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Kev T
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Critique de la saison 1
3,0
Publiée le 8 mars 2021
Une série réellement dramatique. Ruffalo offre une superbe prestation. Ce qui est vraiment intéressant reste ce travail fait sur la question de la crypte familiale, du pacte denegatif... Brillamment illustré. Le bemol de cette série reste le rythme. Dommage. Un film aurait peut-être été plus percutant.
Mini-Série absolument géniale. Le traitement de l'histoire, le jeu des comédiens, Mark Ruffalo si talentueux, des personnages secondaires très forts et beaux, une photo superbe et toute une ambiance terriblement envoûtante. Véritable bijou de cinéma !
En 2020 mini série d'une durée de 6h, c'est long et le plus souvent bien sombre mais ce n'est pas l'essentiel du film. On est fixé sur le personnage de Dominic un peu l'opposé de son frère jumeau, l'un reste équilibré face à des épreuves extrêmes l'autre ayant sombré dans de la folie, les deux sont joués par Mark Ruffalo. L'ensemble est bien construit et l'on a une évolution et des révélations à la fin. Cela peut être perturbant mais au final c'est assez propice à s'interroger sur le fait d'être humain et que c'est parfois bien difficile, d'autant que chacun a d'une part une responsabilité plus ou moins forte du fait de ses choix, et conséquemment une façon de l'appréhender qui dépend de son identité propre et est très variable d'une personne à l'autre. Je ne vais pas dans le sens dithyrambique de beaucoup car c'est trop sombre trop longtemps et parfois assez indigeste et difficile à cerner.
Quelle série! un chef d'oeuvre... et quel acteur! Je n'avais jamais pris conscience du talent de ce mec, Mark Ruffalo est exceptionnel de justesse. la performance qu'il fait c'est bluffant.
Dominick et Thomas Birdsey sont deux frères jumeaux d’origine italienne nés aux Etats-Unis dans la bourgade tristounette de « Three Rivers » aux débuts des années 50. Leur mère, qui se refuse de dévoiler à ses enfants l’identité de leur père, se chargera de leur éducation avec Ray, son nouveau compagnon. Mais celui-ci, de part sa sévérité et une main leste, leur mènera la vie dure et ils ne seront pas épargnés par les humiliations et les sévices. Du moins, Thomas plus que Dominick. Car si le second semble plutôt correspondre aux schémas qu’un père peut projeter sur sa progéniture d’adoption, Thomas montre des troubles du comportement incompatibles avec les valeurs patriarcales que représente Ray. Et plus les enfants vont grandir, plus les manifestations paranoïaques de Thomas vont s’amplifier. Quand on découvre ces deux frères, ils sont à l’orée de leurs 40 ans. Leur mère est morte d’un cancer et Dominick est séparé de Dessa, l’amour de sa vie, mais entretient une relation avec une jeune femme, Joy, pour qui il ne ressent aucun sentiment. Alors quand Thomas prend l’initiative de se couper la main au beau milieu d’une bibliothèque, Dominick va tenter coûte que coûte de protéger son frère en s’élevant contre les institutions de soin qui le considèrent comme dangereux.
A travers cette introduction, on perçoit que les malheurs qui vont frapper les membres de cette famille seront multiples et de ce point de vue, la série n’y va pas avec le dos de la cuillère. Et cela s’avère être un problème car l’excès d’événements contraires à leur bonheur tend à amoindrir l’implication du spectateur dans cette tragédie qui perd parfois en crédibilité. Contrairement à cet écueil que l’on ressent durant le développement de l’histoire, l’autre principal défaut de cette production tient à sa conclusion. En effet, il se trouve que l’ensemble des événements aboutissent à un dénouement d’où une morale ressort clairement. On a du coup le sentiment que les auteurs ont déroulé une histoire qui leur permet de développer leur message. Mais il paraît quand même étonnant et très peu réaliste que chacun des parcours de vies qui nous sont contés ici puissent converger vers un même point. Or, toute la structure narrative est construite à cet effet et les quelques éléments qui en sont exclus (comme la relation entretenue entre Dominick et Joy) paraissent inutiles. Et si elle apparaît au final très logique, on aurait espéré une fin plus ouverte qui nous fasse réfléchir aux actes de chacun sans qu’elle nous fournisse une seule et unique clé de lecture. Une clé qui, de plus, peut porter à caution suivant la sensibilité et le vécu de chacun.
Néanmoins, la série frappe juste dans la représentation des liens qui unissent les personnages. Et en premier lieu, Dominick et Thomas. Il est déjà rare de voir à l’écran une vision de ce qu’est la maladie mentale. Pour le coup, la détérioration de l’état psychique de Thomas est montrée avec un réalisme tout à fait sidérant. De plus, les émotions ambivalentes que Dominick ressent pour son frère et la culpabilité que celles-ci engendrent chez lui sont magnifiées à l’écran par la performance d’acteur de Mark Ruffalo qui joue les deux rôles. Pourtant, rien d’impressionnant à première vue. Mais dans les deux cas, sa simplicité et son naturel la portent au rang d’extraordinaire. Derrière cette évidence, le personnage de Ray est lui aussi passionnant. L’évolution de celui-ci et sa complexité questionnent le spectateur sur les jugements définitifs que l’on pourrait porter sur quelqu’un. Son traitement sensible et sans manichéisme est l’exemple parfait de la démonstration que les auteurs tentent de mettre en avant … et se serait largement suffi à lui-même.
Mais si ces différents rôles sont évidemment porteurs de sens et ont une importance toute particulière, la distribution dans son ensemble est au diapason d’une mise en scène qui se doit d’être sobre si elle veut être crédible. Il ne s’agit pas ici d’une série à grand spectacle. Cependant, elle sait se montrer intense quand le besoin s’en fait sentir. Ainsi, la scène de « lutte » entre Dominick et les gardes de la prison où son frère doit se rendre est d’une âpreté assez impressionnante. Et sa longueur ajoute à sa dureté. De même, les scènes de psychanalyse sont d’une grande force émotionnelle et d’une justesse tout à fait étonnante, la caméra n’hésitant pas à user de zooms lents et subtils pour traquer les émotions de Dominick. Ce sont à vrai dire, les scènes les plus passionnantes et les plus denses du récit. En terme de justesse d’écriture de personnages, il est en revanche dommage que le rôle de l’assistante sociale qui gère le dossier de Thomas (par ailleurs très bien jouée par Rosie O’Donnell), soit empreinte d’une empathie telle qu’elle contraste avec le réalisme et la rugosité de l’ensemble.
Mais en dehors de sa performance d’acteurs, la série est aussi épatante dans la manière qu’elle a d’insérer différents arcs narratifs à sa structure. Car si celle de la lutte sacrificielle de Dominick pour son frère en est le socle, on y voit aussi les relations passées entre celui-ci et sa femme Dessa tout comme l’enfance et l’adolescence des jumeaux. La vie de leur grand-père via un manuscrit que leur mère leur a transmis peu avant sa mort nous dépeint aussi une Amérique née de l’immigration (ici italienne) qui prétend à une ascension sociale tout en dénigrant les personnes de couleur pourtant installées depuis des générations. Et chacune de ces histoires apporte sa pierre à la compréhension que l’on se fait de la situation actuelle. Elles sont très habilement amenées car elles s’insèrent de manière variée dans le quotidien de Dominick : classiquement dans son sommeil ou en lisant. Mais bien plus subtilement par flashs sonores ou visuels surgissant à l’improviste en montant une échelle par exemple, comme ça peut être le cas dans la vie. C’est assez brillant.
Ainsi, si la série souffre d’un excès de drames nous amenant à une conclusion imposée, on ne peut que louer la sincérité de cette œuvre qui a le mérite immense de mettre en images la maladie psychiatrique sans complaisance ni misérabilisme. Dans le même temps, elle interroge sur les liens familiaux, sur la recherche de paternité et sur le regard que l’on porte sur les gens qui nous accompagnent tout au long de notre vie. Pour le meilleur et pour le pire, à moins que ce ne soit l’inverse.
Mark Ruffalo immense acteur. Y a rien d autre à dire, magnifique série avec d'excellents acteurs, une histoire qui tient la route et qui ne s'adresse pas à des jeunes adolescents en demande d'effets spéciaux. Ca devient rare et tout ce qui est rare est précieux.
Série qui sort de l'ordinaire, que ce soit pour le sujet ou la manière de l aborder. Histoire triste, mais extrêmement bien jouée et tournée. A regarder sans hésitation.
Après The Place Beyond the Pines et Blue Valentine, Derek Cianfrance poursuit son exploration noire et brute de l'Amérique profonde, triste et sale, mais pousse toujours plus loin. Peut-être trop loin pour moi avec ce Zola moderne. Mark Ruffalo est détestable... et bouleversant.
Bon bon bon... je me suis permis de lire quelques critiques pour anticiper les navets et suis surpris d'entendre après coup la tristesse du sujet ou la noirceur de la réalisation... Ben, j'ai envie de vous dire de passer votre chemin ou changer de thématique les copains On peut pas ne pas apprécier la justesse des acteurs, le courage du sujet, et le charme de la réalisation si on juge une œuvre à son happy end les amis... Mark. R est un des meilleurs acteurs de sa génération ! Et les sujets des plus sensibles à traiter, et pourtant tout y est admirablement suggéré et abordé sans grosses failles Mention spéciale à cette Assistante sociale ! Je suis de la profession et je peux vous dire qu'elle a du métier dans ce rôle ou alors un sacré sens de l'anticipation Grand bravo à cette œuvre courageuse et d'une beauté rarement atteinte de nos jours...KS
Cette série m'a littéralement scotchée !! Une interprétation virtuose et une mise en scène d'une grande justesse . Le film est puissant et vous happe rapidement dans son intrigue sur un sujet pourtant pas simple à traiter . Un grand merci Mr Ruffalo pour cette œuvre qui rehausse le niveau .
Mark Ruffalo est effectivement excellent dans cette série. Et les conséquences de la schizophrénie dans la vie de frères est particulièrement réaliste et bien décrite. La photographie et l'ambiance sont vraiment top. Mais j'ai trouvé qu'il y avait trop surenchère dans le "pas d'bol dans la vie". Même si ça ne sombre pas du tout dans le pathos c'est tout de même beaucoup trop de malheurs au point que ça en devient agaçant. Ceci dit, faire dans le "misèreuh, misèreuh" (comme disait Coluche) est clairement la marque de fabrique du réalisateur et il le fait très bien (blue valentine, The place beyond the pines). Bref, pour ceux qui veulent une avalanche de malheur sur un seul homme, foncez. Pour ceux qui aiment un peu plus de nuances soyez prévenus, c'est pour moi ce qui manque pour que cette série soit excellente.
Mini-Série donc format agréable à regarder - ni trop ni pas assez pour cette histoire portée par Mark Ruffalo qui est très juste dans les 2 rôles. Les seconds rôles sont bons. Série très humaine, peut-être un peu trop, certains s'ennuieront....la photographie, le paysage, l'ambiance visuelle sont parfois un peu "mou" ! Un peu déçue par le dernier épisode qui aurait mérité un peu plus de panache...
Une mini série de 6 épisodes qui se place comme un grand film digne d’un Copolla ou Barry Levinson , une aventure nostalgique, mélancolique, mystérieuse et glauque ou en sort pas indemne, mon ressenti global ? Une méga claque tout droit dans le pif !