réalisation. Efficacement scénarisée par la talentueuse Chu Song-Yeong, la série est structurée comme un thriller combiné à une enquête policière, tournant autour d'un mystère à la fois complexe et intriguant. Il n'est un secret pour personne que les marques de luxe affichent des prix vertigineux partout dans le monde. Mais le savoir-faire artisanal et les matériaux rares ne représentent qu'une fraction de ce coût. Pour beaucoup, la véritable valeur réside dans le prestige des marques elles-mêmes, indubitables symboles de richesse et d'appartenance à une classe sociale, insignes visibles au premier coup d'œil... Une histoire d'apparence où la forme compte plus que le fond, en somme, et qui se retrouve exposée dans cette réalisation. Bien que centré sur l'industrie du luxe, le récit de "The Art of Sarah" vise à explorer la valeur essentielle de l'identité plutôt que le simple matérialisme et son intrigue (petit bijou d'intelligence enveloppé dans un écrin cousu-main) n'est pas sans rappeler le scandale qui avait secoué la Corée du Sud au milieu des années 2000 (où une marque fantôme s'était présentée comme un horloger suisse centenaire lié à la royauté britannique). Offrant plus qu'une prise de conscience, "The Art of Sarah" est un drame "à combustion lente" et touche pour sa représentation de la vanité humaine et de l'attrait partagé pour échapper à la médiocrité. Selon "The Korean Times", la série, qui "révèle l'obsession du luxe en Corée du Sud, arrive à un moment où les dépenses par habitant du pays en produits de luxe figurent parmi les plus élevés au monde." "The Art of Sarah", reflet affligeant du comportement des consommateurs, où les marques devancent l'identité personnelle. Une bien triste priorité!
Le temps passe sans qu'on s'en aperçoive quand on regarde cette série spoiler: (et pendant l'interrogatoire d'ailleurs) . L'histoire de la réussite de Sarah est la même que celle qui l'a menée vers sa chute, découvrir les éléments de l'enquête à travers le point de vue des différentes personnes qui ont pu avoir un lien avec Sarah nous invite a essayer de résoudre l'enquête et de comprendre avant l'inspecteur. Impossible de louper une minute, chaque élément est important pour résoudre le mystère de Sarah et le comprendre. Un second visionnage sera d'autant plus agréable en sachant d'où proviennent les différents morceaux de l'histoire.