The Hollow Crown
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Daniel Schettino
Daniel Schettino

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Critique de la série
3,0
Publiée le 29 juillet 2019
The Hollow Crown nous permet de redécouvrir ces célèbres pièces de théâtre de William Shakespeare. Des 3 drames, seul Richard II, grâce à l’interprétation exaltée de Ben Whishaw, dégage une force et un mysticisme incroyables. On ne voit pas passer les 2 heures de la pièce, tant on est transporté par l'action et passionné par l'histoire. On remarquera quand même que Shakespeare ne prend pas de risque. Il est souvent sans concession envers des rois anglais dépossédés de leur couronne qui sont après assassinés. Par contre, peu de critiques pour l’usurpateur qui s'empare de la couronne et devient roi. Un peu pusillanime William Shakespeare. Je serais plus critique pour les 2 autres drames, Henri IV et Henri V. Le plus insupportable est sans doute le personnage "comique" de Falstaff dans le trop long Henry IV. Ce personnage a pris à sacré coup de vieux. Les interprétations vieillottes de Falstaff sont vraiment pénibles à supporter, et je plains sincèrement les collégiens britanniques qui doivent étudier cela, leur professeur pensant à tort, qu'ils vont s'amuser et rire, alors que ce n'est plus du tout le cas. Pourquoi ne pas rendre ce personnage actuel, en faire un "thug" avec des chaînes en or, un vieux rapper déjanté ? Il faut absolument dépoussiéré ce personnage qui ne correspond plus à rien dans notre monde actuel. Pour la pièce Henri V, on est horrifié par les propos du roi, qui passent vraiment mal à notre époque. Il menace et sous entend que les jeunes filles seront violées et les enfants tués si on ne lui livre pas la ville de Honfleur, et il n'hésite pas à faire massacrer des prisonniers de guerre. Les crimes de guerre sont donc à l'honneur et sans aucune critique chez Shakespeare. Ce qui rend le personnage vraiment antipathique.
*pierrot1244
*pierrot1244

1 abonné 32 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 28 avril 2019
Trois tragédies de Shakespeare jouées par de grands comédiens, dans des décors superbes, avec les moyens , les batailles et tout et tout de grosses productions. Sublime! Les mots de Shakespeare sont lumineux et majestueux et d'une incroyable modernité. On oublie très vite tout ça pour suivre les trois volets comme des films "classiques", juste mieux écrits que la moyenne de ce qui sort au cinéma. Si vous êtes arrivés aussi loin dans la lecture de ce texte, je me pose une seule question: "qu'est-ce que vous faites encore là et pourquoi ne regardez vous pas déjà le premier épisode?"
Ringelé Jean-Richard
Ringelé Jean-Richard

1 abonné 26 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 26 octobre 2025
Je visionne et revois cette série avec un plaisir jamais diminué.

De grans acteurs (dont Ben Whishaw, Andrew Scott, Tom hiddlestone, Rory Kinnear, Jeremy Irons Benedict Cumberbatch Tom Sturridge et .. Lambert Wilson) filmés par d'excellents réalisateurs, qui parviennent à allier la rigueur du texte (c'est Shakespeare, sans retouches) à de la scénographie moderne. Ces images permettent même une relecture de oeuvres, alors, encore une fois, que les textes sont intégraux.

Série que je me revois à peu près tous les trois le prochain visionnage, c'est pour très bientôt !
Pretty Little
Pretty Little

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Critique de la série
0,5
Publiée le 23 septembre 2022
Pas en français incompréhensible ! Donc je mets une étoile l histoire devrait être traduit dans tout les langues !
Et pas que en néerlandais et anglais sans aucun traduction !
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 866 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 30 mai 2026
"Let's talk of graves, of worms and epitaphs."

Suite de sept téléfilms d'une qualité égale sinon supérieure aux séries télévisées qui ont commencé à s'affirmer à cette époque (2012) comme art cinématographique à part entière, avec les budgets et les stars que cela induit, The Hollow Crown est avant tout un projet pharaonique dans sa conception : faire vivre en décors naturels, et dans une reconstitution à la fois précise et majestueuse, les pièces historiques de Shakespeare, de Richard II à Richard III en passant par trois Henry, cette période charnière où l'Angleterre guerroyait à la fois en France, héritage jugé légitime, et à l'intérieur même de ses frontières dans l'affrontement "des deux Roses".

Du talent, il en fallait pour que l'entreprise réussît à faire oublier An Age of Kings (1960), déjà production estampillée BBC. Jugez donc : Sam Mendes à la conception, des réalisateurices issus du théâtre télévisé et un casting hors normes. Il y a Ben Whishaw, d'abord, en Richard II superbe dans les deux sens du terme, mêlant l'emphase et l'arrogance avec légèreté et Rory Kinnear en futur Henry IV, sombre et pourtant légitime conspirateur, l'un et l'autre se répondant comme deux visions irréconciables du Moyen-Âge.

On pourrait regretter que le casting change dans la trilogie suivante, les deux Henry IV et Henry V, mais Jeremy Irons, explose littéralement d'une virtuosité telle qu'il a pu l'exposer dans quelques oeuvres, hélas mélangées à de mauvais choix. Tom Hiddleston, connu pour son interprétation figée de Loki dans l'univers Marvel, impressionne en jeune Prince Hal avant de devenir l'intraitable Henry V. Tom Sturidge joue quant à lui un Henry VI convaincant, à la fois lucide et naïf enfiévré par les malheurs du monde. Enfin, Benedict Cumberbatch arrive, talent suprême, à en faire trop tout en finesse dans le plus ingrat des rôles de méchant jamais écrit, jouissif.

Pour les seconder, on notera une foule d'interprètes de théâtre, de cinéma et de séries, révéré·es pour leurs partitions, tel·les que Patrick Stewart, Julie Walters, Michelle Dockery, John Hurt, Lambert Wilson, Geraldine Chaplin, Sophie Okonedo, Anton Lesser, Hugh Bonneville ou Judi Dench. Du gratin.

La réalisation et les adaptations sont, elles, assez inégales, les deux Henry VI souffrant ainsi d'un parti pris plus spectaculaire et donc un rien plus vulgaire. On sent que l'ombre de Game of Thrones a plané sur la conception artistique de cette partie, avant que le souffle shakespearien, glaçant et ne manquant pas d'humour noir, ne revienne dans la dernière.

Au final, série à la fois historique dans sa reconstitution matérielle et littéraire dans sa conception linéaire, The Hollow Crown réussit son pari de servir l'oeuvre multi-séculaire du barde anglais dans un spectacle beau, intelligent et, souvent, terrible.

"All murdered. For within the hollow crown that rounds the mortal temples of a king, keeps Death his court."