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Hantor09
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Critique de la série
4,0
Publiée le 24 juillet 2014
INTELLIGENCE... Audace du sujet et de son traitement... Excellence de l'interprétation... Justesse du rendu de l'ambiance des années 80 (sans clichés)... Subtilité de la psychologie des personnages (sans sombrer dans le détestable "fort et fragile à la fois")...
Toutes choses qui caractérisent cette excellente série, au très fort potentiel, mais qui sont difficilement compatibles avec la loi des "ratings" (audimat) qui sévit de plus en plus aux US. Pas que là d"ailleurs,
En espérant que AMC aura l'audace de prolonger la série pour une saison 2, qui leur permettrait de révéler son plein potentiel (et donc de lui attribuer ici sans hésiter cinq étoiles). Dans le cas contraire, la saison 1 nous aura au moins permis de constater qu'il est encore possible d'oser, ne serait-ce que le temps d'une saison, une série préservée du nivellement culturel, intellectuel et même neuronal vers le (très) bas.
(...) En associant les années 80 avec l’informatique, les créateurs Christopher Cantwell et Christopher C. Rogers, surfent sur la nostalgie d’une époque revenue à la mode, en attestent les sorties de Ping Pong Summer ou Les Gardiens de la Galaxie, et un outil qui est devenu incontournable au 21ième siècle, déjà traité sous le ton de la comédie dans l’excellente série d’HBO Silicon Valley. (...) Le plaisir de suivre l’évolution des rapports entre des personnages atypiques, est la principale qualité de la série. En se focalisant sur un trio, le casting n’avait pas droit à l’erreur. Là aussi, c’est réussi avec Lee Pace en leader, bien loin de son personnage dans Pushing Daisies. Il revient dans un rôle sombre, ou ses faux-airs de John Cusack et sa grande carcasse font merveille. En opposition, Scoot McNairy avec son frêle physique, sa barbe et sa situation familiale stable, en apparence. Un génie au rêve brisé, retrouvant de sa splendeur au contact de Lee Pace, pour le meilleur et le pire. Mackenzie Davis, au physique androgyne, des airs de Robin Wright avec sa blondeur, en contradiction avec la noirceur de Lee Pace et Scoot MacNairy. Elle est encore naïve, n’a pas encore été confrontée au monde du travail et à son vice. Elle est le rayon de soleil, mais pas une victime. Chacun a sa personnalité, mais surtout, un fort caractère. (...) Malgré de bonnes notes et des critiques élogieuses, la série n’a pas rencontré son public. On reste suspendu à la décision d’AMC de renouveler celle-ci pour une seconde saison, au risque de nous laisser sur notre faim, sans nous offrir un dénouement digne de la qualité de cette série originale et captivante.
Cette série est tout simplement sublime.Elle est d'une qualité incroyable de par les acteurs et également la bande son qui est excellente et qui s'adapte parfaitement aux situations de la série.Les personnages doivent surmonter de nombreuses épreuves qui mettront en péril le projet de la création de l'ordinateur personnel et c'est autour de cela que se concentre la série. Malheureusement elle reste méconnue du grand public mais est renouvelée pour une saison 2 .AMC nous livre encore un show de qualité qui pourrait très bien égalé breaking bad ou mad men !
Fan de Lee Pace, ma curiosité se devait de passer par là. J'ai souvent du mal à entrer dans une série et "Halt and Catch Fire" n'a pas fait exception, mais les trois premiers épisodes passés, tout devient clair et enjoué. La deuxième saison commence fort quant à elle. La spirale continue et fascine toujours autant. Je ne connais rien au langage informatique mais la profondeur et l'intensité des personnages créent un intérêt et un charme rares. C'est prenant ! En espérant une suite... Hey Joe, I'm gonna miss you.
1983, la préhistoire de la micro-informatique... c'était un véritable petit chaudron un peu (peut-être) comme peut l'être l'avènement de la réalité gerbuelle incessamment sous peu bientôt... ou pas. Un jour... La difficulté de créer et de lancer une nouvelle machine est admirablement rendue et restituée dans cette série, ce saut dans l'inconnu et ses ambitions démesurées, les défis et les sacrifices que cela comporte.
Ici, ça se passe à Dallas et justement, on se croirait dans "Dallas", ouais Dallas avec JR, Bobby et tutti quanti. Je me doute bien que les entourloupes et les tours de passe-passe sont sûrement légion dans les entreprises américaines au taquet mais tout de même, les personnages de cette série sont tous dignes de jouer dans Dallas et non, ce n'est pas un compliment.
Cela signifie qu'on sombre dans une caricature permanente du premier au dernier épisode (de la première saison en tout cas !) et qu'à cet égard Joe et Cameron remportent la palme ! Voir tous ces personnages se tirer dans le dos puis se raccommoder, coucher et découcher, sabrer le champagne et que sais-je encore, laisse pantois et fortement dubitatif. Notez que les acteurs ne sont pas en cause et se révèlent tous excellents : le souci est à voir du côté de l'écriture outrée...
Peut-être est-ce spécifique au Texas me direz-vous : au Texas, on est comme ça : on profère des menaces de mort dès qu'on hausse le ton et quand on aime pas ces "sales voitures japonaises", on fait une fête entre nous et on file des coups de masse sur une Datsun. Chacun son tour. On aime bien rigoler, ouais ouais.
Néanmoins, tous ces aspects excessifs participent au rythme sans faille de l'aventure d'autant que la mise en scène est assurément soignée mais on aurait aimé une approche plus sereine tout en restant un minimum réaliste. Là, on retient surtout que les gens de ce milieu sont tous des tarés et que les heures supp' (non payées) les rendent fous.
Ce n'est pas le réalisme mais la crédibilité qui prend un coup sévère sur la tête. On a trop souvent l'impression d'assister à une thérapie de groupe de névropathes dans Halt and catch fire. Espérons qu'ils soient vraiment guéris dans la prochaine saison.
j'ai rarement regardé une série d'une telle qualité. Les personnages , notamment le quatuor Joe / Cam / Gordon / Donna, évoluent de façon crédibles, portés par un Lee Pace impeccable à son habitude, et un Scoot McNairy des plus crédibles. Pas de gentils, pas de méchants, juste des "gens". Je déplore juste la traduction française, moins "punchy" que la VO, c'est dommage pour les téléspectateurs ne comprenant pas l'américain. Vivement la diffusion de la saison 2 cet été... et bien que ça paraisse utopique, pourvu qu'une saison 3 voit le jour en 2016...
Excellente série, assez réaliste d'ailleurs, très bons acteurs dont plusieurs du casting de Argo. Relate l'expansion d'une entreprise d'informatique dans les années 80 et sa lutte avec IBM. Diffusée 2 jours après sortie US sur Canal. Impeccable.
Un rythme de film d'action autour de la production d'ordinateurs dans les années 80. Cette série est un chef d'oeuvre de rythme et de jeux d'acteurs.Quelques incohérence mais je les ai vite oublié tant la série m'a plu! A voir!
Cette série passionnante nous plonge avec réalisme dans les débuts de la démocratisation du PC, du côté des coulissent des entreprises. J'ai dévoré la première saison telle un reportage nous plongeant en caméra caché dans les débuts de la mise au point de l'informatique grand public. Les années 80 sont reproduites fidèlement et comparer avec le progrès accompli de nos jours est fascinant. Les personnalités des personnages sont toutes détonantes, surtout celle du personnage principal, qui nous époustoufle de plusieurs rebondissements. Mais ce qui reste le plus addictif dans cette saison 1, c'est de savoir si cette équipe de geeks attachante va parvenir à son but, dans le monde super concurrentiel et sans scrupule des entreprises !
Une claque monumentale. Un jeu d'acteurs formidable aux émotions réelles, un scénario passionnant pour qui s'intéresse un peu à l'informatique. A ne louper sous aucun prétexte. Rien à voir avec le navet d'HBO.
Beaucoup aimé cette série rétro qui parle d'un temps et d'une époque que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaitre... Ca s'adresse à des geek mais décrit bien l'esprit de cette époque ou l'on pouvait créer de toute pièce un ordinateur portable dans un garage. J'adore Cameron la codeuse de génie qui a besoin qu'on la "débloque" de tant en tant pour terminer son Bios...
Halt & Catch Fire est de retour pour une seconde saison. La série a subit quelques changements, spoiler: Joe n’étant plus le centre de toutes les attentions et laissant un peu plus de place à Cameron et Donna pour Mutiny, leur nouvelle société de jeux en ligne.
Ce changement s’est avéré positif car l’enracinement permanent de la série dans la révolution technologique et le focus sur Joe tendait à nous faire passer à côté d’autres personnages très intéressants. Les créateurs de la série ont également décidé de se tourner vers un autre aspect de la personnalité de Joe. Au lieu du Joe hors de contrôle que nous connaissons, nous découvrons dans cette deuxième saison un homme luttant pour se réconcilier avec sa nature intérieure alors que le monde autour de lui ne l’y autorise tout simplement pas.
Malgré ce changement de direction, spoiler: le maillon faible de la série reste Gordon . La chute libre de ce personnage au comportement bizarre a été expliqué rétroactivement par spoiler: la prise régulière de cocaïne et une lésion cérébrale dégénérative, mais malheureusement cela n’est pas suffisant pour rendre le personnage convaincant et/ou attachan t. En proie à la paranoïa, Gordon a du mal à se rendre sympathique. Les deux personnages de Donna et Gordon ont tout de même livré une prestation exceptionnellement émouvante à la découverte de la maladie de Gordon. Bien que j’ai apprécié sa nouvelle relation avec Joe au fil de la saison, je trouve dommage qu’il reste un personnage extérieur à Mutiny alors que tous les autres protagonistes sont activement engagés dans l’entreprise.
Les débuts de Mutiny sont remarquables et montrent Donna et Cameron main dans la main, diriger la compagnie. Même si elles ne sont pas toujours d’accord, leur passion pour Mutiny les rapprochent plus qu’elle ne les divisent. Voir Cameron sortir de l’ombre en soutien à Donna en temps de crise fut très intéressant dans le sens où nous pouvons observer Cameron grandir. De son côté, Donna est forcée d’adopter une attitude plus sereine et de renoncer à une certaine partie de sa personnalité qui souhaite tout contrôler. Nous découvrons de nouveaux aspects de leurs personnalités respectives et les créateurs ne se sont pas privés de les explorer.
Tombé dessus par hasard, cette série m'a accroché dès le pilote. Le rythme, les personnages ou encore cette ambiance année 80 où tout restait à faire en informatique en font une série unique.