NOS4A2 partait avec un potentiel énorme : une ambiance horrifique originale, un concept intriguant avec Christmasland, un méchant mémorable dans la Rolls Royce de Charlie Manx, et un univers visuellement travaillé. Sur le papier, tout laissait penser que la série allait captiver et offrir un vrai suspense horrifique. Malheureusement, la réalité est bien moins séduisante.
Le principal problème, c’est Vic McQueen. Ashleigh Cummings, qui doit incarner une adolescente puis une jeune mère, est totalement à côté de la plaque. Son personnage est mal écrit, peu crédible et fait des choix incohérents tout au long de la série, ce qui rend l’empathie quasi impossible. Même lorsqu’elle n’est pas exaspérante, son rôle tire vers le bas la dynamique de la série. Les épisodes centrés sur Manx ou Bing, eux, sont bien plus captivants et montrent que le reste du casting peut tenir la série à flot, mais cela ne suffit pas à sauver l’ensemble.
Autre gros défaut : le rythme. La série est lente, trop lente. Les longueurs et les scènes répétitives étirent artificiellement l’histoire, ce qui transforme des épisodes qui auraient pu être haletants en passages soporifiques. On sent que l’on voulait développer les personnages et l’univers, mais la mayonnaise ne prend pas : certaines intrigues secondaires sont inutiles, d’autres traînent en longueur, et le suspense se perd dans un amas de scènes dramatiques où rien ne se passe réellement.
Malgré tout, la série n’est pas dénuée de qualités. L’univers de Noël macabre, certaines idées fantastiques, les maquillages et la photographie sont bien travaillés, et Zachary Quinto en Charlie Manx reste fascinant. Les amateurs de fantastique pourront trouver de quoi s’amuser, surtout dans les passages où Vic est absente et où l’intrigue se concentre sur des personnages plus intéressants.
En bref, NOS4A2 est une série qui avait tout pour captiver mais qui s’effondre sous le poids de son héroïne mal castée, d’un rythme désespérément lent et d’un scénario trop étiré. On reste frustré, parce que l’idée de départ est prometteuse et que certains épisodes rappellent ce que la série aurait pu être si elle avait mieux été conçue. À regarder avec patience et en acceptant de passer sur les incohérences et longueurs, mais sans illusion : ce n’est pas le chef-d’œuvre horrifique qu’on espérait.