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gimliamideselfes
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Critique de la série
3,5
Publiée le 24 décembre 2021
C'est encore l'histoire douce-amère d'une trentenaire un peu délurée et désabuée... a priori rien de bien intéressant à se mettre sous la dent, puisque j'ai quand même l'impression qu'on a un peu fait le tour de ce genre de fiction qui peinent quand même à se renouveler.
Mais, parce qu'il y a un mais, Fleabag a quelques qualités, notamment sa distribution, on va dire que ça joue plutôt bien, notamment l'actrice principale/scénariste : Phoebe Waller-Bridge. Disons qu'elle parvient avec ses nombreuses apostrophes et regards caméras à établir une connexion avec le spectateur, sans que ça paraisse forcément forcé ou artificiel. C'est mignon de la voir craquer sur un mec, ou bien dépérir à la suite d'une gaffe tout en commentant. Elle fait bien la moue, et c'est l'essentiel.
Par contre, je dirais, surtout dans la première saison, qu'il y a des problèmes d'écriture. On ne sait pas trop où tout ça veut aller, le rythme est assez haché, on passe du coq à l'âne et si la série parvient à être drôle en créant des situations plutôt cocasses, certains gags tombent un peu à plat (à cause d'un problème de rythme ou juste parce que c'est pas assez drôle). Disons que ça confirmait ma première impression ; c'est une série sur la trentaine, tout droit sortie d'un moule très contemporain où il faut parler de cul de manière explicite, sans jamais rien montrer... pour ne pas choquer... mais qui ne vole pas non plus forcément bien haut. C'est divertissant... voilà tout.
Mais la seconde saison amorce un tournant bien plus intéressant, cette fois on a un vrai fil rouge et ça s'ouvre sur un épisode qui se déroule en huis clos dans un restaurant, où tous les personnages sont réunis pour mieux se déchirer... comme dans une bonne pièce de théâtre. Là tout de suite on sent qu'on est passé à la qualité supérieur dans l'écriture. Peut-être que la pause entre la saison 1 et 2 a fait du bien et a permis de mûrir le projet et de faire quelque chose de ces personnages. Cet épisode est d'ailleurs le meilleur de la série.
La suite de la saison évitera la plupart des écueils de la première saison : notamment les flashbacks lourdingues, qui se font plus rares, plus discrets et moins lourdingues.
Et puis ses problèmes de cœurs sont plus intéressants que ses problèmes d'argent. Surtout que là, après l'avoir vu coucher avec tout le monde et n'aimer personne, on la voit aimer sans réussir à coucher, ça change... C'est toujours plus marrant d'avoir des histoires d'amour impossible avec deux personnages qui s'aiment s'aiment, plutôt qu'une liste de baises sans lendemain.
Il y a du conflit interne chez les personnages, et c'est toujours stimulant, surtout lorsqu'ils sont plutôt bien écrits, et que leurs dilemmes vont rappeler ceux de Léon Morin ou de La loi du Silence. Disons que la série a de bonnes références sur lesquelles s'appuyer pour faire quelque chose de bien.
Elle arrive à tirer quelque chose de très mélancolique de cette fille paumée qui essaye de corrompre sexuellement un prêtre. Et en fait avec ça, la série touche quelque chose d'universel et de réellement touchant, à savoir l'histoire d'amour impossible. Deux personnes qui s'aiment, mais dont l'histoire n'est pas possible. Le faire un avec un curé, fonctionne d'autant mieux que contrairement à un homme marié qui pourrait quitter sa femme, prendre une maîtresse ou que sais-je, là, le dilemme est plus d'ordre spirituel et n'a pas besoin d'avoir une résolution rationnelle. D'ailleurs on note que le dilemme de sa sœur, beaucoup plus simple est quant à lui résolu de la manière la plus rationnelle qui soit.
Je trouve toujours ça bien lorsqu'une œuvre parvient à être juste et à parler à son spectateur, même s'il est finalement très éloigné du sociotype du personnage. N'en déplaise à certaines, être représenté dans une œuvre de fiction c'est avant tout raconter quelque chose de juste au spectateur qui va le toucher intimement, le reste n'est que jérémiades twitteresques.
Et je dois avouer que le final arrive à toucher, à partager sa mélancolie et sa douce amertume. C'est toujours agréable.
J'ai tenu 2 épisodes et j'ai viré car la série est nulle et pas intéressant dans la vie personnelle de l'héroïne et l'humour pas au rendez-vous et surtout des épisodes de 26 minutes c'est beaucoup trop court. Scénario histoire mise en scène rien n'est bon voilà.
Un parti pris assez brutal de s'adresser en permanence à la caméra pour expliquer les pensées du personnage principal. Ajoutons un humour british certes identifiable mais qui accentue encore l'écart du spectateur que je suis avec les situations qu'on nous montre. Ce qui fait que je ne suis pas rentré dans cet univers.
J'hésitais entre 2.5 et 3 étoiles. Cette série se regarde vite, les épisodes sont courts notamment et on l'oublie vite aussi. Ca se regarde sans réfléchir, et on enchaîne les épisodes. Surtout qu'il n'y en a pas beaucoup. C'est loin d'être nul, ou chiant mais ça manque d'un petit truc.
au top cette série du British de chez British un casting 5 étoiles une écriture au poil un cocktail simple et efficace , j ai hâte de voir la version française
Whaou, Mais c'est horrible ce truc. Survolté, indigeste. L'actrice vous prend à partie toutes les trois secondes, j'ai vraiment eu l'impression d'être agressé en permanence! Là ou Jean-Luc Godard était innovant avec le génial A Bout de Souffle, PWB est insupportable. Les situations sont grotesques, horriblement mises en scène. Bref, j'ai pas compris, là...
Londonienne, la trentaine, Fleabag (Phoebe Waller-Bridge) est une célibattante qui dirige seule un café depuis la mort de son associée. Fleabag entretient des relations tumultueuses avec sa sœur aînée et avec son père qui s'est remis en couple avec la marraine de Fleabag après le décès de sa mère.
En 2016 débarquait sur les écrans une mini-série de six épisodes de trente minutes écrite et interprétée par une actrice de stand-up comedy au bagout ébouriffant. le succès fut immédiat et mérité. Il suffit de regarder la première scène pour se laisser séduire. S'adressant face caméra au spectateur en lui livrant ses impressions, l'héroïne y accueille au milieu de la nuit un amant pour une première rencontre torride qui se conclura par…. une sodomie (sic). C'est terriblement drôle, provocateur sans être vulgaire, monté à un tempo d'enfer (si j'ose dire). Bref, on est immédiatement emballé.
Le succès de la première saison fut si éclatant que Phoebe Waller-Bridge se laissa convaincre d'en écrire une seconde. Elle y introduit un nouveau personnage : un prêtre catholique terriblement séduisant. Le rythme pétaradant de la première saison se ralentit ; le propos devient plus grave tandis que se révèle la fêlure laissée dans la psyché de l'héroïne par la mort de son associée Boo.
"Fleabag" n'existe que pour et par son héroïne. Impossible de ne pas rire à ses pitreries. Impossible de rester insensible aux clins d’œil qu'elle nous décoche. Impossible de ne pas tomber sous son charme fou, mélange de maladresses ingénues et de prises de position féministes.
"Fleabag" porte en lui toutefois ses propres limites. Le scénario de ces douze épisodes est une structure bien lâche pour relier entre elles des saynètes qui n'ont guère d'autres points communs que l'identité de leur héroïne. Chaque scène de "Fleabag" est un bijou ; mais toutes les scènes de "Fleabag", mises bout à bout, ne forment pas une oeuvre.
" Fleabag" diffusé sur Amazon Prime Vidéo élu meilleure série comique 2020 est une petite petite britannique. En effet nous y suivons l'histoire de l'excentrique et déséquilibrée Fleabag brillamment interprétée par l'exceptionnelle Phoebe Waller-Bridge très bien entouré de Olivia Colman et Sian Clifford dans une série excentrique, folle et parfois touchante qui aborde des thèmes importants ( la mort, le deuil, le suicide, l'addiction, la dépression….) avec un humour noir et britannique qui sort du lot, dommage que la série s'est arrêté après 2 saisons seulement.
Deux saisons (2016 à 2019, soit 12 épisodes). Série terminée. Le quotidien d’une jeune femme célibataire, complètement délurée et au comportement imprévisible. Adaptée de son propre one-woman-show, cette série britannique écrite et interprétée par Phoebe Waller-Bridge possède un humour subversif qui n’hésite pas à lorgner vers le trash. Que ce soit dans le cadre de relations familiales ou sentimentales, le récit aborde des sujets délicats (le sexe et le deuil notamment) avec une ironie décomplexée. Cela tient notamment aux réflexions savoureuses ou aux clins d’œil malicieux qu’adresse l’héroïne directement au spectateur. Cela crée un rythme appuyé et une narration immersive à double lecture. En outre, on a le droit à la présence d’une Olivia Colman irrésistible en belle-mère exécrable. Bref, un portrait de femme moderne tourmentée extrêmement sensible et constamment jouissif.
Retour en force de cette série britannique créée et interprétée par la showrunner de Killing Eve. La saison 1 installait déjà cet humour très noir, ce sens du rythme et ce goût du malaise, tout en étant plombée par une tendance au mélodrame qui se mariait mal avec le reste et m'avait un peu gâché le plaisir en fin de saison. Ce travers pointe le bout de son nez le temps d'un épisode de cette deuxième saison, mais pour le reste, c'est un vrai sans faute. Tout en s'inscrivant dans la veine Louie/Better Things/Master of None/Curb Your Enthusiasm, Fleabag a une personnalité bien à elle et une efficacité qui n'a jamais été aussi forte que dans cette saison 2. Le premier épisode donne le ton: resserrement des enjeux et du nombre de personnages, utilisation virtuose du regard caméra, absence de temps morts... Bref, une vraie réussite, plus encore que la saison précédente, notamment grâce à la nouvelle recrue Andrew Scott, génial et touchant en prêtre soumis à la tentation. Peut-être aussi grâce à une plus grande maturité de l'héroïne et du scénario, qui visent une émotion et un humour plus bruts, sans esbroufe ni provocation inutiles.
Du pur génie. C'est extrêmement drôle, avec des moments de gène intense, que j'ai rarement vu ailleurs. Une belle histoire, avec des passages d'une noirceur absolue et d'autres très touchants. Incroyablement bien joué, notamment par la créatrice qui joue le rôle principal. Quelques têtes connues si vous regardez un peu de séries anglaises (Moriarty du Sherlock de la BBC par exemple).
lamentable. grossier, un personnage principal inintéressant et mauvais; l'actrice est bien, mais le personnage est quelqu'un de mauvais - une looser, désagréable, qui utilise les gens, ment, triche, ne sait pas ce qu'elle veut. J'ai trouvé cette série extrêmement désagréable.
Je crois que c'est l'une des premières fois que je suis tant déçu par une série que je vois aussi bien noté. J'ai beau comprendre que l'actrice a ses faillies, cette série dépeint ce qu'il peut y avoir de plus détestable chez soi ou d'autres. Un manque de respect total pour elle-même et les autres. Le passage ou elle trouve "conne" sa belle-mère qu'on sent pleine de vie, bien c'est l'actrice que j'ai trouvé ridicule. Je ne sais pas si ça rassure les spectateurs de voir la décadence humaine sous une forme "humoristique" qui ne m'a pas touché du tout...
J'aurais pu m'attendre à une série qui donne le sourire par rapport aux défauts et moments difficile que tout un chacun a. Touchants les malentendus, les préjugés etc... Ici c'est raté. J'en resterai au premier épisode, c'est déjà pas mal de l'avoir fini.