Il y a des séries qui vous marquent pour la vie, celle-ci en fait partie. Excellente à tous points de vue. D'abord la performance de Michel Serrault, il personnifie un grand compositeur français d'origine allemande, d'où le petit accent.
Cette série, c'est aussi bien l'histoire de sa vie (on ne dit pas encore biopic, heureusement) et surtout celle de son œuvre. Ses difficultés à monter ses opéra-comiques ou opérettes. Donc pour les connaître, la série est idéale. C'est du champagne du début à la fin, si j'ose la comparaison. ça pétille, ça chante, ça danse.
Comme toujours dans ce que je peux apprécier, il y a toujours l'aspect historique. ici, c'est aussi un éclairage sur le Second Empire et certains de ses membres les plus célèbres. Ce n'est pas sans intérêt. Sans que ce soit au centre du sujet, est évoqué l'exposition universelle de 1867, qui fait de Paris, le centre du Monde, au moment où est monté l'opérette "la Grande-Duchesse de Gérolstein".
Bizarre pour certains que la gamine que j'étais, s'intéressait à Offenbach et non à la musique de mon époque. Mais je faisais les deux; Il faut toujours s'intéresser à tout et apprendre des choses nouvelles ! C'est ma devise.
Il y a toute une série d'acteurs dans ces six épisodes, mais je retiens M. Serrault. C'était la première fois que je le voyais à l'écran. Je n'avais pas encore exploré sa filmographie. J'ai appris depuis qu'au moment où il tournait cette série, il a vécu le drame de sa vie, la mort d'une de ses filles. La journée, il jouait Offenbach et le soir, la Cage aux folles. Comme on dit : "le spectacle continue". Le grand écart entre les deux rôles joués dans une journée, l'a sans doute permis de tenir le coup.