1515 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
120 critiques spectateurs
5
10 critiques
4
42 critiques
3
27 critiques
2
23 critiques
1
9 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
Critique de la série
2,5
Publiée le 7 décembre 2013
Top of the lake est un huis-clos à l'échelle d'un village dont les frontières physiques sont une nature environnante écrasante de majesté et de vide: des montagnes, des plaines, un lac. Les limites psychologiques, toutes aussi infranchissables, sont tracées par les liens qui unissent les habitants de cet endroit isolé, perdu à plus d'un titre où les secrets, les affaires, les amours, des uns et des autres se mêlent et s'emmêlent, où l'hier se rappelle à l'aujourd'hui.
Ce qui se passe à Laketop reste à Laketop.
Même si l'on s'en éloigne les marques qu'il laisse, restent indélébiles. Il en est ainsi pour Robin, une policière qui revient dans ce village de son enfance pour soutenir sa mère mourante. Elle est alors appelée en renfort par la police locale pour traiter d'un cas délicat: une fillette de 12 ans enceinte. Ce drame résonne en elle et fait écho à ses propres traumatismes.
Sauver cette enfant l'entrainera vers un double exorcisme: surmonter un passé qui la hante et purger le mal indicible qui prospère en ces lieux en toute impunité.
L'ambiance qui se dégage de cette histoire est à l'image de ce village: unique, malsaine, pesante, dérangeante, trop rarement lumineuse. Les magnifiques paysages inquiètent ou rassurent selon du côté où on se place car ces remparts naturels retiennent une population corrompue et complice.
Cet esthétisme glacial crée une distance qui laisse le spectateur à sa place: il regarde sans s'impliquer. Ce fossé se creuse encore par la brochette de personnages qui ne parviennent pas à émouvoir, tous englués autant qu'ils sont dans leur misère (sociale, affective) et/ou leur démence pour les uns, perversité pour les autres.
L'on suit donc de loin l'enquête pour le moins décousue de Robin pour retrouver Tui, la révélation de sa grossesse précoce ayant conduit à sa disparition. L'on s'étonne des réactions de tous ces gens face aux évènements qui s'enchainent de façon très opportune pour certains ou totalement rocambolesque pour d'autres.
Le visuel léché est clairement insuffisant pour adhérer à l'histoire. L'intensité inégale, la faiblesse de l'intrigue, des seconds rôles insignifiants pour la plupart font que Top of the Lake maque cruellement d'âme. A voir au moins une fois, cette série ne laissera pas, toutefois, de souvenirs impérissables.
Commençons par le seul point négatif : il est vrai que la série fait preuve de quelques lenteurs. On pourra qualifier ces lenteurs de contemplatives , nécessaires, de mise en abîme, elles seront toujours la. Reste une série formidable, mystérieuse, dans un cadre magnifique que sont les terres néo-zelandaises et qui a tout autant d'importance que les protagonistes. Une intrigue puissante qui saura vous perdre dans ses méandres, des acteurs justes et tout en retenues, des personnages complexes, une mise en scène aboutie, et un final que vous ne verrez pas venir. A VOIR !!
Une série vraiment magnifique visuellement : les paysages Australiens sont vraiment à couper le souffle, qui n'est pas en reste du côté de la bande son non plus (ah cette reprise de Joga (Björk) quelle merveille), et les acteurs sont tous excellents (mention spéciale à Elizabeth Moss). Mais la série souffre d'une perte de rythme et d'une conclusion un peu bancale, qui permettrait plus d'ouvrir sur une seconde saison. La beauté des paysages est en opposition totale avec ce qui ce passe sous nos yeux, d'une enquête sur une jeune fille en fugue (Tui) on passe par de nombreux et sombres rebondissements qui touche ce village recroquevillé sur lui même. Une mini série de qualité, qui n’atteint pas des sommets.
Magnifiquement servis par les paysages époustouflants de la Nouvelle-Zélande, Top of the Lake nous entraîne dans une histoire sombre, voire un peu trop d'ailleurs: viol en réunion, inceste, pédophilie, meurtre, trafic de drogues, secte... de quoi faire passer Délivrance pour un film de colonie de vacances! Les personnages, s'ils ne sont pas à proprement parlé attachants, sont suffisamment fascinants, et surtout très bien interprétés, pour nous subjuguer. Malgré un rythme très lent, qui s'accorde en fait très bien avec la noirceur et la complexité de l'histoire, on est captivé du début à la fin: les 7 épisodes se regardent facilement d'une traite! Si ce n'avait été pour la fin, un peu convenue, j'aurais mis 4,5 étoiles.
Seulement 6 épisodes pour cette série, un début, une fin, on sait à quoi s’en tenir et pour une fois, ce n’est pas si mal. J’ai lu quelque part qu’elle pouvait être comparée à twin peaks (la série) ; et oui les deux séries présentent des similitudes, sans toutefois se ressembler plus que ça au niveau de la réalisation et des épisodes. Ici, l'histoire se déroule en Nouvelle-Zélande, dans des paysages magnifiques, dans une petite ville. Deja la Nouvelle-Zélande c’est un peu la campagne, alors imaginez une petite ville de Nouvelle-Zélande, vous êtes carrément dans un trou perdu, et tout peu arriver. Une jeune inspecteur venant de la ville retourne dans sa ville natale pour enquêter sur un viol commis sur une mineure. Tandis qu’en périphérie de cette même petite ville une communauté de femmes s'installe et dérange par leur présence certains locaux, notre enquêtrice est confrontée au silence des habitants, à ses propres souvenirs qu'elle retrouve au contact des gens qu'elle y a connu dans son enfance, et surtout à une enquête bien compliquée. Voilà pour le petit résumé. La réalisation est assez... lente, et l'ambiance à l'image des génériques de début et de fin : mystérieuse. Mais un choix a été fait, celui d'opter pour une série mystérieuse, mais pas trop. Le mystère est latent, mais pas mis en évidence à chaque plan ou dialogue. C’est une enquête banale, dans un village banal, avec des gens communs, mais le tout sur fond de mystère. Il se passe des choses bien sur, mais chaque épisode déroule lentement le fil de l'histoire, et au final, la série peut se voir comme un film complet de 6 heures, avec forcement des longueurs. L'ensemble tient remarquablement la route, jusqu’à la toute fin du dernier épisode cette série devrait vous envoûter, sans toutefois vous tenir en haleine. Tout est dans le rythme, et ici c'est quand même lent !
Une fiction dans des paysages d'une beauté irréelle où on sent à tout moment que tout peut basculer pour des personnages finement créés avec une intrigue d'une grande intensité , c'est une vraie surprise télévisuelle. Du grand Jane Campion comme on l'aime
Bien sur, les habitués du vite fait bien fait vont être déçu. Jane Campion prends le temps de planter cette histoire inclassable et une ambiance "campion". je suis ravi qu'il existe encore des Réalisateurs pour prendre de tels risques. N'en déplaise au beaufs de la mains stream, du bon boulot avec une Moss qui confirme sa forte présence à l'Ecran (Mad Men).
Merci aux amateurs de séries ordinaires (du sang, du cul, du fric, des dialogues sans vocabulaires) de ne pas trop "pourrir" ce qu'ils ne comprennent pas.
Une ambiance lourde, un secret bien gardé, une nature superbe et des acteurs magistralement dirigés par Jane Campion. Un format motivant de quelques épisodes font de cette mini-série un très bonne ensemble. On est tenu en haleine jusqu'aux derniers instants. A découvrir de toute urgence... Néanmoins, j'ai été un peu déçu par la deuxième saison. Jane Campion toujours aux commandes nous sert une extraordinaire direction d'acteurs avec des personnages fouillés, décalés et très complexes mais qui se retrouvent dans une situation finalement très classique et qui n'apporte pas grand chose au genre et c'est bien dommage. Les paysages grandioses de la première saison manque et le cadre urbain nous laisse sur notre faim. Nettement moins bonne saison que cette deuxième prise, mais elle vaut au moins par ses personnages incroyables et dont Nicole Kidman est un fer de lance inattendu et quais méconnaissable.
J'ai regardé les deux saisons à la suite. Malgré les mauvaises critiques que j'ai pu voir, j'ai trouvé personnellement que cette série sort du cadre, ce qui la rend justement unique et originale. On change de décor pour découvrir un peu l'Australie et la Nouvelle-Zélande et admirer ces paysages splendides. Et on suit des personnages tous très différents mais tous très attachants joués par des acteurs très doués. La fin de chaque saison est inattendue et contre toutes celles qui sont si cliché. Je ne suis pas forcément pour une troisième saison, mais peut-être simplement pour retrouver Robin Griffin.
Au fil des années, on avait un peu oublié Jane Campion, dont la filmographie n'avait pas tout-à-fait tenu les promesses de "An Angel at my Table" et "The Piano". C'est donc avec un plaisir sans réserve qu'on retrouve sa patte si caractéristique dans cette "mini série" (6 épisodes d'une heure - telle que la série est publiée en DVDs, et non 7 épisodes de 50 minutes comme elle a été diffusée -, pas d'autre saison en vue) quasi parfaite qu'est "Top of the Lake" : condamnation sans appel du machisme, voire de la masculinité en général, peinture subtile de femmes fortes, mais clairement pas épargnées par la folie, respect prudent de la Nature envisagée comme une force supérieure, brutale dans sa splendeur, le tout souligné par une mise en scène à la fois patiente et précise, au fil d'une narration maîtrisant magnifiquement le cours du temps. Pour nous amener exactement là où Jane Campion le voulait, dans l'horreur de ces deux derniers épisodes terribles, bouleversants, où se révèle toute l'ampleur de l'intrigue, toutes les ramifications du comportement - qui semblait jusque là erratique - de personnages à la complexité peu courante, même dans le monde des séries adultes. On appréciera la beauté stupéfiante des paysages naturels de la Nouvelle Zélande (pas besoin du tout des ajouts digitaux de Mr. Jackson pour que ce "Paradise"-là soit magique !), la classe suprême d'un récit qui mise sur l'intelligence du téléspectateur (qui devra lui-même faire tous les recoupements pour comprendre réellement la "révélation" du dernier épisode…), et l'interprétation globalement excellente, même si la palme revient sans aucun doute à un Peter Mullan souverain ici, comme jamais. Bon, avouons quand même qu'on n'irait vivre pour rien au monde au milieu de la population décrite ici, et gageons que l'Office du Tourisme néo-zélandais n'a pas dû remercier Jane Campion autant que Peter Jackson !
J’aime habituellement le cinéma de Jane Campion, mais je n’ai que moyennement accroché à la série. Les premiers épisodes m’ont plu : l’atmosphère, les paysages magnifiques et les acteurs sont bons dans l’ensemble. Cependant, la suite se gâte, la faute à un scénario que j’ai trouvé franchement médiocre : il n’est pas fin, peu crédible spoiler: et certains retournements de situation sont franchement grotesques (ah finalement tu n’es pas mon frère) . Certaines scènes sont inutiles (toutes celles avec la pseudo-secte, les scènes d’amour sont également trop nombreuses et font vraiment remplissage). Bref, je m’attendais à plus de finesse en voyant le nom de Campion et je suis au final déçue.
Une première saison prenante, pour qui arrive à être saisi par l'atmosphère de ce petit village aux énigmes nombreuses. Les acteurs sont excellents, et l'enquête autour de la disparition de la jeune fille passionnante. "Top of the lake" alterne entre temps forts et temps faibles avec réussite. L'ensemble est donc savamment dosé, et la réalisation assez exceptionnelle. A voir.
Le feuilleton de Jane Campion est une grande réussite. Créant un climat oppressant, l'héroïne policière est bien un personnage de femme à la fois forte et fragile et surtout hors norme. Remarquablement filmé et photographié, brillamment interprété, "Top of lake", c'est un peu Clarice Starling à Twin Peaks. Belles références.