Avec son traitement graphique et son aspect psychédélique terrifiant, Noah Hawley vient de créer l’une des meilleures séries super-héroïques. Au fur et à mesure de la saison, on s’enfonce dans un brouillard scénaristique qui vient retranscrire la schizophrénie aigüe du personnage principal. Finalement, tout prend forme à mesure que les rôles s’intensifient et que les antagonistes se définissent, le tout achevé dans un final en apothéose.
Premièrement je ne sais pas si c'était judicieux d'écrire dans le synopsis qu'spoiler: il est le fils du professeur Xavier , c'est ce qui m'a attiré et en même temps j'ai la sensation d'avoir été spoilé étant donné que rien n'y fait allusion dans la saison 1. Sinon sur le fond, l'histoire a son intérêt et des scènes sont vraiment sympa, mais sur la forme on essaie de se faire à toutes ces scènes mentales de projection astrale, puis on se lasse. Les épisodes 7 et 8 en font trop et font clairement chuter l'intérêt. J'ai même accéléré certaines scènes avant d'abandonner la série. Je me tâte réellement pour regarder la suite, j'espère juste que ces délires psychologiques vont s'estomper sinon j'abandonnerai.
J'ai mis énormément de temps avant de terminer cette première saison. Quelle erreur ! Elle est vraiment très bien et donne envie de vite découvrir la suite. Le scénario est très chouette malgré quelques défauts et la mise en scène est curieuse et originale.
Brièvement, la première moitié de la saison met un peu trop en avant une romance bâclée et le développement des personnages de manière maladroite. La seconde moitié utilise ses intrigues afin de créer un ensemble très intéressant avec une narration originale et parfois singulière. Effectivement, le final de la série monte en tension nous offrant un résultat plus que pertinent. Les personnages sont nombreux et tous nécessaires face à une complexité dans le récit qui est narrée avec justesse et intelligence.
Quant à la mise en scène, j'estime qu'elle apporte une véritable plus-value à l'histoire. La photographie est nettement travaillée avec des plans picturaux marquants ; sans compter certains épisodes qui osent jouer avec les codes de l'épouvante et du thriller ; les jeux de couleurs sont très importants et intéressants. Malgré parfois un jeu d'acteurs discutable, la réalisation nous plonge dans un univers visuel et sonore singulier.
Je recommande cette première saison. Il n'est pas évident de se plonger dans l'histoire mais le final vaut le coup et j'ai simplement hâte de visionner la seconde saison.
Très bonne série, la confusion est très présente, un régal de complexité pour une série marvel ! Ce n'est pas à la portée de tout le monde il faut aimer se perdre durant les 3 premiers épisodes ! Elle se départage des autres séries marvel, c'est vraiment cool mais c'est aussi le seul truc que je lui reproche, dans la première saison il n y a qu'une référence aux X-men , c'est vraiment dommage !
Lorsque David Lynch rencontre David Cronenberg, Darren Aronofsky et les sœurs Wachowsky, ça donne un mélange détonnant et assez bien ficelé. Mélange d'univers, voyage sur le psyché entre confusions et flashbacks vraiment bien maitrisé. Une œuvre réellement impressionnante.
A voir pour les premiers épisodes. Visuellement explosive, créativement déroutante, la série nous embarque sans concession dans l'univers "schizophrène" de son personnage principal. Les idées de transitions, certaines suggestions visuelles, le jeu avec les styles donnent une sensation de liberté réjouissante. Le montage haché, les incohérences de la mémoire mises en lumières, la lutte physique et mentale du personnage principal semble nous embarquer pour un voyage empathique et à la première personne en HP. Le plaisir pris et la promesse impressionnante lors des premiers épisodes sont malheureusement égalés par la déception qui s'installe doucement mais sûrement et inéluctablement jusqu'à la fin de la saison : aux acteurs moyens va s'ajouter des personnages superficiels, une histoire qui revient au même bon vieil univers X-Men qui n'a plus rien à apporter, des incohérences grossières dans les décors et évènements, quelques situations clichés et même de brèves explications lourdingues qu'on croirait sorties de la SF des années 90. Les dialogues redeviennent fidèles aux Marvel qui oublient l'humour, c'est à dire des dialogues ridicules qui oscillent entre la plus totale insignifiance et la fausse grandeur cryptique qui impressionnera vaguement les plus adolescents. En sortant peu à peu de la schizophrénie du personnage principal, qui donnait une dimension plus profonde, la série perd toute son originalité et son intérêt, en plus de donner l'impression de trahir le spectateur sur son intention initiale : on pensait avoir, en plus de l'univers X-Men, une plongée sincère et immersive dans l'univers d'une personne ayant des difficultés mentales : tout ce pan de l'histoire ne s'avère n'avoir été qu'un prétexte.
Grande oeuvre psychédélique sur les saison 1! La réalisation est juste énorme, les premier effets spéciaux parraissent ratés mais c'est le choix du réalisateur pour entretenir le doute a savoir si il s'agit bien de la réalitée ou si ce qui se passe ne fais que partie de l'imaginaire du protagoniste.
Bande son vraiment cool, le casting est très bon.
La série n'est pas forcément facile regarder pour les personnes qui ne son pas réceptives au oeuvre psychédéliques telle que celle-ci, Dirk Gently ou encore Utopia(2013].
Excellente série. Je retrouve le style de Fargo, avec un brin d'ambiance kitsch et des scènes délirantes. Les acteurs sont tous supers. Dan Stevens est vraiment bon. Devant le pilot, on a l'impression que ça part dans tous les sens, mais tout se démêle au fur et à mesure des épisodes. Comprendre le cerveau d'un mutant télépathe et schizophrène, ça ne se fait pas en un ou deux épisodes. J'ai hâte de voir la saison 2 !
Si je devais résumer mon avis sur cette série, je dirais "Non, l'esthétisme n'excuse pas tout". Car s'il faut reconnaître une qualité à Legion, c'est sa réalisation plutôt audacieuse visuellement parlant, même si on voit bien dans certaines scènes que le budget effets spéciaux avait quand même ses limites (ce qui est dommage pour une série de la chaîne FX).
C'est pour moi sa seule qualité et une qualité qui, en outre, au fur et à mesure de la saison, devient même l'un de ses défauts symptomatiques. Pourquoi ? Parce que Legion n'est pas une série, c'est un kiff de réalisateur.
Les scènes se succèdent dans un changement continuel de styles cinématographiques pas vraiment cohérent spoiler: (Bollywood, film muet, horreur et j'en passe) en laissant complètement de côté le scénario. En effet, on constate très rapidement que l'accent est mis sur l'onirisme, sur les méandres de la psyché humaine, sur les constructions mentales et leur retranscription visuelle à l'écran mais que les scénaristes en revanche se fichent un peu de perdre les téléspectateurs en chemin.
On saute du coq à l'âne, on revient en arrière sans arrêt, le mode de fonctionnement d'un des pouvoirs au début de la saison n'est pas vraiment respecté à la fin de la saison spoiler: (celui du personnage de Sydney Barrett) , on a le droit à des rebondissements improbables spoiler: (Clark qui a miraculeusement survécu alors que tous les autres agents dans la pièce ont littéralement brûlé jusqu'à l'os) , etc.
Peu de choses à dire sur le jeu d'acteur. Dan Stevens passe la moitié de la saison avec une tête d'ahuri qui le fait ressembler à un sosie jeune de Ben Stiller (sans rire j'ai passé les 8 épisodes à l'imaginer dans Zoolander) puis, sans transition, l'autre partie de la saison avec une tête à claque de Monsieur-je-sais-tout-c-est-bon-j-ai-compris-comment-fonctionnent-mes-pouvoirs-t-inquiète-je-gère. Aubrey Plaza et Jemaine Clement (méconnaissable) cabotinent à mort. Jean Smart joue avec un encéphalogramme plat du début à la fin. Seuls Rachel Keller et Bill Irwin tirent véritablement leur épingle du jeu.
Mais surtout, qu'est-ce qu'on se fait c**** ! Il ne se passe strictement rien. C'est une série de super-héros où le héros principal ne se sert quasiment pas de ses pouvoirs. Ma plus grande frustration reste l'un des épisodes où l'on voit uniquement le résultat des pouvoirs de David Haller mais pas son utilisation. Un peu comme si à l'écran, Wolverine ne sortait jamais les griffes mais qu'on le voyait enjamber les cadavres. Désolé mais à trop se focaliser sur la psyché d'un super-héros, on en oublie son essence : LA BAGARRE. En gros, Legion échoue là où Logan a - à mon sens - réussi : un compromis pas trop dégueulasse entre baston et introspection.
Bref, avec Legion, ils ont voulu tremper un super-héros dans une tambouille Lynch/Malick/Iñárritu et le mélange n'a pas pris, faute de scénario solide (ou de scénario tout court ?). Et quand on sait que David Haller sera intégré aux films X-Men, on se demande ce qu'il va rester de cette expérience visuelle et conceptuelle après être passée à la moulinette blockbuster...
PS : désolé, c'est long comme critique mais il fallait que ça sorte)
Troisième episode et je me fais chier... Il se passe rien , des retours en arrière incessants.. Mais bordel ce que je m ennuie.. j crois que je vais pas aller plus loin... On comprend rien, et si faut se taper huit épisodes a s ennuyer pour comprendre un minimum, quel est l intérêt.. en plus ce melange super pouvoir et trouble psychiatrique, je trouve ca glauque ... Bof bof bof....