« La vérité sur l’affaire Harry Québert » est une très bonne adaptation du roman français éponyme, véritable tragédie ayant lieu dans le Maine. Les acteurs sont bons, l’enquête haletante et l’ensemble tient bien la longueur de dix épisodes. Et puis il y a Nola, une jeune fille qui ne laissera personne indifférent aussi bien par son histoire émouvante que par son magnifique physique…
Il n'y a pas tellement de chose à dire sur cette série ; dans son genre La Vérité sur l'affaire Harry Québert est très bien fait, certes on savait à l'avance que l'on ne tomberait pas sur une œuvre époustouflante bien qu'avec le nom de Jean-Jacques Annaud niveau mise en scène on était en droit d'attendre quelque chose de moins classique mais encore une fois un cinéaste perd son style dans une production télévisuelle. Sinon c'est du bon thriller avec une intrigue bien menée que l'on suit avec intérêt jusqu'à l'épisode final, les rebondissements multiples (parfois un peu trop vers la fin) sont là pour maintenir constamment notre intérêt, certains sont plus prévisibles que d'autres ; la réalisation est soignée, les acteurs sont bons notamment l'actrice jouant Nola. Donc voilà une série de qualité qui se regarde avec plaisir, qui ne fait peut-être pas partie des séries ultra tendance mais qui toutefois ne trompe pas son spectateur sur la marchandise et ne l'ennuie jamais ; sans doute pas un indispensable mais le temps que ça dure on passe un bon moment de suspense. Encore un point, j'ai apprécié le fait que La Vérité sur l'affaire Harry Québert ne tombe pas dans un ton trop moralisateur, bien sur que l'on peut trouver légitime de condamner une relation amoureuse entre un homme de 40 ans et une ado de 15 ans mais la série a l'intelligence de ne pas nous dire constamment en sous-texte "c'est pas bien, c'est une fiction mais cette ce n'est pas bien" ; elle nous laisse seule juge de la sincérité de cet amour licencieux.
J'aurai mieux fait de voir la série avant de lire le livre. Le roman de Joël Dicker est passionnant, et quand on vient de le lire, avec la fin en mémoire, la série n'a plus aucun intérêt. Surtout que ce n'est pas spécialement bien mis en scène par Jean-Jacques Annaud, et pas spécialement bien interprété non plus. Par contre, l'adaptation est très fidèle au bouquin, de ce côté là un bon point. Autrement, si on l'a lu, pas la peine de regarder cette série...
Pour avoir adoré le roman, je sus allé un peu à reculons sur la série, sachant que toutes les adaptions de romans sont pour la plupart source de déception. Le pouvoir des mots est bien supérieur à celui des images. Si l'adaptation est honnête dans son aspect enquête en tenant compte des impératifs liés à l'image, ce page-turner de 700 pages ne pouvait s'attarder à la psychologie des personnages sur 10 épisodes de 40 minutes... Le résultat donne donc dans les derniers épisodes un sentiment au spectateur d'accumulation abracadabrantesque de rebondissements qui me conforte que la littérature restera toujours maltraitée à l'écran...
Pour ceux qui ont lu le livre, cette adaptation télé est très très proche, sans doute trop, du livre. C'est ce qui fait sa force en terme de repère pour ceux qui l'ont apprécié, mais c'est aussi son écueil. Car l'ensemble manque ainsi de personnalité et de caractère, à partir du moment où l'on joue au jeu des sept différences. Pas de surprise donc, même si on se laisse embarquer par le scénario prenant de bout en bout (a condition de ne pas se souvenir de la fin). Les acteurs font le boulot, sans plus, incarnant chacun des clichés.
Une adaptation assez paresseuse et sans audace, la trame du livre est suivie de très - trop - près. Le casting réhausse quelque peu l'intérêt mais l'ensemble reste moyen.
Une très belle série qui reste fidèle à l'excellent roman de Joël Dicker. Le scénario maintient un très bon suspense et la série dégage une belle atmosphère. Les nombreux flash-back fonctionnent très bien et s'intègrent parfaitement au récit. La vérité se dévoile petit à petit. Et pour finir il faut souligner la très bonne performance de Patrick Dempsey.
À mi-parcours de la saison, je dois dire que je suis extrêmement déçu par "La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert". Déjà, le pitch de départ sur une fille disparue n'est guère originale, l'idée du suspect arrêté qui tente de se défendre non plus. Ensuite, c'est du point de vue narratif que l'ensemble se rate en beauté, Jean-Jacques Annaud racontant l'histoire comme on lirait un livre. Or, les 2 formats sont clairement différents. Ainsi, les allers-retours incessants entre plusieurs époques finissent rapidement par lasser et la collusion entre flashbacks, voix-off omniprésente qui racontent ce que l'on voit et Harry qui met en mots ce qu'on vient de visualiser lors de ses intermèdes avec Marcus donne un fort climat de redondance. Sur le contenu, même effet, le scénario passe beaucoup plus de temps que nécessaire sur certaines choses spoiler: (les sévices subis par Nola (grandement évoqués dans l'épisode 4 et on en remet une couche dans le 5) ou encore l'amourette avec Harry qui n'en finit plus et les menaces reçues par Harry et Marcus) . Concernant l'enquête, la série pâtit d'un Marcus peu sympathique et de dialogues particulièrement stupides entre lui et le sergent souvent invisible. Enfin, c'est bien beau de multiplier les plans aériens et les décors d'époque mais ça donne un aspect contemplatif qui accentue le côté lourdingue du récit. Sur le casting, Ben Schnetzer et Damon Wayans Jr sont pathétiques alors que Patrick Dempsey offre un jeu monolithique. La vraie révélation, c'est Kristine Froseth, touchante et attachante dans le rôle de Nola.
Indéniablement, c'est un projet qui suscitait la curiosité: voir Jean-Jacques Annaud débarquer sur le petit écran pour adapter un thriller à succès, dans un format inédit pour lui, c'était un argument. Au final, n'ayant pas lu le livre, j'écarterai la question de la fidélité au récit (ça semble très correct d'après les retours) pour souligner le soin maniaque et la précision de la mise en scène, offrant un cadre idéal à ses acteurs. Les interprétations sonnent très juste (même si la relation Nola-Quebert cannibalise un peu l'ensemble, inévitablement), les aller-retour dans le temps sont bien gérés et donnent lieu à de jolies séquences. Certes, quelques rebondissements, plus l'histoire avance, donnent un peu dans le factice, mais la partie finale avec ses révélations est quant à elle quasi parfaite. Le résultat final justifie grandement le choix du format série au détriment du cinéma, qui aurait eu du mal à rendre le côté foisonnant de cette histoire et à développer les personnages comme il se devait.
Personnellement ce qui m'a le plus attirée c'est de savoir que JJacques Annaud réalisait et mettait en scène le projet. C'était indéniablement un gage de qualité. Finalement, j'en ressors un peu déçue...Rien à redire au sujet de la réalisation, les allers-retours sur les deux périodes sont plutôt bien gérés, l'image est belle mais curieusement on ne s'attache à aucun des personnages. On se retrouve dans un suspense tellement vu et revu de rebondissements quant à savoir qui a fait le coup pour arriver finalement à celui dont on se doutait le moins ce qui personnellement m'a fait deviner au bout du 3eme épisode de qui il s'agissait lorsque j'ai compris dans quel procédé on se retrouvait, le plus classique du genre. Mais il y a quand-même quelques bonnes surprises finales qui étonnent le spectateur.
J'avais un peu de mal au début mais cela se suit bien. Ça monte d'épisodes en épisodes notamment à partir de l'épisode 3. L'enquête progresse et on se prend au jeu. La construction du récit est maligne : Quebert répond aux questions de Marcus et de son avocat et cela permet de faire des ellipses sur ce qu'il s'est passé 30 ans auparavant. Les acteurs sont très bons (Kristine Froseth, Ben Schnetzer, Patrick Dempsey). J'ai commencé à un peu décrocher et à être moins en haleine à partir de l'épisode 7. Mais le tout dernier épisode finit en apothéose ! Toutes les pistes se recoupent et tout s'éclaircie. En définitive, c'est une adaptation aux multiples rebondissements, à l'histoire hyper riche, très développée avec pleins de pistes, de tiroirs. Ils se ferment tous à la fin, au fur et à mesure que l'intrigue se résolve. Et la réponse est inattendue ! La série donne envie de lire le livre !
Cruelle déception ! Le début avec des dialogues entre Harry et la bien jeunette demoiselle est d'un niveau et d'une longueur affligeantes ; ensuite l'histoire s'emballe un peu (enfin, façon de parler !) et suscite tout de même bien plus d'intérêt. Mais cela arrive bien trop tard ! À oublier ...