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Un visiteur
Critique de la série
0,5
Publiée le 18 juin 2021
Grotesque, surjoue.....et pas de fin....bref c'est comme si vous regardiez un film et que vous arrêtiez au milieu du film..... j'ai vraiment l'impression d'avoir perdu mon temps
Dans cette série, il y a une grosse interrogation sur les protagonistes : Sont ils alcooliques ? débiles ? consanguins ? Comme aucune réponse n'est apportée, on se demande si c'est une critique ou une parodie des gens du "nord". Si c'est le cas, c'est lamentable. Ci ce n'est pas le cas, ca démontre un niveau 0 scénaristique. Quel que soit le cas c'est pitoyable. En dehors de cet aspect, on notera que le film est mal joué, mal réalisé et que le scénario est ridicule. Le cinéma français a des chefs d'oeuvre, il faut probablement accepter des bouses.
La gendarmerie enquête dans le nord de la France sur une invasion extra-terrestre. Ce film est un OVNI ce qui tombe bien étant donné le sujet. Tout est bizarre et intriguant, le choix des acteurs, l'histoire et la réalisation. On rit beaucoup, on se demande si c'est normal, si on ne fout pas de la figure des acteurs ... Arriver à ce niveau de n'importe ne peut être que le résultat de quelque chose de parfaitement calculé. A voir tout affaires cessantes.
J'avais adoré "Le Petit Quinquin" mais là ... c'est plus du tout le même son de cloche. La force de la série est d'avoir pu garder les mêmes acteurs au bout de plusieurs années ainsi que le même esprit mais le problème, c'est que l'on ne comprends plus rien à l'histoire. C'est hyper brouillon, du grand n'importe quoi et je trouve même qu'il y a un côté malsain avec les personnages. On sait que c'est le cœur de la série d'avoir pris des personnes handicapées et assimilées (ce qui était très bien en soit) avec un côté touchant et bienveillant mais là, on dirait qu'on les a mis en "bêtes de foire" et ça m'a clairement dérangé. J'ai été mal à l'aise pendant ses quatre épisodes. Ce n'est peut-être que mon avis mais j'ai pas été dans le truc comme il y a 4/5 ans. Et puis, j'ai trouvé que l'on s'ennuyait un peu plus malgré quelques scènes coquasses qui valent le détour. Les acteurs, en soit, sont toujours aussi convaincants et il faut le souligner. En fait, je pense que je m'attendais trop à une suite similaire et forcément, les personnages avançant dans l'âge, on a du les faire évoluer mais personnellement, je n'ai pas accroché. J'étais heureux de revoir tout ce petit monde et on va dire que je tombe de haut. En soit, on ne va pas se mentir, ça reste quelque chose de correct, là on sent la patte d'Arte, qui nous propose toujours des prod' hors du commun. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'originalité est présente. Pour résumé, déçu mais catastrophique. 11/20.
J'aime chez dumont son audace et une certaine forme de provocation assumée au cinéma français. La suite du ptit quinquin (qui m'avait bien fait rire) tape la dans la science fiction. Mais le délire a mon goût va beaucoup trop loin et nous largue du coup en chemin. La série commence sur des chapeaux de roue pour s'enliser de plus en plus dans une intrigue à court d'idées. Pour finir dans un grand n'importe quoi qui certes appuie le décalé assumé du propos mais qui nous laisse considérablement sur le côté.
Et paf, la suite qu'on attendait pas du tout. Toujours aussi barrée, le fond est totalement décalée, les personnages encore plus hallucinant, ce langage si marqué, cette région du nord si stigmatisée nous offre là des visions hypnotiques dont on ne peut pas d'écrocher une seule minute, malgré la lenteur de l'action, malgré les répétitions des dialogues, malgré l'histoire ubuesque... Cette série est la deuxième saison d'une ovni vidéoludique français à ne pas rater.
L'univers (extraterrestre) de Dumont est de plus en plus délirant et loufoque mais toujours aussi attachant. Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant ri.
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Critique de la série
3,5
Publiée le 13 novembre 2025
Suite dètonante du « P'tit Quinquin » qui a bien grandi depuis l'enfer sur terre de la saison 1! spoiler: C'est la fin du monde, l'apocalypse, la fin du mort humain! Le grotesque, le mètaphysique et l'absolument autre sont de mise dans cette nouvelle saison, et on n'a compris que le commandant Van Der Weyden est le personnage qui intèresse le plus Bruno Dumont! spoiler: De la bizarrerie à gogo, de la mècanique pure, pleines de trouvailles loufoques (cf. le portail de la ferme, la voiture de police qui roule sur deux roues...) et des personnages vivants font que l'on ne s'ennuie pas une minute! Une histoire fantastico-comique extravagante, spoiler: dans la lignèe de "Body Snatchers" . spoiler: Le morceau de bravoure de cette saison 2 se passe dans le dèsopilant èpisode 4 (« C'est quoi ce borde* ??? »), à flanc d'une colline! Toujours secouè par les tics, Bernard Pruvost nous règale et livre une performance assez mèmorable! L'inoubliable Van Der Weyden nous a malheureusement quittès cette annèe pour aller vers d'autres cieux! Rip mon commandant...
Suite de P’tit Quinquin, Coincoin et les Z’inhumains reprend l’esprit des premières aventures de ses personnages en y ajoutant une intrigue surnaturelle. Hélas, l’humour paraît ici plus lourd et trop redondant. De plus, il est difficile de véritablement rire avec des personnages dont on découvre des facettes sombres (qui hélas représentent une réalité dans la France contemporaine, notamment dans la région où se déroule l’action de la mini-série) puisque le commissaire Van der Weyden (qui est le principal élément comique) se révèle être ouvertement raciste et puisque les personnages les plus jeunes (P’tit Quinquin, dont le surnom est désormais devenu Coincoin, et ses amis) adhèrent à un parti qui est visiblement d’extrême-droite. En outre, l’absence de résolution de l’intrigue peut donner l’impression d’un mépris de la narration s’approchant de la fainéantise : pourquoi chercher une conclusion à une histoire n’étant en aucun cas réaliste ? Heureusement, l’esprit décalé de l’univers humoristique de Bruno Dumont possède toujours un charme qui peut séduire le spectateur. Au final, Coincoin et les Z‘inhumains est une série possédant une partie du charme de P’tit Quinquin mais qui a un peu tendance à tourner en rond et dont les thématiques réalistes et sombres peuvent bloquer l’envie de rire dégagée par l’aspect farfelu du récit.
Encore une fois, le réalisateur nous propulse dans sa bulle loufoque et immensément poétique. On rit beaucoup, un rire franc provoqué par l’absurde des situations. Malgré sa cocasserie, Le propos reste fin, universel. J’ai vu les deux saisons à la suite et c’est dur de laisser partir Bernard Pruvost ( excellentissime ), Alane Delhaye, Philippe Jore, etc… Il y a une magie dans cette série, qui se situe par-delà le bien et le mal, tout en restant extrêmement attachante. Merci!
Quatre années après « P’tit Quinquin », Bruno Dumont reprend exactement les mêmes acteurs et personnages avec la campagne boulonnaise en arrière-fond, et nous livre une nouvelle enquête de gendarmerie, cette fois-ci sur l’apparition d’une substance gluante extra-terrestre qui dédouble les humains, encore plus burlesque et délirante que la première saison car cette fois-ci il n’y a même pas l’illusion d’un semblant d’enquête, c’est du sans queue ni tête du début à la fin. On l’aura compris, il est inutile de comprendre ou chercher à solutionner quoi que ce soit, on retrouve les mêmes propos décalés, la même lenteur, et une fin sans apporter la moindre réponse, à tel point d’ailleurs qu’on finit par tourner en rond assez rapidement. Evoquant en arrière-fond les migrants et le racisme (dénonçant les militants du « bloc » dont aura toute de suite compris la référence), l’homosexualité, Bruno Dumont se permet de nous interpeller sur l’acceptation de « l’autre », à travers son double extra-terrestre, son rejet signifiant la disparition d’une partie de soi. Cette fois-ci, l’intrigue est plus centrée sur les deux gendarmes, en roue libre, que sur les gamins Quinquin (devenu Coincoin) et sa bande, qui sont devenus des adolescents, et Dumont rend hommage à l’ensemble des personnages des deux saisons, morts ou vifs, dans une farandole de carnaval en guise de pied de nez final. Cette deuxième saison est encore plus inclassable que la première : c’est du très spécial.