The Scandal
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Stella Rose
Stella Rose

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Critique de la série
5,0
Publiée le 29 septembre 2026
Partons de ce postulat : « Les liaisons dangereuses » de Laclos est un pur chef d’œuvre, et le film du même nom de Stephen Frears (1988) en est la meilleure adaptation cinématographique. Et, les autres versions ne sont que des copies insignifiantes. Cela étant dit, pourquoi regarder "The Scandal" de l’époque de Joseon ? Par pure curiosité, Monseigneur ! Ok, je développe.
D’abord, il est intéressant de comparer les deux cultures, les différences, ainsi que les points communs. Le livre décrit la société de l’époque de Louis XVI et Marie-Antoinette, à travers les portraits de gentilhommes et de femmes, alors que la libération sexuelle et l’égalité sont juste des utopies, dans une société principalement régie par les hommes, et dont les femmes sont considérées comme des épouses et des mères. Ces questions liées à la place de la femme, au féminisme, résonnaient en 1988, malgré l’évolution des meurs. A l'époque, le film de Frears a contribué à donner au mot "Féminisme" ses lettres de noblesse. En effet, toute jeune personne que osait dire qu'elle était féministe était écartée et radicalisée.
Ensuite, les productions coréennes savent très bien doser et articuler les intrigues politiques, l’émotion, comme on monte une crème chantilly. Certains personnage, par exemple, le personnage Choi Yoo-Jin, dans K2, évoque la Marquise de Merteuil, avec sa recherche de pouvoir, sa fin tragique, ainsi que par les scènes de maquillage et de parade. Cependant, tout ce qui est lié à l’intimité, la sensualité est généralement banni ou simplement balayé d’un revers de drap. Lorsque ces séquences sont abordées, c’est avec humour ou très naïvement, comme dans les cours d’école. Rappelons, cette fois, que cette production se frotte à la cours royale de France ! Nous attendons donc un certain lâcher-prise, sans être dans le porno bien sûr. Le défi est-il relevé ?
La réponse est oui, incontestablement. L'univers du livre qui décrit la psychologie des personnages, leur mouvement face aux situations, leur évolution, sont retranscrits à merveille. Le jeu des comédiens est tout simplement splendide et touchant. Les affrontements entre Lady Cho et Cho Woo évoquent une partie d'échec cruelle, où tous les coups sont permis. De plus, les expressions, mimiques, gestes sont souvent plus parlants que les mots. Les scènes intimes, par exemple, en sont une illustration. Le fait que la situation se passe durant l'époque de Joseon ajoute une dimension sociétale et satirique. Par exemple, la natation du chanteur et les commérages sont très colorées, au propre comme au figuré.
Cependant, qu'est-ce qui est scandaleux ? Lancer ce défi provocateur et destructeur ? Qu'une société entière accepte le fait qu'une veuve se donne la mort au décès de son mari ? Que la famille décide avec qui son enfant se mariera ? Il semble que cette version 2026 apporte, elle aussi, sa contribution dans le kdrama, et sur les questions sociétales, le fait de pouvoir décider soi-même de son avenir, que l'on soit un homme ou une femme. En effet, rien de mieux qu’un film ou une série d’époque pour aborder un sujet d’actualité. La chanson et le clip Libertine de Mylène Farmer en sont un bon exemple. Et puis, comme le chante si bien l'éternelle Chaterine R,"les histoires d'A finissent mal, en général. Toum. Toum. Toum."