The Young Pope
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Shiba Otoko
Shiba Otoko

56 abonnés 341 critiques Suivre son activité

Critique de la saison 1
1,5
Publiée le 5 juin 2025
La série, comme on pouvait certes s'y attendre, propose une satire anticléricale peu inspirée. En dépit des efforts de bons acteurs, elle sonne faux dans sa tentative de restituer le milieu très particulier du Vatican. Les idées paraissent datées en outre, figées dans la critique progressiste des années 1970. S'y ajoute aussi un manque évident de finesse dans le propos, les personnages, les situations.
black B.
black B.

47 abonnés 533 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 25 novembre 2016
Si Pie XIII à bien existé, il n'a effectivement pas eu le succès de notre cher Jude Law. C'est le genre de série où il faut plus chercher les défauts, que les qualités, si on souhaite en donner une critique constructive, parce qu'effectivement, les acteurs sont très bon, l'écriture très soignée, et la Bande son magnifique.. Mais on peut tout de même lui reprocher de parfois sombrer dans la facilité, entre autre certaines réactions de Jude Law trop prévisible, alors qu'il était beaucoup plus surprenant en début de saison.. Mais la série remonte net le niveau pour une fin de saison particulièrement réussi. Elle rattrape donc de justesse son 4/5
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 18 novembre 2016
cette première incursion de Paolo Sorrentino dans l’univers des séries est une grande réussite. The Young Pope est à apprécier sur la durée de ses dix épisodes d’une cinquantaine minutes.
Julien P
Julien P

15 abonnés 153 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 28 janvier 2021
C'est l'une des meilleures séries que j'ai pu voir. C'est un coup de cœur !! Magnifique ! J'en suis dingue. À voir ! À revoir ! Les acteurs, la bande son, le scénario tout est simple excellent.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 280 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 20 août 2017
Oui, il y a maintenant autant de créativité, de liberté, de provoc même..... dans les séries télévisées qu'au cinéma. Voire plus.... 

          Il ne faut pas manquer d'audace pour proposer The Young Pope aux téléspectateurs.

          Argument: la Curie romaine élit un jeune pape américain. A la suite de manoeuvres d'appareil plus ou moins ragoûtantes..... Lenny est jeune, donc, beau garçon (c'est Jude Law, jamais sans doute aussi bien mis en valeur. Le blanc lui va à ravir....) et naturellement, on s'imagine qu'il va révolutionner le petit monde vaticanesque avec des propositions novatrices, mariage des prêtres, théologie de la révolution..... Que nenni! Evidemment, on n'attend pas du grand Paolo Sorrentino autant de facilité. Au contraire, Lenny est réac au dernier point. Arrogant, prétentieux,  glaçant, toujours protégé par la fumée de sa cigarette (il est frugal et ne boit que du coca, mais qu'est ce qu'il fume!), refusant d'apparaitre en public, de s'adresser aux cardinaux décontenancés, et surtout réac, réac, réac. Entre autres mesures, il interdit que l'on donne l'absolution à une jeune femme s'accusant d'avoir avorté; les candidats à la prêtrise font l'objet d'enquêtes inquisitoires destinées à détecter de présumées tendances homosexuelles, ce qui conduira l'un d'entre eux au suicide.

            Lenny a été abandonné à l'orphelinat, et son obsession est de retrouver ses parents. Mais il a eu toute l'affection de soeur Mary, qu'il fait venir pour lui servir de secrétaire particulière (épatante Diane Keaton), qui veille sur lui mais, malheureusement, le prend pour un saint..... (comme c'est valorisant d'avoir élevé un futur saint!!). Et sur le plan de l'interprétation, qui dire de celle de Silvio Orlando, le cardinal Voiello, secrétaire d'état, politicien rusé et assez fin, d'ailleurs, pour ne pas se heurter frontalement au jeune Pape. Il est grandiose!

            Lenny adore se faire voir en prière, à genoux, indifférent à son entourage. Mais quelle est sa foi? Croit il vraiment? En fait, jusqu'au bout, où le jeune Pape semble se départir un peu de sa rigidité, il restera un mystère et, sans doute on finit par être un peu agacé par la façon dont le réalisateur nous manipule....

            Images baroques, images surréalistes, Sorrentino déploie tout son immense talent. Et, naturellement, on se doute bien que l'image qu'il nous donne du Vatican et de la Curie romaine est supportée par des conseillers avisés; enfin, il fallait être italien pour réaliser ce petit bijoux de série, excitante, et qui a eu beaucoup de succès, preuve que, quoi qu'on en dise, la qualité paye!!
anonyme
Un visiteur
Critique de la saison 1
0,5
Publiée le 4 novembre 2016
Cette série n'a aucun intérêt. Elle ne présente que des clichés, ce n'est même pas un biopic, ce n'est rien d'autre que l'histoire d'un homme d'église pervertie par l'argent et le pouvoir. Une histoire totalement fictive qui à la volonté à se présenter comme un histoire réaliste. C'est sale.
Fabian Vallier
Fabian Vallier

10 abonnés 16 critiques Suivre son activité

Critique de la série
2,0
Publiée le 3 mai 2020
En un mot: ennui.
Ha, ça ! les acteurs sont bons, les images très belles, la musique plutôt bien... mais c'est très loin d'être suffisant.
Une série surcôtée saupoudrée de porno-chic et autres scènes dénuées d'intérêt.
Il ne se passe au final rien... déception totale.
Pas de surprise, pas de folie révolutionnaire, trop de personnages aux histoires inintéressantes voire inutiles... rien !
Pierricdrai
Pierricdrai

13 abonnés 118 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,0
Publiée le 2 février 2025
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Lenny Belardo a de quoi être satisfait. Ce matin, contre toute attente, il se réveille pape. Ce jeune cardinal américain de 47 ans n’était pas le favori de cette farouche compétition. Mais avec le jeu des alliances propre à cette élection, il a fini par l’emporter au détriment de son mentor, le cardinal Spencer. Cette victoire, il la doit en partie au cardinal Voiello, maître conspirateur du Vatican, qui a appuyé cette improbable candidature en pensant que le « jeune » homme serait à coup sûr plus manipulable que son aîné, jugé trop conservateur à son goût. Mal lui en a pris.

Si vous regardez « the young pope » afin d’assister à une diatribe anti-religieuse, passez votre chemin. En effet, la série ne cherche pas à dénoncer cette institution qui ne semble ni meilleure, ni pire qu’une autre malgré les manigances qui s’y trament. De même, la religion chrétienne n’est pas directement critiquée en tant que telle. En effet, les notions de compassion et d’amour de son prochain ne seront pas vraiment dévoyées par les acteurs de cette histoire. L’objectif de Paolo Sorrentino est plutôt de disséquer la psyché d’un homme et de faire le parallèle entre son parcours individuel et la manière qu’il a d’exercer son pouvoir.

Dans cette optique, placer l’action de son histoire au Vatican n’est évidemment pas anodin. Car qui possède une influence aussi mondialisée que celle du pape ? Celui-ci livre son message sur l’ensemble des peuples de la planète : il est un guide spirituel et sa voix se veut universelle. Or, il se trouve que Lenny prône une parole d’un conservatisme moral absolument sidérant. Mais que ce soit pour évoquer la place perdue de l’église dans la société, l’homosexualité ou l’avortement, la radicalité de son propos ne peut avoir de poids que si elle est portée par un homme hors du commun. Et c’est ainsi que nous est montré ce pape incarné de manière assez exceptionnelle par Jude Law dont la gueule d’ange et les yeux bleus contrastent magnifiquement avec la violence de ses plaidoiries. Aussi effrayant qu’envoûtant, il représente efficacement la main de Dieu, parfois bienfaitrice, souvent diabolique. Et si les longues diatribes qui ponctuent le récit sont parfois un peu confuses, elles restent souvent passionnantes et très bien écrites.

Mais là où la série est une vraie réussite, c’est qu’elle n’est pas didactique et les attitudes de Lenny s’expliquent avant tout par son vécu qui déteint sur la vision qu’il se fait du monde et sur ce qu’il veut lui imposer en miroir. La foule des fidèles, cette enfant qui n’attend pour vivre qu’un geste de tendresse de son patriarche, en fera directement les frais. Dans ce cadre, le Vatican, ville état séparée du monde, est une prison dorée dans laquelle se débat ce pape oisif, enfermé dans ses convictions comme il l’est dans ses jardins et dans son passé. Mais petit-à-petit, suite aux événements qui découleront de ses prises de position, cet homme complexe et ambivalent connaîtra le doute et s’interrogera sur sa foi. A ce titre, l’évolution narrative du personnage est plutôt bien menée et cohérente, quoiqu’un peu extrême sur la fin.

Enfin, le cadre de la religion permet à Paolo Sorrentino de laisser libre cours à son imagination de cinéaste. Pour cela, il va d’abord centrer sa mise en scène sur les contrastes que lui offre son personnage : à la fois jeune mais conservateur, sportif mais fumeur compulsif, à l’allure moderne mais affublé d’un chapeau papal risible. La lumière divine qui se dégage de sa soutane d’un blanc éblouissant peine à masquer la noirceur de son esprit. D’un point de vue musical également, le chant grégorien laisse place à une musique pop voire électro qui vient vivifier un genre souvent austère et renvoie à la jeunesse supposée de son héros. De surcroît, cette bande-son procure à l’ensemble une ambiance toute particulière assez atypique et vraiment envoûtante. Enfin, le contraste est également de mise au sein même de la narration. Ainsi, le double discours pontifical, symboliquement chargé (mais réussi), en est un parfait exemple. De même, à défaut de cathédrale, les prières appuyées du pape peuvent se dérouler au beau milieu d’un parking d’autoroute avec pour seul éclairage les phares des camions. De tout cela se dégage une mise en scène et une photographie très travaillées, parfois un peu trop maniérées, mais foncièrement modernes.

Cerise sur le gâteau, Sorrentino va même profiter de l’occasion pour distiller dans son récit des miracles et des visions, éléments baroques propres au genre mais devant être bien utilisés ! A ce niveau, on pourra tout de même juger un peu superflu le traitement de la relation qu’entretient Lenny avec Ludivine Sagnier, une fidèle auquel il apportera toute son attention. Mais par ailleurs, ceux-ci ajoutent plutôt au mystère de ce pape mi-ange, mi-démon en plus de renforcer l’onirisme de l’ensemble. Ils viennent surtout nous rappeler qu’il s’agit bien là d’une fiction et que le réalisme n’est pas l’objectif principal de son auteur. Au final, « the young pope » se veut aussi instructive que divertissante, aussi allégorique que poétique, aussi bavarde que visuellement élaborée. Elle mélange tous ces éléments avec une certaine classe, ne délaissant jamais son propos et ses personnages. Et si l’action se déroule dans les hautes sphères du pouvoir, il faut comprendre que chaque individu, à son niveau, est responsable de la manière dont il use de son autorité sur son entourage.
sam_eclate
sam_eclate

9 abonnés 29 critiques Suivre son activité

Critique de la série
4,5
Publiée le 14 janvier 2022
C'est beau, c'est bien joué, c'est intéressant, on sent la touche fellinienne de Sorentino bref c'est du grand cinéma sous la forme d'une série.
En 4 mots : à ne pas rater !
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 8 mars 2017
Mon avis est le suivant : cette série touchera différemment les gens selon leur attachement aux questions divines avec, il me semble, une portée supérieure pour ceux qui auront grandi dans la chrétienté. Ainsi cette série gagne-t-elle mes plus grandes faveurs parmi celles que j'accorde aux autres bijoux que sont 'westworld', 'breaking bad', 'the walking dead', 'the office (us)', le terrible 'sherlock' ou encore l'inégalé 'kaamelott'. L'oeuvre se goûte comme la profession de foi de l'auteur, accompagnée de l'interprétation édifiante de Jude Law qui nous confond en plusieurs occasions en feignant le fruit de 30 ans de vie apostolique. Le résultat est fort amusant, des multiples raisons qui poussent un homme à épouser un dieu telles que confessées par les protagonistes jusqu'à ses multiples bassesse telles que révélées au travers du regard d'un saint. Une beauté visuelle et des dialogues mémorables nourrissent le récit, accompagné d'une musique électro enivrante. La série explore intelligemment les thèmes brûlants du Vatican, comme la dissociation du bien et mal prônés par l'homme moderne d'avec le bien et mal dictés par ses maîtres. Je disais au début de mon avis que la série aura une plus grande portée pour ceux qui auront grandi dans la chrétienté, mais c'était évidemment un leurre. Cette série est un pur divertissement, un bonbon pour l'âme de tous ceux qui travaillent à aimer Dieu. Bises.
Martin P
Martin P

11 abonnés 52 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 21 janvier 2026
Série visuellement et narrativement de haute facture, du pur Sorentino, jouissif et tendu, un brin kitch et virtuose. Et Jud Law est immense. Du pur plaisir.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
5,0
Publiée le 9 novembre 2016
À la fois tres sérieux et très drôle, La série intelligente de l'année, servie par des jeux d'acteurs excellents!
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
0,5
Publiée le 27 novembre 2016
Franchement très décevant le concept aurait pu être très sympa et donner un regard plus moderne et original de l'église maIs tout au contraire cette série est ennuyeusement rétrograde et décevante !!!!
Très très déçu et que dire du dernier épisode .........
Enki Dou
Enki Dou

9 abonnés 55 critiques Suivre son activité

Critique de la série
5,0
Publiée le 12 février 2017
The Young Pope n'est pas vraiment une série, c'est un long film. Et un film magnifique de bout en bout. On est un peu dérouté au début, on ne comprend pas tout de suite de quoi il s'agit, et ce n'est que petit à petit qu'on se rend compte que le film parle avant tout d'amour. Il parle aussi, parce que l'amour peut se cacher derrière tout ça, et parce que c'est la vie, aussi, de pouvoir, de l'extrême solitude du pouvoir ; et du poids de la responsabilité ; de la foi, de ceux qui l'ont et de ceux qui doutent ; de l’Église catholique, dans ce qu'elle a de profondément original et ce qu'elle a de profondément humain, c'est-à-dire de semblable à toute organisation). Et il parle de tout cela avec une grande originalité, dans la forme et dans le fond, et dans le même temps une finesse, une sensibilité, une profondeur, une richesse, une humanité, une justesse, une vérité, et surtout une force, impressionnantes. Rien n'est jamais ni mièvre, ni banal, ni superflu, ni artificiel, ni pesant. Les images sont d'une grande beauté formelle, la réalisation est juste et rigoureuse, l'accompagnement musical est subtilement décalé. Les acteurs sont tous formidables : Jude Law est exceptionnel dans son rôle de pape séducteur, profond, tourmenté et paradoxal, si complexe que ni lui ni ceux qui l'entourent ne réussissent à savoir vraiment qui il est. Cécile de France est parfaite. Et une mention spéciale pour Ludivine Sagnier, qui illumine tout le film de sa diaphanéité raphaelienne, comme Monica Vitti chez Antonioni. Un film exceptionnel.
anonyme
Un visiteur
Critique de la série
4,0
Publiée le 14 février 2017
Malgré quelques longueurs, The Young Pope nous tient en haleine jusqu'au dénouement qui ne pas déçue sans m'éblouir. La série s'articule surtout autour du personnage principal, et j'ai trouvé dommage que la force et la cruauté dont il fait preuve s'estompent quelque peu au fil des épisodes. Mais le personnage reste attachant et surprenant, à la fois sensible et intransigeant. Les textes sont très réussis et donnent à réfléchir, le style de Sorrentino est divin (sans mauvais jeu de mots) et le montage ainsi que la musique sont parfaits.