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Daniel Schettino
31 abonnés
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Critique de la saison 2
2,0
Publiée le 14 juin 2019
Rien de bien nouveau au programme de cette série racoleuse. Les scénaristes vont vers la facilité. Ne soyons pas dupe. nous sommes surtout avec The Deuce dans une bonne dose de stratégie commerciale et de marketing pour attirer le public, et essayer de faire un max d'audience, mais la série n'apporte rien de bien substantiel. Certes elle peut distraire par moment, mais la grossièreté des personnages et les scènes de sexe n'apportent rien de bien concret. On se sert de ces scènes osées juste comme d'un produit d'appel. The Deuce ne fait pas une analyse sérieuse de ce milieu. Ce n'est pas le but, cela ferait fuir le téléspectateur. En fait c'est toujours le même procédé scénaristique pour attirer le chaland, mais on se doute que par la faiblesse du scénario que la série ne peut pas continuer sur ce chemin sinueux de nombreuses années. C'est dommage qu'ils ne comprennent pas que ça ne suffit pas de mettre des scènes érotiques. Comme si cela allait permettre la longévité de la série. C'est de voir à court terme. La série est trop faiblarde pour se remettre en cause. Elle trop fainéante pour devenir une série culte. On tente bien de nous faire croire que nous sommes dans les bas-fonds du crime, de la luxure et de la débauche, mais on retiendra seulement un scénario obscène et vulgaire.
Que dire sinon : david simons. Ce mec est un p...n de génie. Qu'importe au fond le scénario. Ce qui compte ce sont les personnages, l'ambiance et la peinture sociale. Et là David excelle comme à chacune de ses séries . Je comprend que son genre, sa manière, puisse ne pas plaire au plus grand nombre car il est vrai que ça manque d'action, de suspens, de zombies et de portes de voiture de police qui claquent. Mais se serait passer à côté d'une grande leçon d'écriture toute en finesse. Depuis the corner, je suis Simons addict et je ne m'en porte que mieux.
Dans un New York des seventies (puis eighties) magnifiquement reconstitué, The Deuce est la nouvelle merveille des auteurs de "The Wire". (Simon et Pellecanos). Entre violence et drames, The Deuce narre la vie des habitants d'un quartier de New York. Mais pas n'importe quel quartier Cette série nous plonge dans l'univers de la 42ème rue (the deuce), ses maquereaux, ses prostituées, ses sex shops, ses peepshow, sous fond de début du cinéma porno. James Franco, en tenancier de bar qui s'acoquine avec des affranchis tout en essayant de canaliser son frère jumeau dingo, livre une prestation de très haute volée. Il passe aussi de l'autre côté de la caméra, et c'est très bien. Le fil directeur est parfois un peu lâche dans la première saison, certaines scènes sont parfois sordides, mais la qualité des personnages et de l'écriture en général, l'excellente réalisation, l'humour salvateur et le talent de tous les acteurs font pencher la balance vers le chef d'oeuvre. Plus la série avance dans les saisons, plus elle prend des accents tragiques. Le talent des auteurs est de nous faire partager leur nostalgie d'une époque révolue sans jamais verser dans une vision aseptisée de la prostitution et de la pornographie.
Pour les adeptes de David Simon, The Deuce est sa dernière série du moment. Une série plutôt accessible et surtout une série d'ambiance. L'histoire de The Deuce n'est pas ce qui va vous attirer. Mais, la puissance de la série réside avant tout dans les dialogues et le jeu des acteurs très bons dans leurs rôles en particulier James Franco qui assure un rôle double celui des frères Vince et Frankie Martino. L'acteur parvient à proposer deux personnalités différentes pour ses jumeaux atypiques. Pour les non fans de David Simon, The Deuce parvient à les convaincre en rendant son univers accessible et prenant.
The Deuce est une série de grande qualité qui me fait en définitive penser à un grand et bel avion dans lequel je me suis installé confortablement. Le cadre est très agréable, la musique est terrible, les hôtesses et hôtes d'accueil sont très agréables et jouent bien leurs rôles, avec ses deux commandants de bord très recommandables (la Maggie Gylenhall est particulièrement douée - chapeau bas à la dame, son jeu, ce qu'elle ose, sa liberté de corps etc, et J Franco est pas mal du tout -enfin, je pourrais dire-), bref, cet avion est de très bonne facture mais voilà (car y a un mais...) : The Deuce ne décolle jamais. Alors j'ai embarqué dans une belle carlingue qui fait un joli tour de piste mais ne prend jamais son envol, et un avion qui ne décolle pas, bahhh c'est une belle arnaque, bien empaquetée. Au bout de 6 tours de pistes, c'est regrettable... et ça devient très très lassant. Il manque de bons scénariste qui nous fassent le plan de vol, en attendant... l'ennuie guette et c'est bien dommage.
Du grand délire annoncé dès le générique d'intro, cette série est dotée d'une réalisation aux petits oignons, et les moyens d'HBO se voient à chaque instant, le Newyork des années 70 fourmille tellement de détails qu'on s'y croirait presque, les personnages sont très bien travaillés psychologiquement. C'était un sans faute sauf que James Franco aurait dû rester derrière la caméra en tant que réalisateur, le personnage qu'il joue est inintéressant et poussif, on dirait qu'il tenait juste à jouer dans la série pour flatter son égo... Et le pire c'est qu'il y en a 2 jumeaux, c'est double peine pour le spectateur, c'est presque insupportable de voir ses passages. Ceci dit faites bien attention le -16 et ce n'est pas exagéré.
La saison 2 est à la hauteur de la première, on retrouve nos repères malgré la disparition de certains personnages, le rythme est soutenu durant les 9 épisodes et on serait ravis si une 3ème saison avait lieu, sinon la conclusion de la 2ème saison suffirait comme fin à la série.
C'est une ambiance et presque un documentaire sur une époque. J'ai aimé l'abord humain des personnages et la musique. Sinon, peu de scénario, peu d'histoire et une post synchronisation aux voix étouffées, submergées par les bruits ambiants. Quelques complaisances à l'égard des scènes pornographiques qui dépassent les nécessités d'illustration du sujet. Un bon jeu d'acteurs et d'actrices en général. Dommage que le réalisateur semble devoir consacrer un épisode entier à la promotion d'une actrice sans grand relief.
Très bonne série. Reconstitution d'époque au poil, interprétations justes et mise en scènes et éclairage inspires et rendant hommage aux films des 70's new yorkais (un cinéma que particulièrement j'adore !). Sujet racoleur et casse gueule finalement mais ici traité avec beaucoup de psychologie et d'intelligence. Vivement la saison 2 !!!
David Simon ( Créateur de The Wire et Treme ) reviens ici avec The Deuce dans le New York des années 70 et dans le monde de la prostitution ( pour glisser vers autre chose?) avec en tête d'affiche le très prolifique James Franco. Ce Premier épisode installe donc l'univers et les personnages avec une certaine sobriété et une qualité dans l'écriture qui permet l’immersion des les premières minutes de ce pilote. Franco ( Choix plutôt étonnant) est très bon et Maggie Gyllenhaal a l'air impliqué dans le projet ( actrice et productrice) pour nous proposer une scène (la meilleur?) avec un jeune puceau. A suivre....
Les personnages sont attachants, Maggie Gylenhaal est magistrale. L'industrie en mutation de la prostitution et la pornographie réveillent les luttes de pouvoir et la course à l'argent. Cynique à souhait et génial
Comme d'hab' HBO/Simons sont au-dessus. Certes ne vous attendez pas à de l'action, des coups de feu, des blagues potaches, Simons fait dans le fin. Ces histoires sont crues, vraies, justes, le parfait portrait d'une époque. On retrouve beaucoup de la patte The Wire : des acteurs (D'Angelo, Frank Sobotka, Slim Charles, Cheese...), le fameux triptyque de groupes de personnes (ici, les prostituées/macs, les flics, les mafieux/monde de la nuit), un fond d'humanité même chez les derniers des derniers...
On n'est que rarement déçue quand débarque une nouvelle série de chez Hbo, cette fois ci c'est le thème de la pornographie mais c'est trés vaste en soit, la série aborde beaucoup de choses comme les méandres de la prostitution, la drogue, la mafia; on est au début des années 70 dans le new york vintage, l'univers présent dans ces années la est vraiment bien retranscrit et assez réaliste et assez crues pour certaines scénes, il y a vraiment que chez Hbo qu'ont peut se permettre ça et c'est d'ailleurs pour cela qu'on adore. Le créateur à pris un risque avec ce sujet et cette ambiance qui est un peu similaire à Vinyl hormis le thème bien sur mais au bout du compte pari gagnant avec un double rôle de prestige pour James Franco.