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Benjamin Quin (Paper Gage)
1 critique
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Critique de la série
4,0
Publiée le 10 avril 2024
Photographie incroyable. Acteurs très charismatiques, excellente performance d'Andrew Scott. Une musique peut-être trop absente, le silence étant sûrement un parti pris pour améliorer le réalisme des situations. Une belle mise en avant de l'Italie avec ses décors traditionnels, nous mettant dans l'époque de cette histoire se déroulant dans les années 60. Léger bémol sur les épisodes pouvant être ressentis comme longs, avec peu de péripéties. Globalement, une très belle œuvre.
Dur dur de passer après l´adaptation flamboyante de Minghella Pari réussi ! La photo et le graphisme sont époustouflants Dans la droite lignée d´un Carol Reed et d´un Fritz Lang Touche de couleur vénéneuse .. ne la manquez pas !
Cette série revisite un film mythique et pour une fois cela fonctionne bien. Un acteur absolument incroyable qui mérite d’être plus souvent casté au cinéma car son jeu est indéniablement parfait. À découvrir !
Un pur bonheur : ne vous laissez pas influencer par le 1er épisode qui peut sembler un peu long et vous faire reculer car c'est justement ce que l'on apprécie par la suite, cette lenteur, voire langueur qui permet d'apprécier les décors, paysages et villes italiennes ; les images et l'éclairage sont magnifiques. Andrew Scott est tout simplement incroyable, tout à la fois fascinant et inquiétant et malgré tout, on se prend à éprouver de la sympathie pour lui. Un fantastique thriller qui monte en intensité au fil des épisodes et nous tient en haleine jusqu'à la fin.
Ripley éblouit visuellement, mais laisse un grand vide. Dépeindre un sociopathe sans aucune compétence sociale tue la série — c’est une idée paresseuse et stupide qui vide l’histoire de toute profondeur.
Superbe mise en scène, paysages et décors magnifiques malgré le parti pris du noir et blanc, ambiance dolce vita parfaite... mais des personnages non crédibles, trop âgés, sans charme particulier; des scènes ridicules comme celle où le bateau tourne seul sans chavirer... Tom pourrait être James Bond... et hélas, une série beaucoup trop longue avec des épisodes de 60 mn où on s'ennuie à mourir... j'ai dû mettre en accéléré pour terminer.... Dommage... 2 épisodes de moins et c'était parfait! Très envie du coup de revoir Plein Soleil et le talentueux M. Ripley, où les acteurs ont clairement une présence plus magnétique et où les relations de séduction et d'emprise sont bien plus crédibles. Trop long, trop contemplatif...
Mini-serie incroyablement belle et symbolique. Le personnage de Tom Ripley est parfaitement incarné dans son profil machiavélique, à la limite du tueur en série. La photographie est sublime dans une ambiance en noir et blanc qui révèle la froideur du personnage et qui surprend tant elle est pertinente. D’ailleurs, le choix de cette ambiance permet au spectateur d’apprécier le jeux d’ombre et de lumière à travers trois phases: les paysages italiens, l’œuvre de Caravage et l’esprit prédateur de Tom Ripley.
Après avoir lu le roman de Patricia Highsmith et vu les deux versions cinématographiques qui en ont été tirées, je suis restée presque tétanisée devant la beauté des images, la précision des détails (notamment dans la scène où Tom Ripley se débarrasse du corps de Dickie en pleine mer), et le jeu impressionnant des principaux protagonistes. Dans les rôles secondaires, le commaissaire de police italien n'est pas mal non plus, tout en élégance et en courtoisie, sans parler des réceptionnistes d'hôtel et autres logeurs (euses) qui sont excellents. On se trouve véritablement dans l'Italie des années 60, ça donne envie d'y retourner pour admirer toutes ses richesses architecturales et culturelles.
A se concentrer trop manifestement sur l’esthétique, sur la symbolique de la réalisation, sur l’atmosphère feutrée du drame, la mise en scène manque profondément de naturel, de subtilité, de rythme. Ainsi cette froideur, couplée au choix du noir et blanc qui éteint la sensualité de la Riviera italienne (dont les caractéristiques de la vie quotidienne sont en revanche fort bien retranscrites), empêche toute émotion, toute empathie, toute affection vis-à-vis des personnages. En outre, hormis le retors Tom Ripley (auquel Andrew Scott fournit un caractère intéressant), les autres protagonistes se distinguent par leurs oeillères, leur stupidité ou leur incompétence, agissant toujours dans le sens des attentes du sociopathe, renforçant le manque de vraisemblance de certains manquements dans l’enquête policière (pourtant menée par un inspecteur présenté comme rigoureux et compétent!). Certes, cela ajoute au cynisme de l’intrigue, mais la solidité du scénario y perd grandement (était-il alors judicieux de revendiquer le respect du matériau originel?)! Et que dire de la nécessité d’étirer les péripéties pour finir par ouvrir sur une potentielle deuxième saison… Prétentieux.
Ripley est une véritable réussite, portée par une mise en scène d'une élégance rare. Chaque plan semble soigneusement composé, offrant une esthétique somptueuse qui donne à la série une identité visuelle immédiatement reconnaissable.
Le récit avance avec une grande maîtrise, privilégiant l'atmosphère et la tension psychologique plutôt que les effets spectaculaires. Cette approche immersive permet de savourer chaque instant et de se laisser entraîner dans un univers aussi fascinant que troublant.
L'interprétation est remarquable, avec des comédiens qui livrent des performances tout en nuances. La photographie, le rythme et la bande sonore s'accordent parfaitement pour créer une expérience aussi raffinée que captivante.
Ripley est une série exigeante, élégante et profondément immersive, qui prouve qu'il est possible de captiver le spectateur avec intelligence et subtilité. Une œuvre marquante, aussi belle à regarder qu'intéressante à suivre.