Comme pour les deux premières saisons, j’étais très impatient de retrouver ce show, qui donne ses lettres de noblesse à la science-fiction.
Malheureusement, quelque chose cloche très rapidement dans les premiers épisodes : où est Gaal?
L’héroïne de la série est aux abonnées absents, ayant quelques scènes dans deux épisodes de la saison, puis les séquences de l’épisode final.
Quand on pense qu’il s’agit d’un personnage charnière dans chaque intrigue, et là, le personnage est relayé en arrière-plan.
Si l’on suit toujours les trois Cléons, leur impact sur les événements devient accessoire, tant les trois protagonistes ne semblent pas concerné par la fin de leur dynastie.
Tout téléspectateur qui se respecte imagine que de nouveaux personnages marquants entreront en scène. Euh… non.
Entre deux youtubeurs de l’espace, un DJ jouant de l’accordéon spatial, un sourd-muet (hein?), un pirate de l’espace qui ricane à tout bout de champ, un manchot prolétaire sensé représenter la Guilde du Commerce (quoi?), une concubine impériale amatrice de champi, et pour finir ce bingo, le prêtre d’une secte cachée multi-séculaire (tout droit sorti d’un album de Tintin, vraisemblablement).
Certaines intrigues rappellent amèrement les errances des séries B (Xena, la guerrière), voir dans quelques cas des séries Z.
Ainsi, le procès lunaire de ‘Jour’, instruit par le chef de la secte, affublé d’un pseudonyme internet : « Moi, EnjoyAnthrax49300, je te condamnes à Mort! Il ne peux y avoir qu’un seul homme torse-nu dans cette série! Ah! Ah! Ah! »
Je suis également déçu par le Mulet (Pilou Asbæk), qui en fait toujours des tonnes, la production avait promis de ne pas recopier le personnage d’Euron Greyjoy, mais l’acteur semble reprendre in extenso son rôle de Game of Thrones.
Les intrigues n’ont aucun sens, les retournements de situations semblent sorti du chapeau des scénaristes, le show n’a aucune continuité ou cohérence d’ensemble.
Idem pour donner à Gaal le pouvoir de l’hypnose, truc sorti de nulle part pour aider son personnage à s’échapper.
Un grand moment Out of Character arrive quand le Mulet attaque la Fondation, avec Hari Seldon courant et criant : « Sauvez-moi d’abord, puis les femmes et les enfants! ».
Le final n’est même pas capable de terminer correctement les intrigues de saison, pour pousser à une suite afin de continuer à exploiter la licence…
J’ai découvert que les producteurs d’AppleTV ont mis la pression sur les auteurs pour couper dans le budget, ce qui explique ses passages façon séries B, j’imagine.
Le showrunner David S. Goyer et la team des scénaristes d’origine on été remercié par le Studio, s’étant opposé aux décisions artistiques prises par les producteurs.
Comme pour certains blockbusters, quand les producteurs s’imaginent remplacer au pied levé scénaristes et réalisateurs, la catastrophe est inévitable. La prochaine saison sera sans moi.