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Plum
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Critique de la série
4,5
Publiée le 28 septembre 2026
Dans les mangas qui parlent de manga, il y a ceux qui t'apprennent à en faire un et les autres : Si apprendre l'anatomie, la perspective et la manière de poser des trames sont des sujets intéressants

Savoir comment se passent les débuts d'un jeune mangaka en devenir, entre trouver son public, les conventions, les galères éditoriales, le mindset est tout aussi intéressants
Kore Kaite Shine est de ceux là...

On suit l'histoire de Ai une lycéenne de première année vivant sur l'île de Izu Ōshima, une petite île au sud de Tokyo qui est passionnée par un manga "Robota to Pokota" (dans la réalité, c'est un doujinshi (manga amateur) du même auteur que Kore Kaite Shine), dont l'histoire raconte la rencontre entre un robot humanoïde et un tanuki anthropomorphe qui lui apprend les émotions et à se comporter en société
Pour la jeune Ai un peu maladroite socialement, ce manga va l'aider à se faire des amies
Malheureusement il n’existe qu'un seul tome qu'elle relit en boucle

Lorsqu'elle apprend que son idole va vendre un tome inédit de Robota to Pokota au Comitia qui se déroule au Tokyo Big Sight, elle se rend à Tokyo pour l'acheter en faisant croire qu'elle va passer la nuit chez une amie
Face à son idole, elle découvre que l'autrice de son manga favoris est en fait sa prof
Du coup elle rentre chez elle avec l'objectif d'écrire des mangas et fonde un club de manga dont la responsable est sa prof

l'histoire de ce manga est très intéressante car elle respire l’authenticité
Et pour cause : l'auteur Minoru Toyoda a reçu deux prix prestigieux lors de sa carrière : le grand prix Taisho 2023 et le 70ᵉ prix Shōgakukan en 2025
On sent que les conseils que donne la prof sont de première main et sont souvent appliqués par l'anime
On sent aussi que l'anxiété de la prof sonne très juste
Le manga s'appelle Kore Kaite Shine, ce qui signifie en français : "dessine ça et meurs" ce qui montre toute l'abnégation dont fait preuve un dessinateur de manga, ce qui nous permet aussi de comprendre la profondeur de la désillusion de la prof lorsqu'elle dit à ses élèves "n'en faites pas votre métier"

L'adaptation est produite par Shin Ei Animation (connu pour Doraemon et Crayon Shin Chan), le dernier épisode de la saison 1 coïncide avec l'anniversaire du studio et ce' n'est pas un hasard : Le studio Shin Ei s'est servi de la ressemblance phonétique entre "Shin Ei" le nom du studio et le titre de l'anime qui se prononce "shiné" pour faire de cet anime sa vitrine
Du coup dans la foulée on sait qu'une saison 2 est dores et déjà en production

- DA japon contemporain, chara-design rondouillard faisant penser à des mangas du genre Doraemon (en même temps entre Pokota l'ami imaginaire de Ai et la relation Doraemon - Nobita, il n'y a qu'un pas), animation excellente
- L'OST opening et ending entrainants

Avant cet anime je regardais Hidarikiki no Eren un autre anime sur le domaine de l'art, mais qui avait tendance à mystifier le talent des artistes
Du coup c'est très rafraichissant

Comme nous le montre ce manga, on ne nait pas artiste, on le devient
C'est avant tout du travail et même Da Vinci a appris à un moment donné