IL arrive que parfois on attend avec impatience ce qui va se passer dans les prochains épisodes et on ne se tient plus en pensant que la prochaine saison sera bientôt programmée. Hélas c'est parfois vrai, mais le contraire aussi se produit. Plus ca allait, et plus l'humour caustique de Caïn devenait inintéressant et banal et le jeux amoureux des acteurs finissant par lasser tout le monde, y compris Caïn lui même sans doute, la série en a souffert jusqu'a en devenir insipide. Comme toujours, il est triste de constater que lorsque les producteurs trouvent un filon, ils l'exploitent jusqu'a rendre la veine infertile et l'imagination des scénaristes s'épuisent jusqu'a la stérilité faute de savoir s'arrêter à temps. Je justifie ma note car la série, au début, était particulièrement attractive.
Une série française qui se laisse visionner sans déplaisir , les ficelles des scénarios sont un peu grossières , le suspense est présent mais c'est surtout l'humour vachard pour sa collégue Julie Delarme qui prête à sourir de temps en temps . Bien qu'il soit impossible en France qu'un officier de police para- plégique aille en opération jspoiler: e connais trop bien l'administration il est possible qu'il existe des flics handicapés affectés dans des tâches administratives .
Mouais bof. Rien de très novateur dans cette série, qui pioche par ci par là quelques bonnes idées de séries américaine, mais Bruno Debrandt n'est que moyennement convaincant et les enquêtes, bien que divertissante, reste assez convenu. Bref, "Caïn" n'est pas une série à retenir. Cependant, on a vu bien pire.
Tout à fait d'accord avec "Nomore Scénariste ", j'ai eu l'impression de lire exactement tout ce que j'ai ressenti en voyant ce premier épisode. Ce qui m'a le plus dérangée, c'est vraiment le personnage principal que j'ai très vite trouvé carrément antipathique. Je n'ai pas tenté les épisodes suivants pour cette raison. Malheureusement, je suis très souvent déçue dès qu'il s'agit d'une fiction française.
Mettre en vedette un flic paraplégique, l'idée de départ est audacieuse. Elle l'est encore plus quand ledit flic est individualiste, arrogant et sarcastique, bref, tout sauf politiquement correct. En effet, Caïn est le premier à vanner sur son handicap - ou celui des autres, et ses dialogues provocateurs sont absolument jouissifs. Loin d'être un manque de respect, cela incite au contraire le spectateur à ne pas juger une personne sur son handicap mais bien sur sa personnalité, comme n'importe qui d'autre. Bref, la série fait passer d'emblée un message d'ouverture d'esprit. De fait, bien que les intrigues tournent souvent autour d'histoires de familles ou de drogue, comme dans toute série policière, celle-ci a le mérite d'aborder au détour des épisodes nombre de sujets tabous (exemples fraîchement tirés de la 6e saison : la GPA, les hommes violentés par leur conjointe, la transsexualité…), quitte à céder à la facilité en utilisant de manière un peu trop systématique ces sujets comme ressorts dramatiques (trop de bonnes intentions tuent les bonnes intentions). Fred Caïn est un personnage tourmenté, et souvent à deux doigts de commettre l'irréparable. Son adjointe Lucie Delambre n'est pas en reste, et leurs rapports fluctuants, entre séduction et affrontement, sont un des éléments moteurs de la série. Bien sûr, les personnages évoluent au fil des saisons spoiler: (le rapport de subordination allant jusqu'à s'inverser dans la 6e saison après la disparition du commandant Moretti) . Il est monnaie courante dans les séries de confronter un personnage à ses démons. Mais, c'est là la deuxième critique que je ferais à Caïn, c'est que les scénaristes en usent tellement que cela en devient exagéré : combien de fois Caïn, Delambre, ou Stunia sont personnellement mêlés à un crime, et malgré tout, instruisent l'affaire au mépris de toute vraisemblance ? Combien de fois les scénaristes tirent-ils de leur chapeau des soi-disant amis ou love interests (dont on n'a jamais entendu parler avant et dont on n'entendra plus parler après) pour que Caïn soit émotionnellement impliqué et poussé dans ses retranchements ? C'est répétitif et un peu dommage. Peut-être que le vrai problème est que la série dure depuis trop longtemps et que les scénaristes ont du mal à se renouveler. C'est là mon troisième reproche : Bruno Debrandt ayant décidé de quitter la série après six années de bons et loyaux services, la chaîne a néanmoins décidé de continuer en changeant l'acteur principal. N'était-ce pas là l'occasion de terminer en beauté (j'ai apprécié d'ailleurs le final de cette saison 6 qui offre une forme de conclusion tout en laissant une ouverture, sans pour autant prendre en otage le spectateur avec un cliffhanger) ? Le successeur de Bruno Debrandt est certainement talentueux, mais je gage qu'il arrivera difficilement à faire oublier ce dernier, qui a donné sa gueule et son charisme à Fred Caïn et véritablement créé le personnage tel qu'on l'aime, dans toute sa complexité. Sans compter le risque de tourner en rond et de perdre les spectateurs en route. En ce qui me concerne, je pense en rester là.
Pour le moment je n'ai vu que le premier épisode donc ce n'est pas un avis définitif mais il se trouve que j'ai bien aimé et que j'ai envie d'en voir plus. Je regarde rarement les séries françaises car oui, j'aime les séries américaines et je n'en ai pas honte ! Le charme de la série opère surtout grâce au personnage de Bruno Debrandt, lui-même charmant. Le premier scénario était intéressant, les dialogues sont bien et les acteurs bons. Par contre, comme toujours ils articulent mal si bien qu'on perd une bonne partie des dialogues, mais ça c'est la fiction française... Donc, ne jugeons pas trop vite un effort de création français, Caïn mérite le détour. En plus cette série est moins noire que la plupart des séries policières ( Braquo, Engrenages...) que j'ai d'habitude du mal à regarder car sans humour et très glauques.
L'attrait principal de la série repose sur son personnage principal: un flic cynique mais génial. Ses répliques cinglantes et son humour noir font le charme de Caïn, dommage que les intrigues ne parviennent pas à nous emballer plus que ça, le tout restant très (trop?) banal. Au final, on a surtout l'impression d'assister aux premiers pas du docteur House dans le monde de la police. Il faudrait que Caïn sache renouveler le genre du polar dans ses prochains épisodes, afin de surprendre un peu plus son public. Offrir un clone du célèbre docteur House ne suffira pas.
Depuis le début, cette série repose sur des scénarios et des intrigues inconsistants pour leur grande majorité. Si on met en scène un flic cynique, alors il faut des dialogues à la hauteur. Ce qui n'a jamais été le cas. Mais il y avait Bruno Debrandt qui est un très bon acteur, qui peut jouer Caïn comme dans Engrenages. Son talent seul donnait à la série le peu d'intérêt qu'elle méritait. Qu'on mette en scène un flic handicapé, pourquoi pas, il y en a eu d'autres et les handicapés sont des femmes et des hommes comme les autres, ils peuvent être drôles, cyniques émouvants ou même chiants. Je ne crois pas que ce soit un manque de respect à leur égard, comme je l'ai lu dans une critique. J'ai moi-même un handicap et je ne vais pas me sentir victime à cause du pitch de cette série. Il n'y a rien de méchant ou de stigmatisant. C'est la qualité générale de la série qui laisse à désirer. Or, la saison 7, à mon avis touche le fond. J'ai regardé les deux premiers épisodes (Origines), c'était consternant de bêtise. J'ai quand même regardé l'épisode 3 et là, c'était tellement nul que j'ai décidé d'arrêter avant l'épisode 4. Intrigue nullisime!!! Scénario ? On peut anticiper les répliques, tellement elles sont convenues. Et puis, je ne dirai pas que Julien Delorme est un mauvais acteur. Mais il n'est absolument pas fait pour ce rôle. D'abord sa voix ne passe pas, on n'arrive pas à y entendre quelque second degré que ce soit. Son sourire, un peu particulier, en fait un naïf, pas un cynique. Comme lui, Debrandt est un bel homme, mais il n'a pas ce côté (pardon, je ne veux pas offenser), mais ce côté "minet" qui rend Delorme séduisant mais pas crédible dans ce rôle. Et comme les intrigues et les scénarios sont devenus encore plus nuls, le nouveau Caïn ne peut plus porter son personnage, ce dont il n'est pas entièrement responsable. Pourquoi la télé française produit-elle autant de navets ? On compare généralement aux séries des Etats-Unis. Mais regardez une série canadienne comme Cardinal, tant de séries scandinaves (The Killing, Bron ou aussi Wallander) et cette série Islandaise, Trapped, avec des acteurs formidables (pour un pays de 350 000 habitants !). Pourquoi la France - et son service public ! - produit-elle tant de médiocrité ? Même si elle sait encore produire Engrenages, Braquo ou Le Bureau des légendes. Pourquoi tant de guimauve bêtement bien-pensante sur nos écrans ?
pour ma part, j'ai adoré ! j'aime son humour, un peu "salaud", les enquêtes sont sympas. il y a du sentiment, parfois de la sensualité. Et surtout, c'est bien interprété.
J'aime beaucoup cette série découverte par hasard. Le personnage principal est très bien fait, sa tête attachante, on se glisse dans la peau de sa collègue qui se laisse manipuler par un rôle de hiérarchie proche du maitre/soumis par condescendance au départ et qui se rebelle par petites touches au fur et à mesure (une scène de crime qu'elle lui fait visiter hors de son fauteuil) spoiler: mais qui refuse de se perdre elle-même au final contrairement à toutes celles qu'il a précédemment épuisées (un doute sur le fait qu'il ait eu des hommes collègues dans les lettres de démissions affichées) . Ce type est à la fois charmant, impertinent, pervers, manipulateur… c'est dans son caractère, pas dans son handicap.
Cette série met en avant des questions rarement développer sur le long terme pour un personnage, sur l'attitude des autres face à quelqu'un qui vient de devenir handicapé, sur l'attitude qu'il a lui-même face aux gens qui l'entoure (collègues, suspects, famille, hôtelier) spoiler: et aux raisons qui l'ont menées à son état .
Et pour ceux prêtent une attention particulière aux difficultés liées au handicap lui-même, je trouve que la série fourmille de clins d'oeil sur le quotidien sans être poussif : sortie de voiture avec le fauteuil, place de parking reservez aux handicapés (échange que je trouve particulièrement savoureux), fauteuil électrique ou manuel ?, monte-escalier, difficultés de passer par une porte fenêtre sauf chez le handicapé mort…
A voir pour l'écriture fine des dialogues qui collent aux personnages et la prestation des acteurs. J'ai ri, j'ai souri, j'ai detesté Caïn, je l'ai aimé. J'ai hâte de voir la suite.