Ca y est…les 2 premiers épisodes ont été diffusés aux USA. Bien entendu, dès le lendemain, il est possible de les visionner sur la toile.
Comme chacun le sait, j’attendais cette série avec beaucoup d’impatience. Je ne pouvais donc plus patienter plus longtemps. Et donc, Verdict ?!?
Et bien, je suis hyper enthousiaste ! Même si le frisson n’est pas vraiment au rendez-vous, j’ai été surpris par d’autres aspects de cette série qui vire plutôt vers la parodie déjantée et…cruelle. Ryan Murphy a, une fois encore, frappé juste. Si on retire le coté niais de Glee, nous retrouvons ici un petit cocktail de ses précédentes productions. L’horreur d’American Horror Story, le côté irrévérencieux de Nip/Tuck. Nous retrouvons sans conteste sa signature. Une fois encore, il n’hésite pas à mettre sur un piédestal des personnages vicieux, tyranniques, voir abjectes et nous pousse à les aimer. En tête de liste, Channel, campée par la sublime Emma Roberts, est juste magnifiquement immonde. Elle est détestable, odieuse, superficielle, bête, raciste, homophobe et pourtant tellement attachante. Je suis déjà fou de son personnage. Mais quelle peste celle-là !
Et puis, il y a la doyenne ! Ah la laaaaa…Jamie Lee Curtis ! Merci d’avoir faire honneur de votre présence dans ce show. Son personnage est divinement outrancier. Nympho de première et alcoolique, elle hai la sororité Kapa kapa Tau et surtout Channel. Elle compte bien alors faire en sorte de semer la zizanie au sein de cette communauté, à défaut de ne pouvoir la dissoudre. La guerre est déclarée entre la doyenne et Channel.
D’autres personnages marquent la série au fer rouge comme la flippante Hester et sa minerve zarbie. Quelle plaisir aussi de retrouver la ptite little miss sunshine, Abigail Breslin, qui a bien grandit, dans le rôle de la sbire débile chanel #5. Sans oublier, la moche qui renifle des bougies et qui exhibe cette passion sur sa chaine Youtube…La sourde, fan de Taylor Swift, la lesbienne chaudasse, le beau gosse dont l’égo démesuré qui croit que seul Dieu est au-dessus de lui, avec un sérieux problème d’œdipe en plus d’être un très mauvais coup…
Quand à l’héroïne, sympa, lisse, intelligente, Grace qui aurait fait une excellente Scream Queen dans nos chers Slashers n’est pas, ici, le personnage au premier plan. Et ça, c’est bien une première dans ce genre de film.
Une réalisation diablement efficace et maitrisée ! Un humour cinglant qui tranche, taillade dans le cynisme. Absurde, kitch….Mais qu’est-ce que c’est con ! Mais on en redemande !!! Encore et encore…
Dans la série Scream, l’un des personnages explique d’emblée la difficulté de transposer le slasher au format série. Les codes sont bousculés, doivent être adaptés pour mieux surprendre et tenir en haleine son spectateur. Après ces deux premiers épisodes, me voilà conquis et j’attends la suite avec beaucoup de hâte ! Alors qu’on pensait avoir fait le tour du Slasher, Scream Queens va en séduire plus d’un !
Moi en tout cas, j’en suis déjà fou !