Supergirl
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AlexLaloix
AlexLaloix

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3,0
Publiée le 28 juin 2022
Après "Arrow" qui s’est achevé en 2020, c’est au tour de "Supergirl" de tirer sa révérence avec sa sixième et dernière saison sur The CW. Pour ses ultimes aventures, l’héroïne kryptonienne de National City et sa super-équipe affrontent pour la dernière fois un nouvel ennemi dans une quête aux totems de tous les dangers. Alors qu’on s’attendait à une conclusion épique, cette saison finale est malheureusement décevante. Peu surprenante et sans intérêt, l’intrigue qui s’étend sur vingt épisodes lassants n’est pas vraiment à la hauteur d’un adieu. D’autant plus dommage quand les nombreux personnages du show n’ont plus rien à raconter, notamment Supergirl qui fait du surplace depuis le départ de Mon-El, bien que la performance de Melissa Benoist reste toujours aussi formidable. Néanmoins, l’épisode final qui voit le retour des personnages de la première heure propose toutefois un dénouement satisfaisant pour son héroïne après six saisons d’aventures.
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13/20
Critique sur Supergirl (saison 6)
Vue du 29.04 au 18.06.2022 sur SérieClub
Zebedee_Balistique
Zebedee_Balistique

15 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 février 2022
La série longtemps connue comme la pire du Arrowverse (bien que Batwoman ait récemment chipé ce titre) arrive (enfin) à son terme avec cette sixième saison.
La série nous aura prouvé sur 4 saison qu'elle était capable du pire, mais avec sa quatrième saison qu'elle était surprenamment capable de produire quelque chose de très bien. Alors, ne vous inquiétez, la saison 4 n'était qu'un heureux accident, car cette saison 6 n'est autre que la quintessence même de tout ce qui ne va pas dans cette série.
Alors pour un petit peu de contexte, il se trouve que les auteurs ont appris que cette saison serait la conclusion de la série après avoir écrit et ré-écrit la saison, ce qui les a forcé inévitablement à tortionner leur scénario pour qu'il corresponde à une conclusion tout en ayant très peu de temps. Du côté du budget bon pas de surprise, bien que son spin-off Superman et Lois ressemble à un film, ici les effets spéciaux sont toujours aussi atroces, et pourtant il semblerait que les personnes en charge n'aient pas la moindre idée de comment optimiser, en choisissant par exemple des modèles plus simples, ou en utilisant moins. A croire que ces six années ne leur ont rien appris. Ajoutons à ça le fait que Melissa Benoist, actrice principale, était enceinte, et vous obtenez là un combo absolu.
Entrons dans le vif du sujet. La saison démarre par la fin de la saison 5, raccourcie par le Covid. On a donc le droit à la conclusion d'un scénario peu intéressant qui de toutes façons n'aura aucune conséquence concrète. Enfin si quand même, spoiler: Lex Luthor envoie Supergirl dans la Zone Fantôme, une des rares scènes de cette saison qui m'aura fait plaisir.
Cet homme est clairement un héros.
Cela nous mène à deux histoires : une première sur les Supers-Amis (mon dieu mais ce nom, on a l'équipe Arrow, l'équipe Flash, l'équipe Batwoman, les Légendes et… les Supers-Amis) spoiler: qui idéalisent clairement Kara et essaient de la ramener.
Entre des scènes d'actions nulles, des interactions inintéressantes, on a tout de même le droit à deux épisodes appréciables, qui sont centrés sur Nia et Brainy, dans un voyage temporel avant tout comique, comme si finalement les auteurs de la série seraient bien meilleurs à écrire Legends of Tomorrow.
spoiler: En parallèle, Supergirl évolue dans la Zone Fantôme, avec un astucieux mélange entre le ridicule et le prévisible. Une histoire que je vous conseille de regarder dans la série Agents of Shield qui l'avait très bien fait car la version de Supergirl ne présente aucun intérêt. Elle y retrouve au passage, grâce à la magie du hasard, son père, qui passait par là. Et si vous vous demandez ce que ces retrouvailles amènent à l'histoire, vous avez déjà fait plus d'efforts que les auteurs. Il ne se passe strictement rien, il ne revient même pas pour le final. Puis Supergirl revient, et on se lance dans une quête pour récupérer des Totems magiques éparpillés partout dans l'univers… ah non pardon éparpillés partout sur Terre sans qu'il y ait une raison particulière à cela… ah non pardon éparpillés partout sur Terre mais surtout dans National City, parce qu'on en a plus rien à faire après tout. Le tout avec évidemment rien d'intéressant à dire ou à faire, mais surtout avec un final rempli d'abord d'actions qui, sans surprise, n'égale toujours pas le combat face à Reign de la saison 3 (pourtant il est pas incroyable non plus) mais qui vient tout de même combiner sa nullité à une stupidité à des incohérences à… J'ai rarement vu un tel abandon
. On a au passage le droit aux merveilleux messages sociaux, avec "No touching without consent" envoyé pendant un combat face à un monstre, comme si les auteurs se parodiaient eux-mêmes. spoiler: Une fois qu'ils ont récupéré l'aide de la mère de Supergirl qui passait par là avec un fusil laser et de James qui passait par là car tout le monde passait par là,
on termine façon cartoon afin d'illustrer au spectateur la farce qu'est la série qui lui est proposée. A défaut de m'étendre sur chaque passage, je me dois de parler un peu du moment spoiler: où Supergirl décidé d'absorber une importante quantité de l'énergie du Soleil pour combattre la méchante. Le soucis est que cela devrait causer de sérieux problèmes au Soleil, donc c'est dangereux. Finalement, à 5 secondes de la fin du processus, Kara remet en question ce choix, réfléchit pendant au moins 10 secondes avant de tout annuler, et comme chacun sait, toute l'énergie qu'elle avait donc accumulée a disparu, et le Soleil va bien car elle a interrompu le processus moins de 5 secondes avant la fin, il est clair qu'aucun dommage n'a pu être causé.

Mais bien évidemment que serait cette série sans ses messages ? On retrouve tout d'abord avec les Totems un questionnement sur la nature humaine, où l'on nous explique que sans la peur, on se foutrait sur la gueule, que sans l'amour, on se foutrait sur la gueule, que sans l'humanité, on se foutrait sur la gueule… Une répétition qui vient souligner la vacuité du propos tout en vous ennuyant lorsque c'est la troisième ou quatrième fois que vous voyez des gens se taper dessus un peu partout sans la moindre conséquence derrière. On a également le droit à Blind Spots, un épisode écrit par une des actrices, qui nous explique que les Supers-Amis causent en fait des problèmes dans le racisme et la discrimination. Grâce à une méconnaissance parfaite de la série, l'épisode se prend tellement les pieds dans le tapis qu'il en vient à nous balancer de but en blanc que le génocide n'est pas de la discrimination, chapeau l'artiste. Enfin bien que l'antagoniste principale était au début une personne luttant contre un patriarcat tyrannique, les auteurs se sont rendus compte qu'ils n'arriveraient pas à traiter ce message, et ont donc tenté de cacher sous le tapis en lui remplaçant ses motivations par "domination du monde". Résultat le dernier épisode se conclue sur la victoire d'un patriarcat invincible en nous montrant que toute femme qui essaie de l'arrêter est folle et mérite de retourner à sa place, décidée évidemment par le patriarcat. Une belle conclusion donc pour cette série qui voulait inspirer plein de jeunes filles et qui, je l'espère, ne l'a pas fait parce que bon sang ce serait dramatique si elles commençaient à écouter ce qui est dit.
On termine sur spoiler: Kara qui révèle son identité, et si je n'en ai pas parlé avant c'est parce que ça sort de nulle part, puisque je suppose que construite la conclusion c'est pour les faibles, à la place on la balance dans le vide. Et ce bien que selon un des épisodes de la saison 5 cela entraînera le meurtre de plusieurs de ses proches,
mais bon, après la victoire du patriarcat je pense qu'on est plus à ça près.
RealPrime
RealPrime

132 abonnés 2 048 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 octobre 2025
Clap de fin pour la 3ème série dérivée de l’ « Arrow-verse » qui aura par la même occasion, servis de première grande adaptation sur le petit écran (avec certes un unique film solo en 84, des apparitions plus ou moins sérieuses dans « Smallville » et en animer), elle n’en restera pas moins sa première vraie session d’écran durant 6 saisons plus ou moins haletantes ne le cachons pas. spoiler: Une dernière saison qui aura mêlée 4 intrigues simultanément dans le but plus ou moins efficace de les réunir sur le final. Le duo diabolique Luthor (Jon Cryer) / Lixie, la vie pro entre Kara / Acrata & William dont les objectifs journalistiques sont assez opposés et la soif omniprésente de succès d’audimat de Catco par sa directrice provoque des tensions. Le duo Alex / Kelly allant de joies en peines selon les instants, cette dernière slave donne l’occasion de les voir évoluées en tant que futur parent d’adoption pour cette choupette qui aura fait le bon évènement « nounours » de cette conclusion. Enfin, Nia / Dreamer (Nicole Maines) aura enfin eu sa part d’évolution ou son pouvoir n’aura pas seulement servis qu’à voir l’avenir mais bien le présent, ses scènes et gesticules à la Dr Strange auront été son atout majeur. Niveau récit global, on est sur du copiage involontaire de Marvel et ses pierres d’infinités par rapport à ces totems d’émotions qui sérieusement, sont d’une anti-originalité complète. Cela montre je sais pas si c’en est le cas ou pas, mais totem d’amour, d’espoir ou de peur sont une preuve concrète que les moyens d’imaginer des artefacts sérieux et crédibles ne sont simplement pas là. Autre preuve que j’aurais mis un sacré temps à le voir, toutes les races d’alien, leur look et pouvoirs sont aussi une faiblesse monumentale de la série qui n’aura jamais opter d’originalité. Télépathie, manipulation énergétique, absorber les émotions, changer les humeurs… Arrêtez sérieux, un alien est une créatures fictive spatiale dont le look et donc apparence et /ou pouvoirs sont lunaires, rien n’à jamais été fait dans cette série sur ce point-là. Le jeu n’aura jamais été aussi gentillet, laxiste et d’une naïveté complète jusqu’au script, jamais une familiarité, de vulgarité ou d’accroches modernes. Là ou « Arrow » et « Flash » réussissaient quelques passages canons, elle à l’inverse, aura conservé sa complaisance XXL pour finalement ne plus devenir crédible. Visuellement aussi le programme n’à jamais évoluer, le numérique n’aura fait de régresser, les costumes évoluent banalement et les maquillages auront été passable, pour résumer je ne supporte pas qu’un programme à succès n’évolue jamais sur la technique et l’artistique. Une fois encore « Arrow » se sera conclue sur de sublimes castagnes gymniques ou la mise en avant royale de l’arc fut canon, « flash » aura conclu sur l’avalanche foudroyante qu’on lui aura si génialement associer, « Supergirl » à l’inverse n’aura eu qu’un trop cours combat sans grande intensité (avec sa jumelle nazis en joli clin d’œil) mais avec les retours des anciennes têtes principales que furent Jimmy (Mehcad Brooks), Mon-El (Chris Wood) & Winn (Jeremy Jordan) pour ne finalement durer que quelques minutes dans une absence complète d’intensité mais surtout, revenir comme des fleurs sans aucune préparations. Seul Mlle Grant (Calista Flockhart) fut crédible et honnêtement percutante dans une vraie scène (puant le fond vert au passage mais pas grave) qui aura superbement résumer leur complicité parfois très grisante.
Dans la finalité la fille d’acier aura globalement réussi son parcours malgré un lot conséquent de problèmes techniques, ses scènes auront été bonnes et échanges sympas pour une aventure globale aussi amicale, touchante et des actions plus ou moins percutante, l’unique scène à retenir sera l’une des toutes premières, face à Red Tornado dont le tire laser était d’une perfection totale d’intensité, une partition sublime pour une globalité que je n’aurai jamais revue. 6 saisons pour la Kryptonienne et des cross-over dynamique, une joie de vivre communicative, une très bonne complicité et un cast global quand même attachant. L’heure sera désormais de voir ce que donnera la future affiche du DCU de James Gunn & Peter Safran.