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Nicolas Becue
7 abonnés
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Critique de la série
5,0
Publiée le 1 mai 2024
Autant j'ai eu énormément de mal avec le premier épisode, que j'ai trouvé assez glauque, et finalement j'avais un peu peur de la suite....
Et puis, c'est un véritable chef d'oeuvre qui s'est révélé ! Des rebondissement, une histoire très cru, très poignante, des acteurs tout simplement excellent, très juste.
Ce genre de série ou tu n'arrives pas à pleinement détester un personnage, ou chaque personne est relativement complexe.
Et que dire... lorsqu'on apprend que le réalisateur, est aussi l'acteur, est aussi celui qui a vécu toute cette histoire absolument folle... Ça rend le tout encore plus poignant.
Bravo, et merci pour cette nouvelle merveille sur Netflix ! (qui en avait bien besoin avec des dernières sorties plus médiocres les unes que les autres).
C'est pas mal mais sans plus. La série est perturbante parce qu'elle nous fait remmetre en question sur la frontière entre le consentement et le non consentement qui est difficile à établir. spoiler: Ça parle de la vie d'un barman/comédien complètement à la ramasse, qui rencontre une taré, mais qui finit par prendre conscience de ses traumatisme apres un "viol"
Ce qui nous a terrifié : l'orthographe des messages. À chaque carton noir, nos yeux ont pleuré des larmes de sang (on devrait attacher les mains de cette dame dans son dos, certes pour qu'elle n'aille plus harceler quiconque, mais surtout pour qu'elle n'écrive plus jamais un mot de sa vie, pitié pour ceux qui lisent). Mon petit renne (à ne pas confondre avec Mon Petit Poney : deux salles, deux ambiances) est une mini-série adaptée du spectacle de Richard Gadd, qui revient sur son expérience d'homme harcelé par une femme qui est loin d'en être à son coup d'essai... Ici, Richard Gadd est réalisateur, scénariste mais aussi acteur principal de sa propre mini-série, ce qui explique d'emblée ce rôle tenu par un acteur qui a donc dix à quinze ans de trop (selon le temps narratif / flashbacks), et nous alerte évidemment sur la véracité du récit, n'ayant que son point de vue. Ceci dit, là où la série nous a très agréablement surpris, c'est lorsqu'on comprend vite que Richard n'essaie pas de se victimiser, de rejeter l'entièreté de la faute sur la maboule qui l'a harcelé, puisqu'il montre très rapidement des signes éloquents du syndrome du martyr, celui qui revient inlassablement, irrésistiblement, vers son bourreau, car cela lui procure un sentiment d'exister. Le voici donc qui avoue fréquemment qu'il a laissé la situation empirer, et a parfois saboté ses propres tentatives pour s'en sortir, une honnêteté qui, couplée à tous les messages (atrocement écrits) qui ont l'air d'être authentiques, nous renseignent suffisamment sur l'affaire pour s'en faire un avis. Dans le rôle de la frappadingue, Jessica Gunning crève l'écran, terrifie, dégoûte, fait quelques fois pitié, et justifie à elle seule de regarder la série, tant elle s'en dégage à chaque scène ! On est moins emballé par l'épisode 4 qui se passe de sa présence, au profit d'une sous-intrigue un peu voyeuriste (les plans sont clinquants) sur la relation biscornue entre Richard et un scénariste qui devait l'aider dans le showbiz... On revient en boucle sur les mêmes scènes de drogues et d'abus sexuels (clairement : ne mettez pas ça en présence d'un public non averti), et on perd un peu de vue la série. On ne doute pas non plus qu'une bonne partie des faits sont de la dramatisation habituelle pour les besoins du récit, mais on se laisse facilement embarquer dans cette mini-série qui présente une relation ultra toxique entre un homme qui a un penchant pour la martyrisation et une femme qui n'attendait que de tomber sur cette proie parfaite à harceler, avec deux excellents acteurs en tête d'affiche, un rythme soutenu, et un temps de visionnage pour une fois qui n'abuse pas de la patience du spectateur (7 épisodes de 30/40 min). On est maintenant assez étonné par l'audace de la vraie "Martha" qui fait la tournée des talk-shows américains pour obtenir de la célébrité à partir de cette série qui est pourtant très claire sur son comportement monstrueux... C'est assez immoral, non ? Un peu comme son niveau en orthographe, c'est un véritable scandale.
"Mon petit renne" ("Baby Reindeer"), la mini-série inspirée de l'histoire vraie de l'humoriste Richard Gadd, offre une plongée captivante et dérangeante sur les relations humaines et des troubles psychiatriques. En sept épisodes, cette production Netflix explore de manière nuancée et émouvante le récit d'une obsession malsaine qui transforme la vie d’une personne en un cauchemar oppressant. Au-delà de son intrigue poignante, "Mon petit renne" soulève des questions essentielles sur les limites de l'admiration et réussit à mettre en lumière la complexité à nous sensibiliser sur les maladies mentales, sans jamais tomber dans la stigmatisation au travers de ses personnages. En définitive, cette série offre bien plus qu'un simple divertissement, elle invite à une véritable réflexion sur le thème qu’elle tente de défendre. - 15/20 Critique sur Mon petit renne (saison 1) Vue le 20.04.2024 sur Netflix
Une saison (2024, soit 7 épisodes). Série terminée. Un humoriste en herbe, à la personnalité fragile, noue une relation toxique avec une femme envahissante. Le créateur de cette série britannique, qui est également l’acteur principal, retrace des évènements douloureux ayant marqué sa propre vie. Il s’agit d’une mise à nu complète en forme de quête thérapeutique. En effet, le récit décortique uniquement le point de vue de la victime et tente d’expliquer les raisons qui l’on conduit à subir ce harcèlement moral. Au-delà de cette situation glauque, l’histoire aborde également le sujet des violences sexuelles. Cette accumulation de traumatismes, à chaque fois vécus avec une résilience passive, crée un climat malaisant dans lequel on ne s’attache à aucun personnage. Le caractère irrationnel des comportements finit par désarçonner le spectateur. Bref, une série dont le propos relève trop de l’expérience personnelle et intime de son auteur.
Série, très bizarre. On essaye de nous vendre, une avocate dépressive qui se met à harceler le petit serveur acteur du coin.. Plus les épisodes se déroule plus On se demande si ce n’est pas lui le plus fou. je trouve cette série très malsaine et très irrespectueuse en particulier, sur les scènes de viol et l’acteur principal qui retourne tout guilleret voir son violeur !!! je pense que c’est le summum
Je ne me souviens pas la dernière fois qu’une série m’a procuré un tel effet… Tout semblait parfaitement orchestré, rien n’était laissé au hasard. Dans un esprit mélangeant, drame, thriller, comédie voire même gore, cette manie-série de seulement sept épisodes ne risque pas de passer inaperçu. Le jeu des acteurs est impressionnant (je n’avais pas vu de telles performances depuis un long moment) et la mise en scène est d’une intelligence remarquable. Ce qui est pour moi le plus sublime dans cette série est que même les erreurs que l’on pourrait noter (quelques longueurs, des plans assez étranges…) ne desservent en aucun le film et deux cas se présentent alors : soit le réalisateur a volontairement joué dessus, soit non, mais que cela soit l’un ou l’autre, cela renforce les émotions que ce dernier souhaite nous transmettre. Tout au long des 7 épisodes, on se sent happé par l’histoire, animé par cette volonté malsaine de savoir la suite. Pourtant, nous ressentons au fond de nous cette gêne, d’être « en trop », de ne pas être censés se trouver ici, dans cette intimité dérangeante. Tout part d’un simple thé, servi dans un pub londonien… à cette action si banale en découlera une histoire tant passionnante qu’horrible, mettant en scène toute la psychologie des deux personnages centraux : l’harcelé et la harceleuse. Ce qui rend cette série encore plus captivante, c’est le fait que l’histoire vraie dont elle est tirée n’est pas la seule inspiration de cette série : la réelle victime joue ici son propre rôle, en tant qu’acteur, scénariste et producteur. Si l’histoire raconte cette spirale infernale dans laquelle s’enferme ce jeune « humoriste quand les gens rigolent et artiste quand les gens ne rigole pas », nous spectateurs, sommes entrainés avec lui dans notre propre addiction, ne pouvant décrocher de chaque épisodes qui se suivent tel un véritable voyage cinématographique. La mise en scène chirurgicale permet alors de mettre en lumière toute la violence, tant psychologique que physique, que peut vivre une victime. En regardant ces sept épisodes, j’ai pris une véritable « claque », ne m’attendant pas à être autant éviscéré d’émotions, choqué, dérangé profondément, mais surtout impressionné de ces scènes glauques jouées mais pourtant si réelles… Pour etre honnête, cette manie-série est inclassifiable, et je ne pourrai la recommander à des personnes sensibles, car certaines scènes sont d’une profonde noirceur et pourraient véritablement perturber. Toutefois, malgré cela, je ne peux que recommander cette série, qui m’a réellement bouleversé.
Série passionnante de bout en bout .Le sujet de l’érotomanie a déjà été traité plusieurs fois .Cette histoire est originale par l’ambiguïté du personnage principal ,le harcelé qui finit par se complaire dans son harcèlement.
On me l’avait fortement conseillé, je n’ai pas regretté. Tiré de l’histoire vraie de Richard Gadd, le scénariste et acteur principal, voilà un récit qui fait froid dans le dos. Et l’on se dit que la réalité dépasse parfois la fiction. On peut s’interroger fortement ici sur les raisons d’un harcèlement, mental et physique. Tant l’on se demande si les torts ne sont pas parfois un peu partagés (je trouve ici…il ne fait pas grand chose pour se sortir de la situation, ou alors bien trop tard quand le mal est fait). La manipulation pouvant mener à une perte totale de son propre jugement et de sa propre incapacité à se sortir des griffes d’une relation toxique (le héros en subit même deux ici). Le tout est parfaitement écrit et mis en scène, et joué impeccablement. Outre l’auteur dans son propre rôle, Jessica Gunning est absolument géniale et effrayante dans le rôle de la harceleuse. Bref, une série totalement maitrisée et réussie qui fait froid dans le dos. Une vraie série d’horreur en fait. Une excellente surprise.
Harcèlement, viol, dépression… "Mon petit renne" aborde frontalement des sujets difficiles. Si elle n’est jamais loin de sombrer dans un voyeurisme malsain, c’est une série forte, avec des personnages complexes, qui n’hésite pas à bousculer le spectateur.
Série qui prend car tirée d'une histoire vraie, on passe par toutes les émotions et car les personnages ne sont pas figés dans un role mais empreints de compléxité.
Je comprends que les spectateurs se soient emballés avec cette série britannique surprise totalement inattendue. Déjà on a beaucoup d’éléments accrocheurs ici avec un scénario original et tiré de faits réels et qui prend bien plus d’ampleur lorsque l’on sait que le personnage central est joué par le réalisateur qui est également à l’origine du scénario, il y relate donc sa propre expérience. Entre gêne et violence psychologique, on s’enfonce dans le n’importe quoi avec les personnages, ces derniers n’étant d’ailleurs pas spécialement attachants. C’est également un point fort, le réalisateur n’est pas du tout complaisant avec lui-même, n’hésitant pas à mette le doigt sur les décisions ambiguës de son « personnage ». Il est vrai que les portraits psychologiques des personnages sont intéressants et que les thèmes abordés le sont frontalement, ce n’est d’ailleurs pas toujours agréable à voir mais sans doute nécessaire. Par chance les épisodes sont courts et s’enchaînent très bien même si l’on aurait probablement pu en économiser un. Mon Petit Renne est une bonne série, assez choquante en soit et qui a le mérite de pousser ses réflexions assez loin, on lui pardonnera donc volontiers les quelques errances çà et là.
Dépourvue de manichéisme malgré l'implication du protagoniste de ce fait divers inquiétant, la série met en évidence l'impact des traumatismes sur le comportement des individus tout en présentant une narration habile dont les analepses permettent d'éclairer le présent de ce duo à la fois fascinant et malsain, le harcelé utilisant parfois à son profit l'instabilité mentale de sa harceleuse. Dénonçant l'incompétence ou l'impuissance des services judiciaires, les épisodes illustrent aussi la différence de traitement entre homme et femme face à des violences morales ou sexuelles tout en soulignant la cruauté des rêves d'artiste confrontés à la réalité de ce milieu impitoyable et même perverti. Une proposition audacieuse et qualitative!