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bruno
35 abonnés
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Critique de la série
5,0
Publiée le 9 mai 2024
Cette nouvelle adaptation du roman de Patricia Highsmith est sans doute la plus réussie grâce à une mise en scène Ô combien inspirée de Steve Zaillian . On louera non seulement un casting épatant (Dakota Fanning, Maurizio Lombard…) mais aussi la performance d’Andrew Scott dans le rôle de Ripley, qui est ici au sommet de son art.
Le parti pris esthétique de tourner en noir et blanc s’impose naturellement comme si cela allait de soi. Les cadrages sont particulièrement soignés. Quant au travail sur les ombres et lumières, il transfigure les personnages et les lieux en leur donnant cette patine si propre aux film italiens des années 60, que même le carbone 14 ne saurait mieux dater.
La série nous fait visiter des lieux iconiques de l’Italie allant de la côte Amalfitaine avec son typique village d’Atrani en passant par une Rome filmée en de somptueux clichés et enfin nous dévoile une Venise idyllique.
J’avais en mémoire la version de René Clément (« Plein soleil ») dont les ressorts de l’intrigue fonctionnaient parfaitement grâce à la séduction irrésistible qu’exerçait alors Alain Delon sur tous les protagonistes ; Ici c’est là, peut être que le bât blesse, car Andrew Scott n’a pas nécessairement le charme pour envouter ses victimes. Non seulement il parait un peu fade mais aussi bien trop antipathique pour être susceptible de convaincre ne serait-ce qu’une seconde son ami de ne pas le foutre à la porte avec perte et fracas. Du coup le début de l’histoire a du mal à convaincre d’autant plus que Tom Ripley par moments joue le plus sérieusement du monde les branquignols tel un personnage typique de « Fargo » …Mais au moins « Fargo » jouait la carte de la comédie… Mais peu importe cette petite faiblesse, Regardez cette série pour sa mise en scène virtuose qui rend un vibrant hommage aux Fellini, Antonioni et autres Bolognini, voire Losey (Eva)…, mais également son formalisme esthétique, sa beauté académique et bien sûr le plaisir de retrouver enfin des acteurs dignes de ce nom.
Car oui, quand bien même Andrew Scott (Ripley) joue parfois les balourds, il n’en demeure pas moins qu’il compose ici un personnage trouble et fascinant, transcendé par la magie du noir et blanc et conforte sa place parmi les plus grands. Cette série proche du chef d’œuvre restera dans les mémoires et trouvera une place méritée à côté de ses illustres prédécesseurs. NB. Le peintre Le Caravage sera tel le Charon sur le Styx, celui qui conduira Ripley vers son sombre destin.
Photographie d'une qualité extraordinaire, servie par une réalisation en totale maitrise de son sujet. Les acteurs sont tous très subtils et joué avec la retenue qui colle à l'ensemble. Un grand soin est apporté dans le détail de ce que nous avons sous les yeux : chaque objets et usages de l'époque y sont mis en perspective d'une superbe manière. L'intrigue pourrait presque passer au second plan, mais on se prête au jeu de dupe initié par Tom.
Une belle esthétique ne suffira jamais à porter une série sur 8 épisodes. Il n'y a rien à dire sur l'aspect technique : tout est parfaitement exécuté. Néanmoins, il manque quelque chose pour que la série soit géniale. Globalement, elle est même ennuyeuse par moments et peut-être eut-il fallu penser à tenir le public en haleine plutôt que l'éblouir par la beauté de chaque plan.
La photo, l'intrigue, le rythme, le jeu d'acteur.. Tout est parfait. Je n'ai pas pu m'arrêter avant la fin des 8 épisodes. Ce n'est pas une série, juste le meilleur film de 8 heures jamais produit.
Une série remarquable, de toute beauté avec une photographie noire et blanche parfaite, le Caravage omniprésent, et un scénario époustouflant d'immoralité, pire, d'amoralité. Un chef d'oeuvre.
J'avoue ne pas comprendre l'avalanche d'avis dithyrambiques sur cette série... Alors oui, la photographie est superbe, l'ambiance sonore impeccable, les acteurs parfaits.
Mais la photographie ne fait pas un film. J'en suis à l'épisode 5, je veux aller au bout parce que je suis têtu, mais qu'est-ce que je m'ennuie !
Visuellement, c'est vraiment très léché. Trop léché. Chaque plan est calculé pour que l'image de début et l'image de fin soient parfaites. J'ai l'impression de regarder un roman photo. Et ça, pour moi, ça ne passe pas. C'est froid, c'est statique, c'est lent, c'est long...
Je mets la note moyenne, parce qu'en mettre une mauvaise me semblerait injuste. Mais pas plus.
Cette série est un bijou, les acteurs fabuleux, chaque plan superbe, le scénario béton, et cette ambiance année 40/50 quel régal, un vrai coup de coeur
On ne va pas revenir sur le noir et blanc... Ce qui me marque dans cette série, c'est de voir à quel point c'est difficile de tuer un homme. À vous en décourager...
mais que c'est ennuyeux. Ai du remettre 2 fois l'épisode 1 car endormi. c'est d'une lenteur....(bruit de bâillement). au début, par moment, je pensais à un vieux film muet. je suis arrivé au 3. je craque. comprend pas cet engouement
Excellente série à regarder! L'atmosphère italienne, les plans caméra magnifiques, le noir et blanc avec une qualité de photographie optimale, les acteurs très classe, l'histoire contenant juste ce qu'il faut de suspense, c'est juste WAOUH! Je me suis régalée du début à la fin. spoiler: On s'attend jusqu'au bout à ce que Thomas Ripley soit arrêté mais finalement la fin est tout à fait différente. Vite une deuxième saison!
comment la recherche permanente de la belle image (noir et blanc, cadrages sophistiqués) peut tuer une série et flinguer le visionnage de l'histoire et des décors sublime côte italienne privée de couleurs et de lumière
Découverte du personnage de Tom Ripley pour ma part, un anti-héros froid et antipathique, remarquablement interprété par Andrew Scott. Regard froid, absence totale d'empathie, narcissisme, le tout mis en exergue par un noir et blanc sublime. Le scénario ne nous épargne pas quelques longueurs, quelques épisodes sont extrêmement répétitifs, mais la mise en image est quasi parfaite, et mérite à elle seule un visionnage.
Belle série, tant par son esthétisme que par son scénario bien ficelé, la réalisation permet à cette série de sortir des sentiers battus, l'acteur jouant Ripley est parfait dans son rôle.
Excellent... Une sorte de thriller Hitchcockien à l ancienne... Une photographie et une mise en scène exceptionnelle... Chaque plan est une nature morte esthétiquement sublime... Malgré des longueurs, la série parvient à nous tenir en haleine jusqu'à la fin... Une histoire et un scénario vraiment bien ficelés, mais possible qu'à une époque où internet n'existait pas... Un début assez lent voir ennuyeux, mais à partir du 3 ème épisode on ne peut plus décrocher... La série exploite le concept de l usurpation d identité à la perfection... Petit bémol : j'aurais aimé la même histoire mais à l époque des nouvelles technologies et des réseaux sociaux etc...