Le Cabinet de curiosités de Guillermo del Toro
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AlexLaloix
AlexLaloix

179 abonnés 1 410 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 novembre 2022
De la même façon que Ryan Murphy avec "American Horror Stories", Guillermo del Toro se lance dans une série d’horreur anthologique avec "Le Cabinet de curiosités" sur Netflix. Composé de huit histoires plus ou moins effrayantes, ce premier volume que nous propose huit différents réalisateurs se révèle malheureusement très inégal. Avec des épisodes scénaristiquement plus réussis que d’autres, il est difficile d’accrocher à cet ensemble imparfait, pourtant prometteur sur le papier. Et malgré les inégalités, chaque histoire arrive cependant à nous plonger dans son propre univers et nous surprend suffisamment grâce à une réalisation soignée et de qualité. On notera d’ailleurs les épisodes numéros 1, 4 et 5 comme les plus réussis de la série. Globalement, "Le Cabinet des curiosités de Guillermo del Toro" n'est pas complètement réussi, mais la série saura néanmoins satisfaire les quelques amateurs du genre.
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13,5/20
Critique sur Le Cabinet de curiosités de Guillermo del Toro (saison 1)
Vue du 29 au 31.10.2022 sur Netflix
toinou
toinou

54 abonnés 706 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 novembre 2022
Incroyable, la série est génial. La plupart des épisodes sont vraiment bien réalisé etc... Une très bonne série d'horreur réalisé par Guillermo del Toro.
D'ailleurs le générique est juste parfait.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 décembre 2022
Comme pas mal de métrages ou séries présentant des segments d’horreur ou fantastiques, « Le cabinet de curiosités » est une mini-série à la qualité en dents de scie. D’un côté nous y retrouvons d’excellentes choses (notamment l’épisode 3, mélange habile entre « Hidden » et « The Jane Doe identity »), suivi des épisodes 1, 2, 4 et 7, mais de l’autre côté malheureusement des épisodes trop passables (5, 6, 8). Toutefois, dans l’ensemble, les histoires concernent toutes des thèmes différents, présentent des décors et costumes soignés, tout comme le design de certaines des créatures empruntées à Lovecraft est formidable et surtout, elles proposent des réalisateurs aux univers distincts avec parfois des acteurs faisant plaisir à revoir, comme ce bon vieux Peter Weller (mais si, rappelez-vous le seul et unique « Robocop » !). Alors ne boudons pas notre plaisir et prions pour qu’il y ait une deuxième saison !
darkvash
darkvash

140 abonnés 1 575 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 novembre 2022
A part une joli photo, que retenir ici? Des histoires inégales mais allant de bof à médiocre.
Je suis resté pantois devant tant de vide, les épisodes 5 et 6 ont bien tourné et retourné le couteau dans la plaie.
Je ne dois pas être le public...
Lepouceducoin
Lepouceducoin

29 abonnés 933 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 mai 2023
C'est justement plein de curiosité que je me suis intéressé à cette nouvelle mini-série découpée en 8 épisodes indépendants. Format pratique quand on manque de temps pour se lancer dans une série de 10 saisons...
Préalablement, Guillermo Del Toro m'intrigue, enfin, plutôt son univers. Je n'ai jamais été fasciné par l'un de ses films (je n'ai d'ailleurs jamais dépassé la note de 6 sur l'un d'eux jusqu'à présent...) mais j'ai toujours trouvé qu'il y avait de bonnes idées. Et ils étaient toujours très beaux sur le plan visuel.
Ici, Del Toro ne réalise pas directement les épisodes mais son univers est bien présent.
Disons-le tout de suite, les 8 épisodes ne se valent pas. Certains sont vraiment insignifiants ("La prison des apparences" ou encore "L'exposition"). Le premier part sur une bonne idée mais aurait mérité d'être plus court et plus rythmé. L'actrice en fait des tonnes avec ses grimaces. Le second est vraiment particulier car regroupe un bon casting (Peter Weller notamment) mais je l'ai trouvé assez perché. Et la fin tombe comme un cheveu sur la soupe...
D'autres sont tout juste un poil au-dessus de la moyenne ("Le lot 36", "Le modèle" ou encore "Cauchemars de passage"). "Le Lot 36" est plutôt une bonne entrée en matière dans la mini-série. On y retrouve de suite de beaux décors, de beaux plans et une certaine ambiance. "Le modèle" comporte également de bonnes idées mais j'ai eu de la peine à avoir de l'empathie pour l'acteur principal (Ben Barnes). Enfin, le conte horrifique "Cauchemars de passage" (avec Rupert Grint) est intéressant mais il m'a manqué quelque chose. La fin est plutôt sympa.
J'ai davantage apprécié "Rats de cimetière" et "Murmuration". Le premier met en scène un avide personnage qui vole les tombes afin de s'enrichir. C'est davantage une farce qui se retourne contre son personnage principal. Le second (et le dernier de la série) est beaucoup moins horrifique que les autres et du coup, c'est l'ambiance, la tension qui doit prendre le relais. Force est de constater que c'est plutôt réussi.
Enfin, mon épisode préféré reste "L'autopsie". C'est d'ailleurs l'épisode le plus long. Cela veut peut-être dire que c'est plus "facile" pour un réalisateur de présenter son sujet avec au moins 1h de temps. Là, nous sommes à la rencontre d'un enquêteur-mèdecin légiste (le très bon F. Murray Abraham) qui cherche à percer le mystère de morts inexpliquées dans une mine. Puis, vient cette scène d'autopsie plus glauque que jamais où il reconstitue les pièces du puzzle...
Globalement, c'est une première saison agréable, avec des épisodes inégaux mais qui sont presque tous intéressants. Certains mériteraient vraiment un long métrage afin de développer un peu plus l'idée de base
Aurore S
Aurore S

13 abonnés 40 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2023
Je vais poster mon avis en me basant sur les 3 premiers épisodes car je n’ai pas encore vu le reste.
En lisant les commentaires, je m’attendais à du gore, du deguelasse, de l’horreur.
Je suis pourtant une trouillarde, mais bon voila que j’ai regardé les épisodes et même s’ils étaient bien, je dois le reconnaître, je n’ai pas eu ce que j’attendais. C’est à dire la crainte de devoir fermer les yeux pour éviter de voir une scène trop perturbante.
Non c’est pour le moment trop soft pour moi. J’espzre que ça va s’améliorer dans les épisodes à venir.
Cependant les histoires sont malgré tout sympathique à regarder et assez prenante même s’il me manque ce petit truc qui fait la différence.
Luiz
Luiz

10 abonnés 149 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 novembre 2022
Série "effrayante" mais politiquement correct. La singularité de chaque épisode couplée à un rythme plutôt lent fait naître en nous une anxiété croissante. On regrettera (ou appréciera?) les changements d'intrigues, de qualités très inégales, propres a chaque épisode!
JB D
JB D

9 abonnés 35 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 janvier 2023
L’homme de « L’échine du diable » lui a vendu son âme. Del Toro, dans un geste visant à ressusciter des programmes anthologiques comme « Alfred Hitchcock présente » ou « Masters of horror » , fait venir la nouvelle gamme du cinéma horrifique et fantastique actuel pour une compilation de (petits) films, sous le sigle du Cabinet des curiosités. De curiosité, c’est surtout le choix des auteurs, dont deux d’entre eux seulement parviennent à tirer leur épingle du jeu (Ana Lily Amirpour et Panos Cosmatos), la série en invitant au total huit. Del Toro apparaît au début de chaque épisode comme un cinéaste devenu le Monsieur Loyal du cirque Netflix (son « Pinocchio » sortira dans quelques jours en exclusivité sur la plateforme californienne) et intronisant dans la grande arène mondiale ce qui est censé représenter le haut du panier du cinéma de genre américain - ou américanisé. La bonne nouvelle, c’est que plus de la moitié ne sont pas américains : une anglo-iranienne, un italien, une australienne, un canadien, un mexicain… volonté affirmée, et heureuse, de donner voix à des talents d’horizons divers - bien que tous plus ou moins broyés à la machine du speaking the same language.

Peut-être aurait-il fallu demander à des cinéastes un peu plus intrigants comme Ari Aster, Robert Eggers, Eskil Vogt, Lanthimos, Yeon Sang-Ho ou même Ducournau, pour que la soupe ait du goût et réveille des pulsions de cinéma qui ne se contentent pas d’aller chercher l’efficacité à la surface (efficacité très relative, d’ailleurs). Quelque part, cette pièce montée dit bien dans quelle impasse se trouve le cinéma de genre contemporain, depuis qu’il a troqué la question de la peur (des peurs) à une logique de surface et de court terme : jump scare, sound editing, vieilleries ressassées et abus de magie noire ont fini d’engouffrer le genre dans un lieu commun extrêmement attendu et consensuel.

Mais où sont donc passés les révoltés, les lyriques, les fantaisistes, les sauvages? Où sont les nouveaux Wes Craven, Takashi Miike, Carpenter, Tobe Hooper, ou même chez les plus jeunes Bayona, et justement Del Toro lui-même ? Où est passé le réalisateur si magnifiquement inspiré du « Labyrinthe de Pan »? Pourquoi le cinéma d’horreur ne vient pas dire des choses très humaines, très vraies, sociales, politiques, imaginatives? Faire peur, c’est révéler des vérités d’enfant, d’adulte, puiser dans des angoisses universelles ou montrer par l’imaginaire ce qu’il est trop dur de voir par le devant : c’est sortir du territoire rationnel pour donner à voir le plus-que-vrai.

Dans le premier épisode, « Lot 36 » (Guillermo Navarro), l’abordage du discours social sur le racisme endémique ne mène à rien ; il est désolant de voir comment le personnage principal, détestable, n’est voué qu’à une punition symbolique avec invocation de sorcière et table de magie noire. La mise en scène est si peu inventive, le scénario si plat, qu’on ne voit pas bien quelles frayeurs le film compte bien activer, si ce n’est l’ébauche vite éteinte d’une horreur purement sociale. Dommage d’autant plus que Navarro est le seul cinéaste à faire un film au présent, les yeux dans le monde contemporain, tandis que tous ses collègues se cachent derrière la reconstitution (années 70, XIXème siècle, sautes temporelles, années 50) ou le chromo d’un présent qui ressemble au passé (« La prison des apparences »).

Dans « Rat de cimetières », Vincenzo Natali (qui s’était révélé il y a plus de vingt ans maintenant avec le petit coup de force « Cube »), aborde le thème de la cupidité. C’est peut-être là le problème général de cette série, au fond : aborder un thème, comme si un film n’était qu’une chose, et surtout pas plus. La dimension de farce macabre de ce second épisode réserve certes un plaisir simple et assumé, et mérite au moins d’être reconnu comme un segment qui ne cherche pas à être plus qu’une petite attraction efficace, quoique facilement oubliable.

Survient un film qui, apparemment, a époustouflé tout le monde, alors qu’il m’a pourtant bien semblé voir un gros nanar. Ca s’appelle « L’Autopsie » en français, réalisé par David Prior. Un médecin légiste condamné par la maladie va devoir autopsier tout un tas de corps d’ouvriers décédés dans une explosion étrange dû à une espèce de boule high-tech poilue qui grogne - probablement extra-terrestre - balancée par un type louche qui envoûte les gens. On ne va pas se mentir : la description dit bien la nullité de ce petit film qui ne sait pas où il va (serial-killer, ou présence extraterrestre, ou body horror, ou zombies, ou je ne sais quoi), et qui joue au sérieux et au premier degré avec un culot rare. Mais, soit, c’est bien gore à la fin, et si cela suffit à faire un film alors ma foi, mes aïeux, n’en parlons plus.

On en est quand même au quatrième épisode (souvent celui de la dernière chance quand ça ne veut vraiment pas), et Del Toro l’a bien compris : il fallait placer l’un de ses rares bons chevaux à ce moment-là. Bingo : Ana Lily Amirpour livre avec « La prison des apparences » (pitié pour les traducteurs) une fable horrifique qui creuse des questions certes éculées - le diktat des apparences, le rôle féminin, le regard social - mais avec une singularité qui la distingue très vite de ses petits compagnons de jeu. Déjà, Amirpour se saisit d’une forme et d’un style (la fable colorée) qui teinte son essai d’une forme d’étrangeté audio-visuelle, toute en nuance et en décalage. Elle cherche un langage pour elle, pas pour faire à la manière du genre : angles de caméra hirsutes, visages dérangeants, arrangements de classiques a cappella, d’une bonne humeur tout à fait oppressante, et jeu sur l’assignation des rôles. Film féministe, on peut le dire, et bien intelligemment : dotée d’un mari adorable, à l’écoute, compréhensif, empathique, présent et aimant (le contraire de la caricature que notre époque aime à donner) une épouse fort laide va commencer à s’appliquer une crème hydratante censée révéler sa beauté. Parce qu’Amirpour ne cherche pas à pointer du doigt à qui incombe la faute - si ce n’est, à l’évidence, au racolage publicitaire et à la télévision - elle montre des êtres humains loufoques, profonds, à plusieurs niveaux. Horreur originale aussi car elle joue sur un dérèglement psychique et physique que la peau, et donc la surface (le sujet du film) vient montrer. Horreur absolue, évidemment, qu’un épiderme qui se dérègle : film malaisant, qui touche instantanément à son but, et n’a pas peur de pousser ses idées jusqu’au bout, notamment avec cette saugrenue et non moins belle concrétisation du « better-self » sous forme de femme-crème. Pied-de-nez excessif et drôle, le meurtre du mari permettra quand même à la dame de vivre son rêve, de s’exprimer, et d’avoir ce qu’elle voulait ! Voilà un film qui a de l’esprit, et qui cherche littéralement à gratter la surface.

Le soufflet retombe par deux fois de suite : « Le Modèle » de Keith Thomas est franchement nul, et « Cauchemars de passage » de Catherine Hardwicke l’est non moins. Tous deux adaptés de Lovecraft, on tient ici le fond du fond : des réflexions pauvres sur la création et le deuil, réalisés comme des devoirs du samedi. Si peu d’idées alors que pourtant « Le Modèle » recelait beaucoup de portes d’entrée visuelles et narratives (ainsi qu’un Crispin Glover habité en peintre monstrueux, face à un Ben Barnes qui fait peine à voir), mais rien n’y fait : seul l’abominable plan final viendra toucher à un macabre dérangeant. Catherine Hardwicke, elle, avait réussi auparavant deux belles chroniques adolescentes (« Thirteen » et « Les seigneurs de Dogtown ») mais les studios l’ont gâchée : preuve en est avec cette plate illustration d’un beau texte, sans souffle ni âme, et alourdi par des effets visuels approximatifs.

Re-bingo et énorme sortie de route : Panos Cosmatos réalise « L’exposition », vrai film barge, où des gens parlent sans cesse, de choses complètement vaines et stupides, et le film s’en délecte comme d’un jeu. Quatre personnes sont reçues chez un milliardaire anonyme qui leur donne du whisky japonais, beaucoup de cocaïne, et divague sur le haut de la pyramide du monde. Le film s’amuse à nous mener en bateau, littéralement sur de la fumée, et ça sera presque tout de ce film formidablement à contre-courant, où les lumières bavent d’or et d’orange dans une ambiance lounge-psyché. On croirait voir des bribes de Winding Refn et Mandico qui danseraient un reggae tone main dans la main. Cosmatos brise la règle du film de genre, qui est une sorte de règle tacite qui pourrait s’étendre à tout Netflix : faut pas que ça bave. Son film, lui, dégurgite des couleurs et des ambiances torves, énigmatiques sans du tout essayer de faire peur, jouant juste sur la corde de la sidération pour faire exploser dans un délire mi-wahrolien mi-série Z un gros monstre cornu qui fait fondre ou exploser ceux qui l’observent. Et duquel finit par s’écouler une grosse peinture orange fluo bien crasse, du genre qui contamine l’écran d’un ordinateur et les plateformes de films qui n’ont guère l’habitude de se faire pirater leur protocole esthétique. Cosmatos révèle là une anomalie, qui serait comme un manifeste poétique de ce que pourrait être le cinéma de genre si on voulait bien lui défaire ses lacets et le laisser rugir. Film profond et débile, qui ne ressemble à rien d’autre et qui aère soudainement les propositions sclérosées de la plupart de ses collègues.

Et on finit avec le chouchou de la presse, des spectateurs et de Del Toro, « Murmuration » de Jennifer Kent, réalisatrice surcôtée (« Mister Babadook », c’est pas non plus l’extase), qui signe un film de clôture joliment fait, bien propre, psychologique et explicatif, avec un peu de sensibilité et surtout un classicisme à dormir debout. Le matériau intrigue un temps (un couple d’ornithologues part enregistrer le bruit des oiseaux sur un bout d’île isolé), mais l’arrivée comme par surprise des fantômes-qui-hantent-la-vieille-maison-qui-grince-et-qui-leur-rappelle-drôlement-leur-propre-enfant-qui-est-mort font de cette histoire, vous l’avez compris, une énième variation sur le deuil, la résilience, la maternité, et tout le tralala qui s’ensuit. Le film, vous l’aurez déjà vu mille fois ailleurs, desfois en moins bien, desfois en mieux (« L’orphelinat »), et il n’y a pas grand-chose d’autre à dire là-dessus si ce n’est que Jennifer Kent n’est toujours pas une réalisatrice extraordinaire à mes yeux.
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3 abonnés 50 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2024
La série varie à mon humble avis entre du mauvais et du bon ! Sur les 8 épisodes, il y en a 3 que je n'ai vraiment pas aimé... Dans l'ensemble de bien belles images et décors.