Série historique à la croisée du Moyen-Age et la Renaissance, j’aurai été persuadé au vu de l’orthographe du titre, qu’il s’agissait d’un programme espagnol et donc, la vie de la monarchie latine. Mais non, mis à part ce détail,
jamais je n’avais assisté à un programme proposant un si grand nombre d’actrices en rôle principal, même s’agissant des dames de compagnie (donc rôle secondaire) de notre princesse devenant reine sur la fin, elles n’en sont pas moins restées de côté. Une longue intro comme on n’en connait évidement plus aujourd’hui mais permettant un développement plus riche avec nombres de premières scènes clé sur les coulisses des machinations royales, vie quotidienne et surtout, les intimités de chacune. Adelaide Kane incarne cette jeune reine qui comme toutes les autres avant et après elle, se voit confier la souveraineté d’une nation alors qu’encore « ados » à certains égards, elle se forge un charisme jour après jour et impose sont style mais pas sans difficultés. Face à elle, Megan Follows campant à l’inverse, la souveraine française autoritaire, droite dans ses bottes, un parler assurer et ne laissant personne ou presque l’insulter. Celina Sinden, Caitlin Stasey, Anna Popplewell (trilogie « Narnia »…) & Jenessa Grant forment ce quatuor royal, 4 jeunes femmes « secondaires » mais tellement principal au récit et s’impliquant à 100% au développement du programme. Chacune allant connaître les messes basses et futurs mariages d’alliance, ce qui reste paradoxale compte tenu de leur titre. Caitlin ayant à tous point de vue le rôle le plus mis en avant en tant que maîtresse / favorite du roi. Séductrice naturelle et mettant la gent masculine à ses pieds, chacune de ses scènes est prenante. Toby Regbo & Torrance Coombs sont le duo « fraternel », royal et se voyant par avenir certains la couronne française mais chaque relation, décision et partis pris change les donnes. Une « complicité » d’écran prenante au milieu de ces dames. Le roi, allures machos et pervers à ses « heures perdues », Alan van Sprang se ménage à 200% avec un charisme faisant froid et un parler aussi autoritaire face à leur jeunesse n’ayant aucun mot à dire ou presque. Un récit d’intro long donc mais permettant presque facilement de suivre les ascensions, chutes, gloires et défaites des uns, romances et manipulations, coups bas et intimidations, rien n’est trop à la cour pour parvenir à ses fins. Les derniers ép montrant une envolée caractérielle et lyric de notre roi, mentalement déranger ou victime de poison, les ambitions trop volumineuses le rende rapidement infréquentable. Enfin visuellement, rien à dire, le mélange Moyenâgeux / Renaissance est parfait, costumes à toute épreuves et ensemble décoratif accomplis. Aucun rajout numérique faisant de l’ensemble un régal visuel
. Mes seuls bémols sont l’absence de petites violences, un peu de mordant aurait peu être dynamiser l’ensemble, quant aux dialogues, là aussi très gentillets et soutenus (respecter pour l'époque encore heureux mais voilà) à voir par la suite.